Souvenirs de guerre

Souvenons-nous

Eugène Gagnon, 1921-1947

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Je vous dirai demain comment j’ai trouvé la photo du Lieutenant d’aviation Eugène Gagnon.

Aujourd’hui, je vous traduis le texte anglais que j’ai mis hier…

Eugène Gagnon DFC

GAGNON, F/L Joseph Achille Eugene (J27002) -

Distinguished Flying Cross – Escadrille no 23  -
Décoration effective le 22 mai 1945 tel qu’indiqué dans le London Gazette de cette date et AFRO 1147/45 en date du 13 juillet 1945.

Né en 1921; domicile Bromptonville, Québec. S’est enrôlé à Montréal le 7 février 1941. Entré en service en 1942. Entraînement au No.1 ITS (Initial Training School), il a gradué le 3 juillet 1941, No.10 EFTS (Elementary Flying Training School), il a gradué le 21 janvier 1942 et  No.6 SFTS  (Service Flying Training
School) a gradué le 24 avril 1942.

Il a rejoint son escadrille en décembre 1944. Cet officier a complété beaucoup de sorties contre une variété de cibles.  Sa détermination a été remarquable et ses attaques continuelles de locomotives ennemis, de wagons et de camions de transport ont été des plus réussies.  Lors d’une nuit en mars 1945, il lui avait confié la mission de mouiller des mines dans une partie de la rivière Elbe.  À l’aller, le moteur droit connut des ennuis, mais malgré cela le pilote continua sa mission face à des tirs nourris de la D.C.A. allemande.  Lors du retour, le moteur droit arrêta complètement de fonctionnner.  Comme le pilote ne pouvait maintenir de l’altitude, l’avion a dû voler à 400 pieds au-dessus du sol, le rendant ainsi extrêmement difficile à contrôler.  Démontrant son brio comme pilote et sa détermination, le Lieutenant d’aviation Gagnon a réussi à atterrir à sa base sans aucune blessure à l’équipage et quelques dommages mineures à l’appareil.  Son sens du devoir a été tout à fait digne de mention.

Squadron 23


L’escadrille no 23 a été crée à Fort Grange à Gosport le 1 septembre 1915 sous le commandement d’un des pilotes en service de la RAF le plus expérimenté le captain Louis Strange. Après une brève période pour tenter d’enrayer les vols des Zeppelins allemands au-dessus de Londres, l’escadrille déménagea en France avec ses avions FE2B initialement dans des missions d’escorte.

FE2B

À partir du début de 1917, l’escadrille reçut des avions monoplaces Spad  et purent ainsi les utiliser dans des patrouilles offensive.

Spad

À la fin de la Grande Guerre, l’escadrille se convertit sur des Dolphins et vola sur ces appareils jusqu’à ce que l’escadrille fut dissoute à la fin de 1919.


Dolphin

Le 1 juillet 1925, l’escadrille no 23 fut recrée à Henlow sur des avions Snipes, mais rapidement ceux-ci furent remplacés par des Gloster Gamecocks.

Sopwith Snipe

En 1931, l’escadrille eut comme tâche de faire des essais sur le nouvel avion biplace Hawker Hart, pour ensuite prendre possession de la version finale connu sous le nom de Demon en 1933.

Hawker Hart


Hawker Demon

Ce n’est que vers la fin de 1938 que l’escadrille reçut des Blenheims des avions monoplans. Alors qu’ils étaient basés à Wittering, ceux-ci furent utilisés comme chasseurs de nuit au tout début de la Deuxième Guerre Mondiale .

Blenheim

En 1941, des avion Havocs remplacèrent les Blenheims et les Havocs furent utilisés avec succès dans un rôle d’intrus jusqu’à ce qu’ils soient remplacés par le Mosquito au milieu de 1942. À la fin de cette année, l’escadrille déménagea à Malte pour soutenir les opérations alliés dans la Méditerrannée avant de retourner au Royaume-Uni en 1944.


Havoc

C’est en septembre 1945 que l’escadrille fut dissoute avant de redevenir opérationnelle l’année suivante à Wittering sur des chasseurs de nuit Mosquito…

L’escadrille fut officiellement dissoute le 2 octobre 2009.

