André Lauzon

André Lauzon

Attaque_de_l'aviation

Attaque par des Beaufighters

Beaufighter_atteint_de_balles_2

Dommage au Beaufighter

papa et pilote 404

André Lauzon et David Andrews

papa squadron 404

André Lauzon

Papa_et_autre_aviateur

André Lauzon et David Andrews

Photo_de_grouge

Royal_Canadian_Air_Force

La traduction du commentaire laissé sur un site Internet, maintenant disparu et qui rendait hommage à l’escadrille 404, nous en dit plus long sur les faits d’armes d’André Lauzon et de son frère d’armes le pilote David Andrews.

La page web de l’histoire du 404e Escadron est bien présentée. J’ai été membre de l’escadron d’avril 1943 à juillet 1944. Le compte rendu des événements du 1er mai 1943 devrait inclure le nom du pilote et du  navigateur qui étaient David Andrew comme pilote et André Lauzon comme navigateur. Ils pilotaient le Beaufighter « B ». L’avion a été touché par plus de 100 balles de mitrailleuses. Aucun canon de 20 mm n’a été tiré; le pilote du Messerschmitt n’avait manifestement pas engagé ses canons… Cela pourrait expliquer pourquoi le Beau a pu revenir avec deux pneus à plat, le moteur bâbord qui fuyait, sans pression d’air et sans hydraulique.

Nous apprécierions que les noms des équipages soient mentionnés. Andrew et Lauzon terminent tous deux un tour de 38 opérations, qui se termine en juillet 1944.

Je joins une photo du pilote David Andrew et du navigateur André Lauzon, ainsi qu’une photo de B prise par moi-même avant que le Beau ne soit remorqué hors des limites du hangar.

 

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B.78 Eindhoven, Hollande

Je tourne la page…

C’est comme ça que j’aimerais terminer mon hommage à Roland Olivier Brouillard maintenant que je sais que toute son histoire est bien connue de sa famille.

B.78 Eindhoven, Hollande


En août 2009, j’avais commencé à écrire Souvenirs de guerre afin de rendre hommage à un jeune marin de 16 ans, l’oncle de ma femme. Tout le monde dans sa famille ignorait qu’il avait été dans la salle des machines du destroyer canadien Athabaskan quand celui-ci fut torpillé dans la nuit du 29 avril 1944.

Petit à petit, j’en ai appris de plus en plus sur le naufrage et sur les marins qui ont péri comme Louis Ledoux.

Louis Ledoux repose en paix dans un cimetière en France.

124 autres marins périrent, 42 furent rescapés par le destroyer Haida, et 85 furent faits prisonniers par les Allemands dont Jim L’Esperance…

En 2009, je savais bien sûr où se trouvait la Hollande. Je savais aussi que les Hollandais avaient une admiration sans bornes pour les Canadiens qui les avaient libérés. Les Hollandais n’envoyaient-ils pas tous les ans au Canada des tulipes pour nous remercier? Par contre, j’ignorais tout du soldat Léo Major dont j’ai parlé dernièrement comme j’ignorais tout des pilotes Roland Brouillard, Louis Nault, Pic Picard et Jack Ménard.

On ne trouvait nulle part leurs noms dans les livres d’histoire de la Seconde Guerre mondiale que je lisais depuis les années 60.

J’ignorais aussi l’existence d’Eugène Gagnon, ce héros méconnu de Bromptonville.

J’ignorais l’existence de l’escadrille Alouettes…

Toutes mes recherches m’ont amené à Roland…

Si Roland avait parlé de ses souvenirs de guerre à son frère Marcel, c’est seulement en 1998 que Marcel Brouillard les avait finalement racontés dans un chapitre d’un livre.

Quant à Léo Major, il était demeuré muet comme une carpe jusqu’à ce qu’on veuille l’honorer à Zwolle.

Il fallait bien qu’il parle de ses souvenirs de guerre…

En 2009, B.78, ça me disait encore moins quelque chose jusqu’à ce que je fasse la rencontre en 2011 du petit-fils d’un pilote canadien-anglais de Spitfire. Son grand-père avait volé avec l’escadrille 403 de l’Aviation royale canadienne et avait sans doute croisé Roland à Petit Brogel, en mars 1945, l’escadrille 416 partageant le même aérodrome.

Petit Brogel, par contre, ça me disait de quoi depuis 2011.

Petit Brogel, Belgique, circa mi-mars 1945
Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Ma rencontre avec Greg Bell n’avait duré qu’une petite heure. Il m’avait montré l’album photos de son grand-père.

Impressionné, je lui avais dit qu’il fallait partager ses photos…

Des centaines, et en plus le logbook de son grand-père. Greg avait tout numérisé puis j’ai tout partagé sur un autre blogue dédié à son grand-père!

Walter Neil Dove a survécu à la guerre tout comme Roland.

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Quand Roland Brouillard est revenu en Amérique en décembre 1945, c’est sur le Queen Elizabeth

Tout comme Walter Neil Dove…

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell

Collection Walter Neil Dove via Greg Bell


Le mot de la fin…?

Des photos exclusives de la collection de Gordon Hill, photos prises en mars ou avril 1945 à la base B.78 à Eindhoven, en Hollande.

Ground crew

Inconnus

Inconnu

Dove LindsayKen et WebbLarryTapWallySteveJules, le batmanTap et Gord

Tap et WallyLa jeep de l’escadrille

Des pilotes de l’escadrille 416 avec leur batman Jules

Gordon, Doug Douglas et Jerry

Ravitaillement en essence

InconnusChuck Darrow et un inconnuBrewster

Pause pendant le ravitaillement en essenceEindhoven

Damn good pilots!

C’est comme ça que Gordon Hill, 94 ans, appelle encore la French Connection.

Damn good pilots!

Après 72 ans!

Louis Nault est à gauche, puis Henri « Pic » Picard, Jacques Ménard et Roland Brouillard.

Il y avait aussi Louis Jean dans la French Connection.

Louis Jean, c’est le grand à l’extrême gauche dans la première rangée. « Pic » Picard est le 5e à gauche. Gordon Hill est sur l’aile à gauche, au centre.

Il est facile à reconnaître.

Revoici Roland Brouillard…

 

C’est le deuxième à gauche. Haines est à l’extrême gauche. Gordon Hill est au centre, tout sourire. Celui qui est accroupi, c’est « Doug » Douglas qui recevra une décharge de fusil de chasse accidentellement le 14 mai 1945. La guerre était finie une semaine auparavant et il avait toute sa vie devant lui.

Des pilotes de Spitfire canadiens-français ça ne courait pas les rues. On ne pilotait pas un Spitfire comme on pilote un avion avec son simulateur de vol.

Le danger était toujours présent.

Pour Roland Brouillard, j’avais seulement au début ses initiales comme indice… .

Flying Officer R.O. Brouillard.

Pour le Flying Officer J.J.M. Ménard j’ai trouvé ceci en plus de ses initiales :

The Oshawa Squadron lost F/O Jack Menard on the 25th when he crash-landed in Germany but he called up to say that he was uninjured and he returned to England in May.

Les pilotes de Spitfire étaient à l’occasion la cible d’aviateurs américains un peu trop vite sur la gâchette…

The Oshawa Squadron was bounced by a Mustang with American markings and two of its pilots, F/Os V. W. Mullen and S. A. R. Round, were shot down. F/L F. G. Picard damaged the Mustang before it got away in cloud.

« Pic » