En hommage au capitaine d’aviation William K. Moncur

Sergent de section Gérard Pelletier et le sergent Bill Moncur

Si  je connais presque tout maintenant du sergent de section Gérard Pelletier grâce à sa nièce qui a numérisé entièrement l’album de son oncle, je volais en plein brouillard pour trouver sur Internet des informations sur Bill Moncur que l’on voit sur des photos.

aviateurs du 624 Squadron au dispersal de la base de West Malling

Rien sur un Bill Moncur. Mais avec une longue recherche en utilisant William Moncur j’avais trouvé ceci. Un message laissé sur un forum en 2006.


LISTE DES PILOTES FRANCAIS AYANT PARTICIPE A LA BATAILLE D’ANGLETERRE

(Affectés entre le 9 septembre et le 31 octobre 1940)

– Didier Beghin : affecté au squadron 245 le 15 octobre 1940. Tué le 26 novembre 1944 au-dessus de la Hollande. Compagnon de la Libération.

– Pierre Blaize : squadron 111. Tué en opérations aériennes le 14 avril 1941.

– Yves Brière : affecté au squadron 232 le 14 septembre 1940. Tué en opérations aériennes le 13 mai 1941.

– Henri Bouquillard : affecté au squadron 245 le 12 septembre 1940. Tué en opérations aériennes le 11 mars 1941.
Il fut le premier Compagnon de la Libération des FAFL.

– Maurice Choron : affecté au squadron 64 le 11 octobre 1940. Disparu en opérations aériennes le 10 avril 1942. Trois victoires homologuées et cinq probables. Compagnon de la Libération.

– Jean-François Demozay : squadron 1. Colonel à la fin de la guerre. DSO (Distinguished service order et DFC and bar (Distinguished flying cross). Vingt-deux victoires. Tué en service aérien le 19 décembre 1945. Compagnon de la Libération.

– François Fayolle : affecté au squadron 85 (celui de Peter Townsend) le 12 septembre 1940. Disparu le 19 août 1942 lors du débarquement de Dieppe à la tête du squadron 174. (Compagnon de la Libération. DFC.

– Charles Guérin : affecté au sqadron 232 le 14 septembre 1940. Tué en opérations aériennes le 3 mai 1941.

– François de La bouchère : affecté au squadron 85 le 12 septembre 1940. Disparu en opérations aériennes le 5 septembre 1942. Compagnon de la Libération. DFC.

– Henri Lafont : affecté au ssquadron 245 le 11 septembre 1940. Colonel (ER).

– Xavier de Montbon : affecté au squadron 64 le 16 septembre 1940. Tué en service aérien en 1949.

– René Mouchotte : affecté au squadron 245 le 11 septembre 1940. Disparu en opérations aériennes le 27 août 1943 comme commandant du groupe de chasse « Alsace ». Compagnon de la Libération. DFC.

– Georges Perrin : affecté au squadron 615 le 19 septembre 1940. Capitaine (ER).

– Philippe de Scitivaux : affecté au squadron 245 le 16 octobre 1940. Il commanda le groupe de chasse « I le de France ». Vice-amiral d’escadre en retraite.

– William Moncur (?) : affecté au squadron 65 le 14 octobre 1940.


Il me restait à valider ces informations, et parlait-on du même pilote?

À suivre

Pilote de Mosquito

Pilote  de  Mosquito

Eugène Gagnon, pilote de Mosquito…?

Mosquito night intruder Squadron 23

***

Le capitaine d’aviation Eugène Gagnon est un illustre inconnu. Toutefois, rares sont les inconnus qui peuvent revendiquer 150 heures de vol de nuit sur un Mosquito.

Le Mosquito, un bimoteur chasseur-bombardier fabriqué par de Havilland, était un des avions alliés parmi les plus prestigieux de la Deuxième Guerre Mondiale. Ses pilotes étaient réputés être les meilleurs au monde.

Aux commandes d’un Mosquito, Eugène Gagnon a effectué 33 missions en territoire ennemi, la plupart de nuit au-dessus des aérodromes allemands. Sa mission était de protéger les bombardiers de la RAF qui se faisaient descendre comme des mouches par la chasse allemande.