Maintenant, si vous avez remarqué, le nom de la ville où Eugène Gagnon est né n’est plus la même.

On avait Boomtonville au Québec dans le site que j’avais consulté.

Cette ville n’existe pas.

J’ai trouvé la bonne ville en fouillant sur Google.

J’ai trouvé plein d’autres choses et je vous dirai demain ce que j’ai trouvé.


Rédigé par Pierre Lagacé

10 février 2010 à 1 01 21 0221

Publié dans Eugène Gagnon DFC

Voici ce que j’en pense…

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Note :

Cette histoire commence par l’article d’hier…

Cliquez ici pour la lire.

Voici la suite…

On est vendredi soir dernier…

Ma réponse n’a pas tardé, car je savais où regarder grâce à Danielle, la fille du Lieutenant d’aviation Brassard.

Bonsoir Gilles,

Voici l’info que je viens tout juste de trouver à l’instant sur ce site…

GAGNON, F/L Joseph Achille Eugene (J27002) –

Distinguished Flying Cross* – No.23 Squadron -
Award effective 22 May 1945 as per London Gazette of that date and AFRO 1147/45 dated 13 July 1945.
Born 1921; home in Boomtonville, Quebec. Enlisted Montreal 7 February 1941. Commissioned 1942. Trained at No.1 ITS (graduated 3 July 1941), No.10 EFTS (graduated 21 January 1942) and No.6 SFTS (graduated 24 April 1942).

Since joining his squadron in December 1944, this officer has completed many sorties against a variety of targets.  His determination has been outstanding and his persistent attacks on enemy locomotives, rolling stock and road transport have been most successful.  One night in March 1945, he was detailed on a minelaying mission in a section of the Elbe River.  On the outward journey the starboard engine developed trouble but despite this he went on to accomplish his task in the face of heavy enemy fire.  On the return journey the starboard engine became completely unserviceable.  Height could not be maintained and the aircraft was forced down to 400 feet, becoming extremely difficult to control.  Displaying brilliant airmanship and determination, Flight Lieutenant Gagnon made a successful landing at base without injury to his crew and with but slight damage to the aircraft.  His devotion to duty has been most notable.

Squadron 23

No. 23 Squadron formed at Fort Grange, Gosport on 1 Sep 1915 under the command of one of the RAF’s most experienced operational pilots – Captain Louis Strange. After a brief period attempting to counter German airship flights over London, the Squadron moved to France with its FE2Bs initially employed on escort duties. By early 1917, Spad single-seaters had arrived, and were being used on offensive patrols. By the end of the War, the Squadron had converted to Dolphins, and flew these until disbanded at the end of 1919.

On 1 July 1925, No. 23 Squadron reformed at Henlow with Snipes, but these were replaced shortly after with Gloster Gamecocks. In 1931, the Squadron was tasked with carrying out trials on the new Hawker Hart two-seaters, taking the production version, known as Demons, on strength in 1933. It wasn’t until late 1938 that the squadron received its first monoplanes in the form of Blenheims, and these were used as night-fighters in the early days of World War II whilst based at Wittering. In 1941, Havocs replaced the Blenheims, and these were used with great success in the intruder role, until themselves replaced by the Mosquito in mid-1942. At the end of the year, the squadron moved to Malta in support of allied operations in the Mediterranean before returning to the UK in 1944.

In September 1945, the Squadron had disbanded, reforming a year later at Wittering with Mosquito night-fighters.

The Squadron was officially disbanded on 2 Oct 2009.

Si tu veux, je peux te faire un de ces articles… Il sera connu comme Barabbas dans la passion.

Pierre

Je vous reviens demain et je vous traduis tout, et je vous mets des photos en plus.

Rédigé par Pierre Lagacé

9 février 2010 à 2 02 33 0233

Publié dans Eugène Gagnon DFC

Qu’en penses-tu Pierre ?

avec un commentaire

Voici mon 150e article sur ce blogue…

Ce sera probablement le plus mémorable, pour la suite des événements…


Monsieur Boulanger, qui tient mordicus à ce que je l’appelle Gilles, m’a écrit ceci vendredi soir à 20 h 54 en joignant à son courriel un PDF.

