B.78 Eindhoven, Hollande

Je tourne la page…

C’est comme ça que j’aimerais terminer mon hommage à Roland Olivier Brouillard maintenant que je sais que toute son histoire est bien connue de sa famille.

B.78 Eindhoven, Hollande


En août 2009, j’avais commencé à écrire Souvenirs de guerre afin de rendre hommage à un jeune marin de 16 ans, l’oncle de ma femme. Tout le monde dans sa famille ignorait qu’il avait été dans la salle des machines du destroyer canadien Athabaskan quand celui-ci fut torpillé dans la nuit du 29 avril 1944.

Petit à petit, j’en ai appris de plus en plus sur le naufrage et sur les marins qui ont péri comme Louis Ledoux.

Louis Ledoux repose en paix dans un cimetière en France.

124 autres marins périrent, 42 furent rescapés par le destroyer Haida, et 85 furent faits prisonniers par les Allemands dont Jim L’Esperance…

En 2009, je savais bien sûr où se trouvait la Hollande. Je savais aussi que les Hollandais avaient une admiration sans bornes pour les Canadiens qui les avaient libérés. Les Hollandais n’envoyaient-ils pas tous les ans au Canada des tulipes pour nous remercier? Par contre, j’ignorais tout du soldat Léo Major dont j’ai parlé dernièrement comme j’ignorais tout des pilotes Roland Brouillard, Louis Nault, Pic Picard et Jack Ménard.

On ne trouvait nulle part leurs noms dans les livres d’histoire de la Seconde Guerre mondiale que je lisais depuis les années 60.

J’ignorais aussi l’existence d’Eugène Gagnon, ce héros méconnu de Bromptonville.

J’ignorais l’existence de l’escadrille Alouettes…

Toutes mes recherches m’ont amené à Roland…

Si Roland avait parlé de ses souvenirs de guerre à son frère Marcel, c’est seulement en 1998 que Marcel Brouillard les avait finalement racontés dans un chapitre d’un livre.

Quant à Léo Major, il était demeuré muet comme une carpe jusqu’à ce qu’on veuille l’honorer à Zwolle.

Il fallait bien qu’il parle de ses souvenirs de guerre…

En 2009, B.78, ça me disait encore moins quelque chose jusqu’à ce que je fasse la rencontre en 2011 du petit-fils d’un pilote canadien-anglais de Spitfire. Son grand-père avait volé avec l’escadrille 403 de l’Aviation royale canadienne et avait sans doute croisé Roland à Petit Brogel, en mars 1945, l’escadrille 416 partageant le même aérodrome.

Petit Brogel, par contre, ça me disait de quoi depuis 2011.

Petit Brogel, Belgique, circa mi-mars 1945
Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Ma rencontre avec Greg Bell n’avait duré qu’une petite heure. Il m’avait montré l’album photos de son grand-père.

Impressionné, je lui avais dit qu’il fallait partager ses photos…

Des centaines, et en plus le logbook de son grand-père. Greg avait tout numérisé puis j’ai tout partagé sur un autre blogue dédié à son grand-père!

Walter Neil Dove a survécu à la guerre tout comme Roland.

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Quand Roland Brouillard est revenu en Amérique en décembre 1945, c’est sur le Queen Elizabeth

Tout comme Walter Neil Dove…

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell


Le mot de la fin…?

Des photos exclusives de la collection de Gordon Hill, photos prises en mars ou avril 1945 à la base B.78 à Eindhoven, en Hollande.

Ground crew

Inconnus

Inconnu

Dove LindsayKen et WebbLarryTapWallySteveJules, le batmanTap et Gord

Tap et WallyLa jeep de l’escadrille

Des pilotes de l’escadrille 416 avec leur batman Jules

Gordon, Doug Douglas et Jerry

Ravitaillement en essence

InconnusChuck Darrow et un inconnuBrewster

Pause pendant le ravitaillement en essenceEindhoven

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Damn good pilots!

C’est comme ça que Gordon Hill, 94 ans, appelle encore la French Connection.

