Trois ans de recherche sur cet aviateur de guerre qui a perdu la vie dans un bête accident d’avion le 21 octobre 1947 à Windsor Mills.
Trois ans de recherche sur Eugène Gagnon, un pilote de Mosquito de l’escadrille 23 de la RAF.
Un petit Canadien français, un petit gars de Bromptonville qui n’a même pas une cabane à sucre en son nom… Un héros oublié de Bromptonville une ville qui n’existe plus depuis son annexion à la ville de Sherbrooke.
Une escadrille de la RAF qui elle aussi était presque inconnue basée près du petit village de Little Snoring en Angleterre. Escadrille peu connue avant que je commence à écrire un blogue spécialement dédié à cette escadrille en 2010 afin de rejoindre le plus de descendants de ces aviateurs de guerre, pilotes et navigateurs.
Le 23 Squadron protégeait les bombardiers du Bomber Command qui survolaient de nuit l’Allemagne comme les Halifax de l’escadrille Alouette.
Trente-trois missions, la majorité de nuit, à une vitesse frôlant les 600 km à l’heure à une altitude de 200 à 300 mètres.
On devrait s’en souvenir non…
Jamais blessés, mais frôlant la mort à chaque instant. Le Mosquito n’était pas facile à piloter au décollage comme à l’atterrissage.
collection Lisa Sharp
Un équipage: un pilote et son navigateur. Un navigateur dont je n’avais que le nom: R.C. Harris en 2010 et encore je n’étais pas certain.
Une recherche qui porte fruits maintenant que j’ai retrouvé le fils de ce navigateur qui va numériser tout le précieux logbook de son père.
Tout ça pour rendre hommage à son père décédé en 1967 d’un arrêt cardiaque.
Eugène a dû être content de revoir son équipier après 22 d’attente… La dernière fois qu’ils se sont vus fut lors de la prise de cette photo en juillet 1945.
On devrait se souvenir de ces aviateurs de guerre… décorés de la DFC.