Je sentais comme une urgence dans son message que voici…

Fl Lt Joseph Achille Eugene Gagnon Can J 27002

Un ami est venu me demander si on pouvait obtenir le record officiel de ce Flt Lt. Il est décédé il y a plusieurs années et la famille n’a aucun document de son passé militaire.

Le logbook aurait même été perdu alors son record n’est pas connu.


Cliquez sur les images pour les agrandir

Comme tu peux voir, il a eu la DFC, donc il a fait des opérations.

No d’escadrille inconnu.

Il aurait voler sur des Mosquitos ?

Il n’y a pas de log.

Quelqu’un aurait tout mis aux vidanges.

Il serait bon de retrouver ses traces.

Qu’en penses-tu Pierre?


Gilles

Ce que j’en pense…?

Revenez demain.

Rédigé par Pierre Lagacé

8 février 2010 à 2 02 21 0221

Peter Hessel

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J’ai trouvé sur Internet ce compte rendu du livre que j’ai acheté.


En mars 1945, Peter Hessel avait 13 ans lorsque sa ville natale Chemnitz fut victime de la guerre aérienne stratégique des Alliés. Tout comme Hambourg, Cologne ou Dresde, cette ville située dans le sud-est de l’Allemagne fut entièrement détruite.


A ce moment-là, Hessel se trouvait avec sa mère et sa sœur à Frankenberg, petite ville de garnison proche des monts métallifères. La famille y avait trouvé refuge chez des parents. 60 ans plus tard, ce lieu et cette époque devaient refaire une entrée en force dans la vie de Peter Hessel.

Dans le cadre des recherches qu’il effectuait pour écrire ses souvenirs, il tomba sur une source selon laquelle dans le contexte du bombardement aérien dévastateur de Chemnitz, un pilote canadien aurait été assassiné à Frankenberg. Il nous faut signaler que Hessel émigra en 1952 au Canada, où il y travailla comme traducteur et journaliste. Il se lança avec une grande énergie dans ses recherches qui le ramenèrent plusieurs fois dans son « ancienne patrie ». Il exposa les résultats de son travail dans un livre en anglais paru en 2005.

Sa version allemande a été présentée à la récente Foire du Livre de Leipzig.

C’est un fait que la Royal Canadian Air Force joua un grand rôle dans le « Bomber Command » placé sous le commandement du Vice Marshall Arthur T. Harris. Avec 16 escadrilles, elle constituait le plus grand groupe, et au plus fort de la guerre aérienne en 1944, elle effectua 25 000 missions. 3 500 membres d’équipage y trouvèrent la mort. Le bruit du lynchage d´un pilote canadien s’avéra la triste vérité.

Jean-Maurice d’Avril était radio à bord d’un bombardier Halifax qui participa au bombardement de Chemnitz. Touché par une batterie anti-aérienne, l’avion se crasha. Le pilote et le mécanicien de bord furent tués; le reste de l’équipage se sauva en sautant en parachute. Hesse a eu l’occasion d’interviewer l’un des survivants. Jean-Maurice fut tué par des civils allemands avant son transport dans un camp de prisonniers. Aidé par des témoins de l’époque, Hessel réussit à découvrir le nom de deux personnes qui participèrent à ce meurtre. A la fin de son livre, Hessel tire un triste bilan : ses recherches ont révélé qu´entre juillet 1944 et avril 1945, outre D’Avril, dans 44 cas, des membres des forces aériennes canadiennes furent lynchés à mort. Il reste à espérer que la recherche historique abordera bientôt ce thème.

La tombe de Jean-Maurice D’Avril se trouve d’ailleurs aujourd’hui au cimetière militaire du Commonwealth situé Heerstraße à Berlin. On peut lire dans le livre comment ce cimetière a été créé.

Demain je vous parle d’un pilote québécois oublié parmi ceux laissés dans l’ombre…

Rédigé par Pierre Lagacé

7 février 2010 à 2 02 09 0209

Jean-Charles Labrecque et Laurent Dubois

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J’avais déjà parlé de ces deux aviateurs.

Laurent Dubois est un cousin éloigné. Sa mère est une Sauvé tout comme ma mère.

J’ai trouvé la réponse sur la cause de leur mort grâce à mes recherches sur Joe Lecomte et Antoine Brassard, le père de Danielle.

Les deux aviateurs sont morts lors du décollage du Halifax de leur base.