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Le 27 mars 1945, avec son fidèle navigateur Robert Harris, ils partent poser des fusées éclairantes pour guider les bombardiers anglais qui allaient mouiller des mines dans la rivière Elbe. En cours de route le moteur de tribord commence à vibrer pour finalement s’arrêter. Il devient difficile de maintenir l’altitude. À 4000 pieds, ils décident de larguer les deux réservoirs auxiliaires accrochés sous les ailes. Seul celui de droite décroche. Le deuxième moteur a des ratés à 90 milles de la côte anglaise. À 10 milles de la côte le deuxième réservoir finit par se détacher. Malgré tout, le Mosquito atteint sa base et atterrit sur le ventre. Les deux occupants s’en tirent indemnes. Cette mission permet à Eugène Gagnon de décrocher la Distinguished Flying Cross, une des décorations les plus convoitées dans la confrérie des pilotes.

DFC

Les hostilités terminées, l’avenir s’annonçait prometteur. Il voulait demeurer au sein de l’Aviation royale canadienne, mais il fut refusé. Eugène Gagnon était très impliqué dans la communauté de Bromptonville. Il était d’ailleurs le président fondateur de la Jeune Chambre de commerce.

Hélas! le 21 octobre 1947, ce valeureux pilote connaît une fin tragique. Il transportait trois hommes d’affaires américains dans un avion amphibie lorsque l’unique moteur cesse de fonctionner. L’appareil s’écrase dans le bois de Windsor, près de Sherbrooke. Les trois passagers survivent. Après de grandioses funérailles militaires, Eugène Gagnon tombe rapidement dans l’oubli.

Toutes les recherches effectuées à ce jour tendent à démontrer que c’est la toute première fois qu’on honore la mémoire de ce héros inconnu et méconnu. Espérons que la cérémonie d’aujourd’hui aura des suites et contribuera à rendre justice à celui qui, comme de nombreux autres Québécois, s’est porté volontaire pour que nous puissions vivre dans un monde libre.

[Texte de Jacques Gagnon, neveu d’Eugène Gagnon]

***

Ce matin, le 11 novembre 2016, au cimetière  Côte-des-Neiges, lors de la commémoration du jour du Souvenir organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Eugène Gagnon  recevra  à titre posthume  la médaille  de l’Assemblée nationale.

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Memorial of Dieppe in Newhaven

Memorial of Dieppe in Newhaven

De l’autre côté de la Manche, on se souvient de Dieppe…

Un lecteur de lamgue anglaise m’avait laissé ce commentaire.

I live in Newhaven where the raid left from and it is remembered here too. There is a bond of sadness between Newhaven and Dieppe.

Je lui ai écrit…

Il m’a envoyé ceci…

Newhaven Fort Entrance

A reader who had  commented on the Dieppe Memorial  wanted to share pictures  of the Memorial in Newhaven.

First message…

Hi Pierre,

I thought it would be easier to send these in three emails so that I could explain what each of them were. This is the first batch- these are taken at the Memorial Green where all three of the town’s war memorials are kept. This is only 100 yards from the river (Newhaven isn’t very big in any case).

Memorial information panel

The first of the memorials built was the one just out of shot in these photographs it was dedicated to the Merchant mariners lost in the great war (it reflects the maritime nature of the town).

Dieppe_memorial-information-panel-003

The second was the main Great War memorial, updated for the second war.

Dieppe_memorial-information-panel-002

The Canadian memorial was dedicated in the 70’s, it specifically remembers the Canadian Engineers Regiment but is now used by the town to remember the Canadian forces in general and in particular, the Dieppe raid.

Dieppe_memorial-information-panel-001

 

These wreaths were laid on the anniversary this month. The actual Dieppe memorial is at the fort. I’ve included a photograph of the information panel which explains in detail.

Every remembrance Sunday there is a procession and a service held here, it’s always very well attended.

-Jon

 

Second message

Here are pictures of the fort. It’s 19th century but was updated for both world wars. It stands on a hill at the mouth of the harbour. Where the flags are flying is the site of the main memorial to the Dieppe raid (I couldn’t get inside to photograph it today I’m afraid.)

 

Newhaven Fort Entrance

Also, it may interest you to know that a few miles inland from here at a place called Michelham Priory, many of the Canadians involved in the Dieppe action were billeted and trained and in the gatehouse there is still a hand painted map used in the briefing sessions for the raid.
Michelham Priory – Wikipedia, the free encyclopedia

Last message

Hi Pierre,

Here are the final batch of pictures- Newhaven harbour.

Newhaven Harbour Train Station

Newhaven Harbour

 

Marina and ferry port

Harbour mouth

Where the marina is now, there was a RN base during the war called HMS Aggressive, motor torpedo boats and RAF rescue launches were based here and across the river where the Newhaven-Dieppe ferry terminal is, the base had its HQ in the Railway hotel which is gone now but was at the train station which you can just make out behind the barge in one of the photographs.