Damn good pilots!

Après 72 ans!

Louis Nault est à gauche, puis Henri « Pic » Picard, Jacques Ménard et Roland Brouillard.

Il y avait aussi Louis Jean dans la French Connection.

Louis Jean, c’est le grand à l’extrême gauche dans la première rangée. « Pic » Picard est le 5e à gauche. Gordon Hill est sur l’aile à gauche, au centre.

Il est facile à reconnaître.

Revoici Roland Brouillard…

 

C’est le deuxième à gauche. Haines est à l’extrême gauche. Gordon Hill est au centre, tout sourire. Celui qui est accroupi, c’est « Doug » Douglas qui recevra une décharge de fusil de chasse accidentellement le 14 mai 1945. La guerre était finie une semaine auparavant et il avait toute sa vie devant lui.

Des pilotes de Spitfire canadiens-français ça ne courait pas les rues. On ne pilotait pas un Spitfire comme on pilote un avion avec son simulateur de vol.

Le danger était toujours présent.

Pour Roland Brouillard, j’avais seulement au début ses initiales comme indice… .

Flying Officer R.O. Brouillard.

Pour le Flying Officer J.J.M. Ménard j’ai trouvé ceci en plus de ses initiales :

The Oshawa Squadron lost F/O Jack Menard on the 25th when he crash-landed in Germany but he called up to say that he was uninjured and he returned to England in May.

Les pilotes de Spitfire étaient à l’occasion la cible d’aviateurs américains un peu trop vite sur la gâchette…

The Oshawa Squadron was bounced by a Mustang with American markings and two of its pilots, F/Os V. W. Mullen and S. A. R. Round, were shot down. F/L F. G. Picard damaged the Mustang before it got away in cloud.

« Pic » Picard a servi une leçon au pilote américain.

Gordon Hill, 94 ans, se souvient donc encore de ces « damn good pilots » canadiens-français de son escadrille. C’est grâce à ses souvenirs de guerre que je peux leur rendre hommage ici.

Damn good pilots!

Pour terminer mon hommage, une dernière photo de « Pic » avec un inconnu.

Prologue

Hier soir, avant de terminer ce billet, j’ai eu une sacré veine.

Ste-Justine-de-Newton!

La terre ancestrale de mes ancêtres maternelles!

Père et mère de Léon Sauvé, le père d’Euclide : le grand-père et la grand-mère d’Euclide Sauvé
La prochaine fois, je vous parle de Roland Brouillard.

Était-il vraiment sur le destroyer le 29 avril 1944?

C’est la question que je me pose depuis le mois de juillet 2009, et que je pose encore sur Souvenirs de guerre depuis le mois d’août 2009.

Était-il vraiment sur le destroyer?

montage-pierre-bachant-hmcs-athabaskan

Cette question, je la pose aussi en anglais depuis septembre 2009 sur la version anglaise de ce blogue…

Lest We Forget


Pierre Bachant est né le 14 janvier 1928. Il est le fils de Lucien Bachant et de Cécile Archambault. Il a 16 ans, 4 mois et 15 jours le 29 avril 1944. Un petit Canadien français parti à la guerre défendre la « Mère Patrie »…

En juillet 2009, lors d’une réunion de famille, il laisse échapper ce souvenir de guerre.

Marin sur l’Athabaskan…

Âgé de 16 ans sur l’Athabaskan?

Il ment sur son âge, las de l’autorité de son père qu’il surnomme encore « le bonhomme ».

Je le laisse parler…

Il s’ouvre pour la première fois sans doute.

Il a 81 ans depuis le 14 janvier 2009. On parle comme ça tout bonnement des histoires de famille….

Son frère Jean blessé sur les plages de Normandie. Il fait partie des « Fous alliés » de Montréal comme il le se plait à le raconter. 

« Fous alliés » c’était les Fusiliers Mont-Royal dont je savais peu de choses.

Le petit Pierre, 16 ans, 4 mois et 15 jours est dans la salle des machines en train d’écrire une lettre à sa famille. 