J’ai trouvé l’information sur ce site.

[Je traduis pour vous]

F/O J. Desmarais RCAF et l’équipage, à bord du Halifax III MZ-538, nom de code KW-V, s’est écrasé peu après le décollage.

    P/O J. Blackburn RAF
    F/O J. Bernier RCAF
    P/O J. Labrecque RCAF

    P/O J. Dubois RCAF


    F/Sgt J. Paradis RCAF
    F/Sgt J. Lariviere RCAF
    P/O R. Gauthier RCAF

Tous furent tués.

Le pilote Jean-Marie Desmarais et Laurier Bernier étaient des amis personnels d’Antoine Brassard, le père de Danielle.

Danielle me l’a appris dans un courriel et m’a demandé d’ajouter ceci à mon article…

Je suis très touchée et reconnaissante d’avoir plus d’information sur les circonstances du décès de Jean-Marie Desmarais et de Laurier Bernier.

Mon père était absent de la base au moment de l’événement et il a été très marqué par leurs disparitions, les considérant comme de véritables frères d’armes.  Ils les connaissaient depuis le début de sa formation au Canada.

Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur les aviateurs Desmarais et Bernier ou sur l’escadrille 425 Alouettes.

Rédigé par Pierre Lagacé

6 février 2010 à 3 03 57 0257

Le sans-filiste Jean-Maurice D’Avril

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Jean-Maurice D’Avril est un des 9000 aviateurs canadiens tués outre-mer durant la guerre 39-45.

Sauf que…

Jean-Maurice avait sauté en parachute après que le Halifax piloté par Jean-Jacques Desbiens fut touché par la D.C.A. allemande.

Un jeune garçon allemand avait entendu parler d’un aviateur canadien fait prisonnier.

50 ans plus tard, devenu adulte, Peter Hessel partit à la recherche de cet aviateur canadien…

Voici un compte-rendu de lecture fort intéressant que j’ai trouvé ici

Peter Hessel a grandi dans l’Allemagne nazie; il était même membre de la section junior du mouvement des Jeunesses hitlériennes, connue sous le nom Jungvolk. Après la guerre, il a quitté l’Allemagne pour émigrer au Canada, où il a travaillé comme traducteur pour le gouvernement canadien; il a aussi écrit sur l’histoire canadienne et sur l’histoire des immigrants. Pendant qu’il couchait sur papier le souvenir de son expérience en Allemagne nazie, l’auteur a découvert une histoire fascinante au sujet d’un aviateur canadien inconnu, assassiné à la suite d’un raid massif de bombardement.

On trouve sur la jaquette du livre une brève description du contenu de The Mystery of Frankenberg’s Canadian Airman : « Un témoin direct d’un bombardement de terreur et sa quête de la vérité, de la justice et de la réconciliation au Canada et en Allemagne ». [TCO] Vu cette description, le lecteur pressé pourrait avoir une impression erronée de ce qu’on trouve dans l’ouvrage. Bien que l’auteur discute en effet de la moralité du bombardement des villes allemandes par les forces alliées, le livre est en grande partie une enquête détaillée sur la mort d’un aviateur qui a participé à ces raids. Le livre de Hessel, qui est soigneusement documenté, est l’histoire d’un homme cherchant à concilier les gestes de ses compatriotes d’adoption et ceux de ses compatriotes de naissance pendant les derniers mois de la guerre en Europe. Ceux qui s’intéressent à l’aviation militaire devraient prendre le temps de lire ce livre avec soin tant pour l’histoire qu’il raconte que pour ses appendices et ses notes.

The Mystery of Frankenberg’s Canadian Airman comporte deux parties : la première décrit le contexte dans lequel le meurtre de l’aviateur canadien s’est produit et comment l’auteur a pu découvrir son identité; la seconde tente de justifier la vie et la mort de l’aviateur auprès des membres de sa famille ainsi qu’auprès des survivants allemands des bombardements. Bien que l’avant-propos du livre laisse à penser qu’il s’agit d’un polar, c’est plutôt un livre où l’on cherche à expliquer ce qui s’est passé.