Newhaven Harbour Train Station

This is still a ferry terminal and you can catch the ferry here to Dieppe. It’s quite a long crossing (about 4 &1/2 hours) and that’s on a modern ferry, it must have been quite a slog in some of the boats they were using in ’42.

In one of the pictures you can see down the slipway and across the marina to the fort on the hill where the flags are flying.

Slipway and marina

I hope these pictures are of interest, if you have any questions please don’t hesitate to ask.
 

all the best,

-Jon

 

 

All the best,

Pierre

poppy

Souvenirs de guerre

Souvenirs  de  guerre

J’en savais  beaucoup  sur la Deuxième  Guerre  mondiale  en juin 2009, mais  pas autant  que  j’en sais maintenant.

Depuis  ma rencontre avec l’oncle  de  ma femme  en juillet  2009, je n’ai pas  cessé d’écrire sur la Deuxième Guerre mondiale en commençant par Souvenirs  de  guerre, puis  sa version  anglaise Lest We  Forget pour mes collaborateurs  et collaboratrices de langue  anglaise.

Ces deux blogues ont fait des « petits » au fil des ans. Assez pour que les gens  se demandent pourquoi j’écris tant.

To forget  is  not  an  option.

Oublier n’est pas une option.

Pas du moins  dans le monde  où  nous  vivons présentement.

Les frères Rousseau, s’ils  avaient  survécu à la guerre, s’interrogeraient sur les sacrifices  de toute  une génération.

famille de Lacasse Rousseau et Gabrielle Fafard

Oublier n’est pas une option.

Souvenirs de la Grande Guerre

Le Mémorial de la Porte de Menin (Ypres) est situé dans la partie est de la ville de Ypres (maintenant Ieper) dans la province de la Flandre-Occidentale, sur la route de Menin et de Courtrai. Il porte les noms de 55 000 hommes disparus sans laisser de traces lors de la défense du saillant d’Ypres durant la Première Guerre mondiale.

Isaïe Sauvé

À la mémoire du
Soldat
Isai Sauve
11 juin 1916

Service militaire :

Numéro matricule : 62261
Âge : 21
Force : Armée
Unité : Canadian Infantry (Quebec Regiment)
Division : 22nd Bn.

Renseignements additionnels :

Fils de feu Isai Sauve et son épouse, Vitaline St-Amour

Tué sans laisser de traces

Secteur Saint-Éloi-mont Sorrel, Flandres, Belgique

No 62261  Enrôlé avec le 41e Batalion le 22 février 1915 puis transféré au 22e Batalion le 11 mai 1915. Il a servi avec le 22e Batalion du 11 mai au  22 juin1915 et du 24 avril au 11 juin 1916.

Pour en connaître plus…

Les Canadiens livrèrent la bataille du mont Sorrel, dans le saillant d’Ypres, du 2 au 13 juin 1916.

Attaque allemande dans le saillant d’Ypres

À l’été 1916, le Corps canadien était maître de la partie sud du saillant d’Ypres. Les Allemands attaquèrent les lignes canadiennes pour s’assurer le dernier terrain surélevé encore aux mains des Britanniques. Ils cherchèrent aussi à détourner des ressources alliées de la grande offensive qu’ils savaient en cours de préparation dans la région de la Somme.

Bombardement et pose de mines par les Allemands

La 3e division canadienne, constituée en décembre 1915, fut la cible d’un violent bombardement allemand le matin du 2 juin. Le barrage dévasta les positions canadiennes avancées et tua des centaines d’hommes, dont le commandant de la division, le major-général Malcolm Mercer. L’infanterie allemande se rua alors en avant et s’empara de positions canadiennes au mont Sorrel et de deux collines environnantes. Une contre-attaque organisée à la hâte le 3 juin échoua. Trois jours plus tard, les Allemands firent exploser quatre mines sous les positions canadiennes et prirent le village de Hooge.
Succès après les pertes initiales

Le commandant du Corps canadien, sir Julian Byng, était déterminé à reprendre le terrain perdu et attaqua, après un violent bombardement d’artillerie, aux premières heures du 13 juin. Lors de cette attaque bien préparée, les Canadiens repoussèrent les Allemands et reprirent une partie du terrain perdu.

La bataille du mont Sorrel dura près de deux semaines et fit plus de 8000 pertes chez les Canadiens. Ayant perdu les deux premières phases de la bataille, les Canadiens obtinrent la victoire lors de l’opération finale. Une préparation soignée et des bombardements d’artillerie concentrée avaient commencé à faire pencher la balance sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale en faveur des attaquants contre les défenseurs retranchés.