Puis…

KABOUM!

Depuis le 29 avril 1944 il n’a jamais plus oublié ce souvenir de guerre.

« Pic » Picard et Lou Nault, deux pilotes de Spitfire

Pas facile de trouver quoi que ce soit sur ces deux héros méconnus, tous  deux pilotes canadiens-français de Spitfire de l’escadron 416.

Pas facile, à moins de faire la connaissance d’un autre pilote qui a pris des centaines de photos durant la Deuxième Guerre mondiale…

Louis Jean (le numéro 19), un autre pilote canadiens-français, et « Pic » Picard (le numéro 23) sont sur cette photo prise en mars 1945, à Petit Brogel en Belgique.

En mars 1945, la guerre est loin d’être finie.


Photo prise à  B-90 Petit Brogel, en Belgique
entre le 16 et le 31 mars 1945

Entre le 16 mars et le 31 mars 1945, l’escadron 416 effectua 471 sorties opérationnelles, soit un total de 676 heures, 50 Minutes.

Le 17 mars, alors que l’escadron patrouille la région de Kempen, des artilleurs anti-aériens américains ouvrent le feu sur le Flight Lieutenant N. G. Russell, [le numéro 14] sur la photo, et ce dernier est forcé d’abandonner son Spitfire.

Le 18 mars, le Flying Officer Weber [un nouveau pilote] est forcé de faire un atterrissage en catastrophe quand son moteur subit une avarie.

Le 31 mars l’escadron patrouille la région de Rhein/Hengel/Borcula/Enschede quand les Spitfire sont attaqués par un P-51 Mustang. Ce dernier abat le Flying Officer V.W. Mullen [le numéro 18] et le Flying Officer S.A.R. Round [le numéro 20]. Les deux pilotes, tous les deux des nouveaux pilotes dans l’escadron, sont capables de sauter en parachute et ensuite retourner avec l’escadron quelques jours plus tard. Le Flying Officer Pic Picard attaque le Mustang américain et ses tirs touche le Mustang à l’aile droite.

Le 28 mars deux Fw190 allemands sont abattus par le Flight Lieutenant W.E. Harten, le tout confirmé par le Flying Officer W.G.D. Roddie, [le numéro 24].

Trois Spitfire sont perdus, tous par de tirs amis  des Américains.

Tiré des Operational Record Books de l’escadron 416


Revoici « Pic » Picard…

Son nom serait Joseph Fernand Guy Henri Picard.

Le Flying Officer Picard a survécu à la guerre comme en fait foi cette photo prise en novembre 1945.

Ci-dessous, Pic Picard est à gauche en compagnie de Louis Nault. On est le 30 mars 1945.

Nos deux pilotes posent pour la postérité devant le photographe officiel de l’Aviation royale canadienne.

Nault et Picard faisaient partie de la French Connection de l’escadron 416 tout comme Ménard et Brouillard que l’on voit ici posant encore pour le photographe…

Nault, Picard, Brouillard et Ménard

On ne trouve rien sur Internet à propos de la French Connection. C’est comme ça que Gordon Hill les avait surnommés.

Une dernière photo…?

Brouillard est le deuxième à gauche. Celui du centre, c’est Gordon McKenzie Hill qui est encore vivant, et qui a partagé tous ses souvenirs de guerre avec Clarence Simonsen.

Haines, Brouillard, Hill, Preston, Leyland, et Douglas, qui est accroupi

La photo de groupe a été prise avant le 14 mai 1945. Ça j’en suis certain, car Walter Norman Douglas n’a pas survécu à la guerre…

Un bête accident le 14 mai 1945…

Une décharge de fusil accidentelle en plein visage alors qu’il était allongé dans son lit!

Était-il vraiment sur le destroyer le 29 avril 1944?

Était-il vraiment sur le destroyer le 29 avril 1944?

C’est la question que je me pose depuis le mois de juillet 2009, et que je pose encore sur Souvenirs de guerre depuis le mois d’août 2009.