Le livre possède tous les éléments essentiels d’un roman-mystère de premier ordre. Aux anecdotes racontées par les intervenants au sol et dans les airs, l’auteur greffe des comptes rendus du meurtre brutal d’un prisonnier de guerre de façon à diriger rapidement le lecteur vers un point culminant. Cependant, comme je suis un lecteur habitué au rythme des romans-mystères, j’ai été déçu de découvrir, à mi-chemin, l’identité de l’aviateur inconnu. C’était comme si l’histoire avait dû se terminer là. Pourtant, l’auteur réussit avec brio à conduire ensuite son lecteur au second point culminant du livre, en lui présentant la personne qu’était l’aviateur, puis en amenant des membres de sa famille en Allemagne pour y rencontrer des survivants des bombardements.

Le livre comporte certaines petites faiblesses, qui ne diminuent toutefois pas sa qualité. L’auteur donne un compte rendu assez équilibré de l’offensive des Alliés, que les nazis ont appelée terrorangriffe (raids de terreur); cependant, certains lecteurs pourraient être gênés par le vocabulaire nuancé qu’il utilise. Par exemple, il emploie le terme monstre pour décrire le bombardier Halifax, exposé au Musée de l’aviation du Canada de Trenton. Par ailleurs, l’allégation selon laquelle on aurait assassiné des centaines d’avia-teurs alliés, allégation qui repose sur des preuves non attestées, diminue la crédibilité du livre, qui est néanmoins un ouvrage d’histoire factuelle de la meilleure encre.

Pour l’auteur de ce compte rendu, une des principales forces de The Mystery of Frankenberg’s Canadian Airman est sa capacité de donner figure humaine à une guerre de bombardements, qui, par nature, est impersonnelle. En décrivant des citoyens allemands en train de se noyer dans les eaux d’égouts qui inondent les abris souterrains de leur maison devenus de véritables tombes, l’auteur rappelle de façon saisissante les coûts humains d’une guerre où l’on ne voit habituellement pas son adversaire. Dans son appendice qui porte sur le meurtre de 25 aviateurs canadiens au cours des 10 derniers mois de la guerre, et la mention d’autres incidents non attestés, il prévient les combattants du caractère fragile de la civilisation en plein cœur de la guerre. Hessel montre les meilleurs et les pires aspects de l’Allemagne lorsqu’il raconte que des soldats allemands ont protégé des prisonniers de guerre contre des foules allemandes en furie, tandis que d’autres tournaient le dos pour laisser des nazis habillés en civil assassiner des aviateurs alliés prisonniers.

Le livre comporte des notes et des appendices détaillés qui seront utiles aux chercheurs désireux d’approfondir la question du meurtre d’autres aviateurs canadiens. Cependant, l’expérience de Peter Hessel montre qu’il serait très difficile pour un non-Allemand de retracer les événements ou d’identifier les gens et qu’une telle enquête coûte cher en temps et en argent. Quoi qu’il en soit, The Mystery of Frankenberg’s Canadian Airman se lit fort bien et est un ajout appréciable à toute bibliothèque. Cet ouvrage n’est certes pas un compte rendu majeur de la campagne de bombardement allié, mais il offre un récit hautement personnalisé au sujet d’une enquête sur un crime de guerre. Si l’on songe comment il a été assez facile à une personne déterminée de résoudre ce mystère plus de 60 ans après le déroulement des événements, le lecteur devrait peut-être se demander pourquoi il est si difficile de traduire certains criminels de guerre en justice. Enfin, j’aimerais terminer avec cette réflexion : alors que ceux qui ont participé à la guerre ne tiennent pas vraiment à aviver les plaies du passé, ceux qui étaient tout jeunes pendant la guerre cherchent, quant à eux, à y voir clair. Le besoin humain de chercher la vérité et la réconciliation est une force puissante que le temps ne réussit pas à éroder.

J’ai parlé à monsieur Boulanger de ce livre…

Il voulait l’acheter pour le lire.

Je suis allé sur Amazon. Il en restait un.

Je l’ai acheté et quand je vais le revoir, je vais lui en faire cadeau. C’est comme le retour de l’ascenseur…

Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur l’escadrille Alouettes.

Rédigé par Pierre Lagacé

5 février 2010 à 3 03 49 0249

Albert Émile Minguet

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Albert Émile Minguet était l’ingénieur à bord du Halifax piloté par Jean-Jacques Desbiens. Il trouve la mort tout comme ce dernier.

