Eugène Gagnon 1921-1947

Pierre Lagacé:

Écrit le 30 mars 2010…

Depuis il a coulé beaucoup d’eau sous le pont de Bromptonville.

Originally posted on Souvenirs de guerre:

Vous en connaissez beaucoup des pilotes canadiens-français de Mosquitos ?

Voici des documents que Marcel Bergeron m’a montrés quand je suis allé le voir.

1940


article de la Tribune

On transporte Eugène

la carcasse du Seabee

On transporte les blessés

Deux sauveteurs

J’ai apporté un dossier complet sur son héros de jeunesse et je lui ai montré cette photo prise à Paulson au Manitoba.

Eugène faisait partie de l’équipe de hockey.

Cela n’a pas surpris Marcel…

Dans la première rangée, Eugène est le 3e à gauche et Marcel est le 4e…


Dans la première rangée, Marcel est le 3e et Eugène est le 2e à droite…

Marcel m’a dit en plus qu’Eugène avait aussi pratiqué avec le Canadien de Montréal en 1940.

Je me demande si on ne pourrait pas nommer une école en son nom ?

Nous avons tellement besoin de héros…


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Le petit Pierre

Le petit Pierre a quitté ce monde le 14 février 2010.

Pierre, Jacques et Jean

Il a apporté avec lui ses souvenirs de guerre.

Il n’est pas le seul à avoir caché ses souvenirs de guerre. Souvent des lecteurs et des lectrices me disent la même chose de leur père, leur oncle ou leur grand-père.

C’est pour eux que j’écris tant depuis.

Si on croit à la réincarnation (je n’y crois pas), j’ai dû m’endormir sur les plages de Dieppe le 19 août 1942.

Scène du débarquement de Dieppe.Année: 1942. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Canada Wide. Référence: Canada Wide.

Scène du débarquement de Dieppe.Année: 1942. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Canada Wide. Référence: Canada Wide.

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En reprise – HMCS Athabaskan, 29 avril 1944 – Prologue

Note

Écrit en 2009, suite à la rencontre avec le petit Pierre.

Pierre, Jacques et Jean

Voici l’histoire du naufrage de l’Athabaskan.

L’oncle de ma femme a été chauffeur à bord du destroyer Athabaskan et travaillait dans la salle des machines.

Le premier navire qui porta le nom d’Athabaskan fut lancé le 8 novembre 1941 et entra en service en 1943.

athabaskan1-1

Vers la fin d’août 1943, en tant que navire commandant un groupe de destroyers patrouillant dans le golfe de Gascogne, l’Athabaskan fut endommagé par un missile aérien lancé par un des bombardiers allemands qui attaquaient simultanément.

L’Athabaskan retourna au port par ses propres moyens bien qu’une de ses chaudières et deux réservoirs à carburant aient été inondés.

En février 1944, l’Athabaskan, le Huron et l’Haida rejoignirent la 10e flottille de destroyers basée à Plymouth en Angleterre.

Pendant une patrouille dans la Manche dans la nuit du 29 avril, l’Athabaskan et l’Haida rencontrèrent des destroyers ennemis de la classe Elbing.

2009-08-19 T_35

Des salves répétés de canons touchèrent les navires ennemis et un des destroyers ennemis s’échoua. Pendant la bataille l’Athabaskan fut torpillé et coula.

Le commandant, dix de ses officiers et 100 hommes d’équipage perdirent la vie; cinq officiers et 80 hommes d’équipage furent faits prisonniers. Un officier et 45 marins furent sauvés par l’Haida et revinrent en Angleterre.

J’ai trouvé le récit de la bataille sur Internet.

Si vous avez des souvenirs de guerre de vos ancêtres que vous souhaitez partager, vous pouvez m’écrire ici…

Souvenirs de guerre

Des souvenirs de guerre, il en restera de moins en moins, car les vétérans (je sais que c’est un anglicisme…) s’éteignent un à un.

J’ai eu la chance d’en rencontrer plusieurs et d’écrire sur eux. Le tout a commencé par Pierre Bachant, l’oncle de ma femme.