Était-il vraiment sur le destroyer?

montage-pierre-bachant-hmcs-athabaskan

Cette question, je la pose aussi en anglais depuis septembre 2009 sur la version anglaise de ce blogue…

Lest We Forget


Pierre Bachant est né le 14 janvier 1928. Il est le fils de Lucien Bachant et de Cécile Archambault. Il a 16 ans, 4 mois et 15 jours le 29 avril 1944. Un petit Canadien français parti à la guerre défendre la « Mère Patrie »…

En juillet 2009, lors d’une réunion de famille, il laisse échapper ce souvenir de guerre.

Marin sur l’Athabaskan…

Âgé de 16 ans sur l’Athabaskan?

Il ment sur son âge, las de l’autorité de son père qu’il surnomme encore « le bonhomme ».

Je le laisse parler…

Il s’ouvre pour la première fois sans doute.

Il a 81 ans depuis le 14 janvier 2009. On parle tout bonnement des histoires de famille. Son frère Jean blessé sur les plages de Normandie. Il fait partie des « Fous alliés » de Montréal comme il le se plait à le raconter. 

« Fous alliés » c’était les Fusiliers Mont-Royal dont je savais peu de choses.

Le petit Pierre, 16 ans, 4 mois et 15 jours est dans la salle des machines en train d’écrire une lettre à sa famille. 

Puis…

KABOUM!

Depuis le 29 avril 1944 il n’a jamais plus oublié ce souvenir de guerre.

En hommage au capitaine d’aviation William K. Moncur

Sergent de section Gérard Pelletier et le sergent Bill Moncur

Si  je connais presque tout maintenant du sergent de section Gérard Pelletier grâce à sa nièce qui a numérisé entièrement l’album de son oncle, je volais en plein brouillard pour trouver sur Internet des informations sur Bill Moncur que l’on voit sur des photos.

aviateurs du 624 Squadron au dispersal de la base de West Malling

Rien sur un Bill Moncur. Mais avec une longue recherche en utilisant William Moncur j’avais trouvé ceci. Un message laissé sur un forum en 2006.


LISTE DES PILOTES FRANCAIS AYANT PARTICIPE A LA BATAILLE D’ANGLETERRE

(Affectés entre le 9 septembre et le 31 octobre 1940)

– Didier Beghin : affecté au squadron 245 le 15 octobre 1940. Tué le 26 novembre 1944 au-dessus de la Hollande. Compagnon de la Libération.

– Pierre Blaize : squadron 111. Tué en opérations aériennes le 14 avril 1941.

– Yves Brière : affecté au squadron 232 le 14 septembre 1940. Tué en opérations aériennes le 13 mai 1941.

– Henri Bouquillard : affecté au squadron 245 le 12 septembre 1940. Tué en opérations aériennes le 11 mars 1941.
Il fut le premier Compagnon de la Libération des FAFL.

– Maurice Choron : affecté au squadron 64 le 11 octobre 1940. Disparu en opérations aériennes le 10 avril 1942. Trois victoires homologuées et cinq probables. Compagnon de la Libération.

– Jean-François Demozay : squadron 1. Colonel à la fin de la guerre. DSO (Distinguished service order et DFC and bar (Distinguished flying cross). Vingt-deux victoires. Tué en service aérien le 19 décembre 1945. Compagnon de la Libération.

– François Fayolle : affecté au squadron 85 (celui de Peter Townsend) le 12 septembre 1940. Disparu le 19 août 1942 lors du débarquement de Dieppe à la tête du squadron 174. (Compagnon de la Libération. DFC.

– Charles Guérin : affecté au sqadron 232 le 14 septembre 1940. Tué en opérations aériennes le 3 mai 1941.

– François de La bouchère : affecté au squadron 85 le 12 septembre 1940. Disparu en opérations aériennes le 5 septembre 1942. Compagnon de la Libération. DFC.

– Henri Lafont : affecté au ssquadron 245 le 11 septembre 1940. Colonel (ER).