À la mémoire de
Sous-lieutenant d’aviation
ALBERT EMILE  MINGUET
décédé le 5 mars 1945


Service militaire :

Numéro matricule : J/95399
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.

Source : Mémorial virtuel de guerre canadien

Émile était le mécanicien navigant de l’appareil dont le pilote était Jean-Jacques Desbiens que l’on retrouve sur la photo). Tous les deux sont morts lors d’un raid aérien au-dessus de l’Allemagne le 5 mars 1945. Émile est le dernier à droite dans la rangée arrière et Jean-Jacques est le premier à gauche dans la rangée arrière.

Tous les autres aviateurs ont été faits prisonniers :

Le Flight Sergeant G. Tremblay
Le Flying Officer Parent
Le Flight Sergeant H. Jean Maurice D’Avril
Le Flight Sergeant G. Langevin
Le Flight Sergeant L. Lamontagne

Sauf que Jean-Maurice D’Avril a connu un sort différent des autres.

Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur l’escadrille Alouettes.

Rédigé par Pierre Lagacé

4 février 2010 à 3 03 00 0200

Lieutenant d’aviation Jean-Jacques Desbiens, 1925-1945

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Jean-Maurice d’Avril était radio à bord d’un bombardier Halifax qui participa au bombardement de Chemnitz. Touché par une batterie anti-aérienne, l’avion se crasha. Le pilote et le mécanicien de bord furent tués; le reste de l’équipage se sauva en sautant en parachute. Jean-Maurice fut tué par des civils allemands avant son transport dans un camp de prisonniers.

Le lieutenant d’aviation Jean-Jacques Desbiens était le pilote du Halifax.

À la mémoire de
Lieutenant d’aviation
JEAN JACQUES ADRIEN  DESBIENS
décédé le 5 mars 1945

Service militaire :

Numéro matricule : J/89658

Âge : 20

Force : Aviation militaire

Unité :  Aviation royale du Canada

Division : 425 Sqdn.

Renseignements supplémentaires :

Date de naissance : le 21 janvier 1925
Chicoutimi, Québec, Canada
Date d’engagement : le 18 juin 1942
Canada
Fils d’Almas et d’Albertine Desbiens, il a étudié à l’Académie commerciale de Chicoutimi. Avant de s’enrôler, Jean-Jacques était messager pour Postes Canada. Il a suivi son cous d’instruction de base à Lachine, à Victoriaville, à Saint-Hubert et à Summerside.

Cimetière :

CIMETIÈRE DE LA GUERRE DE 1939-1945 DE BERLIN Allemagne

Avec les informations données pour les parents, j’ai retracé sa généalogie.

Rédigé par Pierre Lagacé

3 février 2010 à 3 03 00 0200

Sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril, 1923-1945

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À la mémoire de
Sous-lieutenant d’aviation
HENRI JEAN MAURICE JOSEPH  D’AVRIL
décédé le 5 mars 1945


Service militaire :

Numéro matricule : J/93925
Âge : 22
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.

Renseignements supplémentaires :

Fils de Henri et Cécilia D’Avril, de Montréal, Québec.

Informations sur le lieu d’inhumation :

Cimetière :
CIMETIÈRE DE LA GUERRE DE 1939-1945 DE BERLIN

C’est ce sous-lieutenant que j’ai trouvé en cherchant des informations sur Joe Lecomte.

Wing Commander Joe Lecomte

On a écrit un livre qui parle du sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice d’Avril.

Le livre est en anglais par contre.

Le sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril a été descendu alors qu’il allait faire une mission sur la ville de Chemnitz.

J’ai trouvé ces informations sur le site officiel de la RAF. [Je traduis pour vous]

5/6 mars 1945

Chemnitz;

760 avions -
498 Lancasters, 256 Halifaxes, 6 Mosquitos – pour continuer l’Opération Thunderclap.

L’opération a mal commencé quand 9 avions du Bomber Group No 6 se sont écrasés près de leurs bases peu de temps après le décollage à cause des conditions glacées. L’escadrille 426 à Linton-on-Ouse a perdu 3 des 14 Halifax qui prenaient part au raid de la même manière, avec un seul aviateur survivant. 1 des Halifax s’écrasa dans la ville de York, tuant quelques civils.