Pierre, Jacques et Jean

C’est le ti-gars à gauche.

Tout un numéro que le petit Pierre.

J’ai compris que la guerre l’avait marqué, mais il ne l’avait jamais laissé paraître sauf une fois, un après-midi du mois de juillet 2009. On parlait de Jean, le ti-gars à droite, blessé en 1944 sur les plages de Normandie. Finalement, il n’aurait pas été blessé sur les plages mais après. Il était dans les Fusiliers Mont-Royal.

Pierre les appelait les Fous alliés…

Tout un numéro ce ti-gars à gauche.

Puis la bombe à retardement est tombé. Il était dans la salle des machines de l’Athabaskan.

Athabaskan touche 1

Puis je me suis mis à écrire…

October 14, 1944

Pierre Lagacé:

Un blogue intéressant à partir du journal d’un mitrailleur américain stationné dans le Pacifique. Extrêmement bien fait.

Originally posted on Wayne's Journal:

Saturday

Took off at 5:45 am on a photoreconnaissance mission over Ambon, Ceram Sea.1 Nice day, five hours of combat time. We drew fire, heavy and close, about 20 minutes. Came back dead tired as usual. Taking pictures is no cinch, especially out of an open hatch with, open escape hatch just above and alternating from one to another. That slipstream is really rough at 240 mph.2

One of the boys that came over with me is a hero, another died and another has a broken leg. The water landing made in the dead of night. The navigator was killed when the top turret fell on him. The tail gunner, Dick Joyce, was also killed. Red Sutton, engineer, a broken leg, he was behind the pilots seat. Nick LoPresti pulled him out when they ditched the ship and paddled to shore with him in the rubber raft. Lt…

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Gyles Raymond Dyelle de l’escadrille 405 Eagle de la RCAF

Pierre Lagacé:

Un long silence…

Originally posted on RCAF 425 Les Alouettes:

Qui se souvient de Gyles Raymond Dyelle?

Le Mémorial virtuel de guerre canadien.

Source

In memory of
Pilot Officer
Gyles Raymond Dyelle
September 12, 1944

Military Service:

Service Number: /90962
Age: 21
Force: Air Force
Unit: Royal Canadian Air Force
Division: 405 Sqdn.

2036332_1

Photo of Gyles Raymond Dyelle
Submitted for the project, Operation: Picture Me

Monsieur Corbeil n’aime pas que je parle de lui sur mes blogues. Seulement de ses frères d’armes.

Lundi dernier, lors de notre 25e rencontre (en fait j’ai arrêté de compter…), on a parlé de cette photo qu’il avait dans sa collection.

MacDonald Manitoba No. 3 B & G only gunner to come back alive after the war

No. 3 B&G School, MacDonald, Manitoba (Jean-Paul Corbeil est à gauche)

Je lui ai raconté que j’avais parlé de lui à Allan Todd, un autre aviateur que j’ai rencontré le mois dernier. Cet aviateur, un navigateur du 427 Squadron, avait lui aussi une belle collection de photos prises durant la guerre, assez de photos…

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Maurice Marcoux, pilote de Typhoon

Je relis à l’occasion mes billets sur Souvenirs de guerre.

Un m’a frappé. Il est écrit e 2012.

Maurice Marcoux ne dit pas dans ses souvenirs de guerre le danger de telles missions sur Hawker Typhoon.

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Une brute à piloter…

 

J’ai été pilote sur les [aéronefs] Fairey Battle, les Tiger Moth, les Harvard et les Yale; le Yale était un avion français. J’ai été pilote de toutes sortes d’avions. On me disait, prend cet avion et va le conduire à tel endroit. J’ai fait ça pendant sept, huit mois. On m’a ensuite envoyé de l’autre côté [en Angleterre]. De l’autre côté, on commençait sur le [Miles] Master, un avion d’un moteur. Après cinq ou six semaines on m’a envoyé à l’escadrille anglaise 245. On était sur les Hurricane. On faisait le quart de nuit. Je me demandais pour quelle raison. J’étais stationné en Écosse. On montait à dix mille pieds et on voyait que les Allemands étaient à douze mille [pieds] et on n’était pas capable de monter plus haut. Quand on revenait et qu’il manquait un ou deux avions, ils ne disaient jamais que c’était l’aviation qui les avait descendus. Ils disaient une chance qu’on a l’aviation. Les gens aimaient bien ça.