– Xavier de Montbon : affecté au squadron 64 le 16 septembre 1940. Tué en service aérien en 1949.

– René Mouchotte : affecté au squadron 245 le 11 septembre 1940. Disparu en opérations aériennes le 27 août 1943 comme commandant du groupe de chasse « Alsace ». Compagnon de la Libération. DFC.

– Georges Perrin : affecté au squadron 615 le 19 septembre 1940. Capitaine (ER).

– Philippe de Scitivaux : affecté au squadron 245 le 16 octobre 1940. Il commanda le groupe de chasse « I le de France ». Vice-amiral d’escadre en retraite.

– William Moncur (?) : affecté au squadron 65 le 14 octobre 1940.


Il me restait à valider ces informations, et parlait-on du même pilote?

À suivre

Pilote de Mosquito

Pilote  de  Mosquito

Eugène Gagnon, pilote de Mosquito…?

Mosquito night intruder Squadron 23

***

Le capitaine d’aviation Eugène Gagnon est un illustre inconnu. Toutefois, rares sont les inconnus qui peuvent revendiquer 150 heures de vol de nuit sur un Mosquito.

Le Mosquito, un bimoteur chasseur-bombardier fabriqué par de Havilland, était un des avions alliés parmi les plus prestigieux de la Deuxième Guerre Mondiale. Ses pilotes étaient réputés être les meilleurs au monde.

Aux commandes d’un Mosquito, Eugène Gagnon a effectué 33 missions en territoire ennemi, la plupart de nuit au-dessus des aérodromes allemands. Sa mission était de protéger les bombardiers de la RAF qui se faisaient descendre comme des mouches par la chasse allemande.

never_say_die

 

Le 27 mars 1945, avec son fidèle navigateur Robert Harris, ils partent poser des fusées éclairantes pour guider les bombardiers anglais qui allaient mouiller des mines dans la rivière Elbe. En cours de route le moteur de tribord commence à vibrer pour finalement s’arrêter. Il devient difficile de maintenir l’altitude. À 4000 pieds, ils décident de larguer les deux réservoirs auxiliaires accrochés sous les ailes. Seul celui de droite décroche. Le deuxième moteur a des ratés à 90 milles de la côte anglaise. À 10 milles de la côte le deuxième réservoir finit par se détacher. Malgré tout, le Mosquito atteint sa base et atterrit sur le ventre. Les deux occupants s’en tirent indemnes. Cette mission permet à Eugène Gagnon de décrocher la Distinguished Flying Cross, une des décorations les plus convoitées dans la confrérie des pilotes.

DFC

Les hostilités terminées, l’avenir s’annonçait prometteur. Il voulait demeurer au sein de l’Aviation royale canadienne, mais il fut refusé. Eugène Gagnon était très impliqué dans la communauté de Bromptonville. Il était d’ailleurs le président fondateur de la Jeune Chambre de commerce.

Hélas! le 21 octobre 1947, ce valeureux pilote connaît une fin tragique. Il transportait trois hommes d’affaires américains dans un avion amphibie lorsque l’unique moteur cesse de fonctionner. L’appareil s’écrase dans le bois de Windsor, près de Sherbrooke. Les trois passagers survivent. Après de grandioses funérailles militaires, Eugène Gagnon tombe rapidement dans l’oubli.

Toutes les recherches effectuées à ce jour tendent à démontrer que c’est la toute première fois qu’on honore la mémoire de ce héros inconnu et méconnu. Espérons que la cérémonie d’aujourd’hui aura des suites et contribuera à rendre justice à celui qui, comme de nombreux autres Québécois, s’est porté volontaire pour que nous puissions vivre dans un monde libre.

[Texte de Jacques Gagnon, neveu d’Eugène Gagnon]

***

Ce matin, le 11 novembre 2016, au cimetière  Côte-des-Neiges, lors de la commémoration du jour du Souvenir organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Eugène Gagnon  recevra  à titre posthume  la médaille  de l’Assemblée nationale.

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