22 autres avions furent perdus dans l’opération -
14 Lancasters et 8 Halifax.

248 Lancasters et 10 Mosquitos du Group No 5 ont attaqué une raffinerie d’essence synthétique à Böhlen.
La cible était couverte de nuages mais quelques dommages furent causés à la raffinerie.
4 Lancasters ont été perdus.

75 Mosquitos à Berlin, 15 à Gelsenkirchen et 36 en petits groupes pour 6 autres cibles, 52 sorties de contremesure pour brouiller les radars ennemis , 27 patrouilles de Mosquitos.
5 avions perdus -
2 bombardiers Mosquitos dans le raid de
Berlin,  1 Mosquito perdu lors du raid à Hallendorf, 2 avions de contremesure (1 Halifax et 1 Stirling, ce dernier que l’on croit avoir été abattu par la D.C.A. d’une unité américaine).

Effort total pour la nuit :
1223 sorties, 31 avions (2,5 pour cent) perdus et  10 de plus lors d’écrasement en Angleterre.

J’ai aussi trouvé ceci sur un site anglais.

Cet équipage faisait partie des équipages perdus.


F/O J. Desbiens RCAF et l’équipage, volant sur un Halifax III PN-173, nom de code KW-Q, ne retourna pas à sa base après l’opération.

    P/O A. Minguet RCAF
    F/Sgt G. Tremblay RCAF–POW
    F/O J. Parent RCAF–POW
    F/Sgt Henri Jean-Maurice D’Avril RCAF
    F/Sgt G. Langevin RCAF–POW
    F/Sgt L. Lamontagne RCAF–POW

3 membres de l’équipage furent tués et 4 furent faits prisonniers.

L’histoire du sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril a fait l’objet d’un livre, mais ça je vous en reparlerai après que j’aurai présenté l’équipage du Halifax KW-Q.

Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur l’escadrille Alouettes.

Rédigé par Pierre Lagacé

2 février 2010 à 2 02 18 0218

Flight Lieutenant Tony Brassard

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Curieusement je ne vous parlerai pas du Flight Lieutenant Brassard de l’escadrille Alouettes.


J’aimerais bien vous en parler en long et en large, mais sa fille Danielle est partie en mission, si je peux dire, pour justement le faire.

Danielle m’avait mis un tout petit commentaire sur mon blogue.

Mon père Antoine Brassard surnommé Tony Brassard capitaine d’aviation à la base de Tholthorpe avait pour commandant en 1944-45 le Group Captain L.H.Lecomte.

J’ai quelques documents mais peu.

Il existe un fonds sur Lucien Lecomte qui appartient aux archives de la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe (déposé par Mme Bernadette Desjardins-Lecomte en 1987).

Pas consulté de ma part.

Serais heureuse de partager mes recherches avec vous.

C’est par pur hasard que Danielle est arrivée sur mon blogue. Elle a pris une chance de m’écrire

Elle cherchait de l’information sur le Wing Commander Joe Lecomte qui a dirigé le 425 Alouettes.

Wing Commander Lucien Joe Lecomte

J’ai rencontré Danielle samedi matin.

Elle m’avait dit dans un de ses courriels qu’elle aimerait rencontrer monsieur Boulanger.

Comme je devais remettre des livres que Gilles m’avait prêtés, j’ai invité Danielle à se joindre à mon épouse pour payer une petite visite à monsieur Boulanger.

Danielle a amené le peu de documents qu’elle avait…

Un album contenant environ une centaine de photos illustrant le parcours de son père, allant de son entraînement en 1942 jusqu’à son retour au pays en 1945.

Elle avait aussi autre chose, mais ça je ne vous le dirai pas. Danielle vous le dira elle-même quand elle écrira son livre.

Demain, je vous parle de Jean-Maurice D’Avril.


Je n’aurais jamais retrouvé cet aviateur sans l’aide bien involontaire de Danielle.

C’est un sous-lieutenant que j’ai trouvé en retournant chercher des informations sur le Wing commander Joe Lecomte.

Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur l’escadrille Alouettes.

Rédigé par Pierre Lagacé

1 février 2010 à 1 01 28 0228