Après 1942, ils ont introduit les Typhoon car les Hurricane ne faisaient pas le travail. Juste avant l’invasion, ils nous ont demandé d’aller bombarder. Aller bombarder de façon stratégique. J’ai fait deux voyages pendant D-Day [le Débarquement du 6 juin 1944, en Normandie] Il y a une chose qu’on faisait, les deux escadrilles et peut-être plus. Ils nous demandaient si on voulait aller à Paris. Quand les nuages étaient à 500 pieds – on était plus bas – quand il ne faisait pas beau, on partait à deux avions et ils ne nous voyaient pas arriver. On faisait des attaques dans les gares de triage de chemins de fer environ une fois par mois. On faisait exploser toutes sortes de marchandises avec nos bombes et nos canons.

Je suis allé à Caen. On a été là pour quelques mois. Ensuite nous sommes allés à Bruxelles. J’ai fini mon service à Eindhoven en Hollande. J’ai fait 125 envolées sur le Typhoon. À la fin j’aimais vraiment ça. Il fallait s’habituer mais j’ai fait 1500 heures de vol sur le Typhoon et c’est là que j’aimais l’avion. C’est un avion dont on devait être le boss [patron]. On tirait nos bombes, envoyait nos bombes et on faisait des sauts en piqué. On commençait à quatorze mille pieds et on voyait l’objectif à faire et on descendait un après l’autre. Ils nous ont demandé – et on a eu de la misère avec cela – d’accrocher les ponts. J’étais en charge. Je me suis dit, pourquoi descendre en plein milieu ? Nous devrions les attaquer de côté. L’armée demandait régulièrement aux Typhoon d’attaquer les tanks à des endroits précis. On partait et on allait bombarder ça. L’armée nous a beaucoup aimés.

 

Source

 

Un autre souvenir de guerre…

One mission was, I think it was a three-day mission, at there – Portsmouth, on the south coast [England], before our boys are in the squadron.  We were asked to fly low.  All the ships around Portsmouth are waiting for D-Day [6 June 1944], and we were to fly low and give the gunners practice in firing.  And, we did that for three days and it was wonderful, because we were doing a lot of low flying then.

The Typhoon was a very, very good aircraft, very fast aircraft, and it had four cannons.  And we carried a thousand-pound bomb under each wing in most operations, and it was all mostly dive bombing.  And, we were dive bombing the German troops, and things like that.  They gave us times to go out after… and, I joined the [No. 438] Squadron about ten days after D-Day in France.

We had a special way to attack, which we would be flying about 8,000 feet.  Never, never any higher.  It was always about 8,000 feet, and, when we were ready to make our attack, we’d make a wing over, and down we’d go and do a dive bomb, and release the bombs, and, also fire – if there was enemy firing at us, we would fire our guns as well.  And, when the bombs were released, we would pull up, and back we’d go to the [aero]drome.

The worst time I had is one day this one fellow said he’d never flown with me, he would like to fly with me, and I said, “Well, I need you to squadron today, and you can be my number two.”  So we went to the target.  I went down and I did a dive bomb and then let my bombs go and then when I’m going up, I watched him go down, and his aircraft exploded, and we lost him right there and I felt pretty bad about that because he was a pretty close friend.  And, he was killed and I still don’t know what happened – the bombs went off and boom.

Four of us were coming back from a mission and there’s eight Me 109s,* came up, and we never saw them, and they came up behind us, and never saw them at all.  And, finally just before the range of fire, one of the other fellows saw them, and they shot one of our guys down, and the three of us all ran away.  And, it was our only experience with the Germans.

*Messerschmitt Bf 109 German fighter aircraft

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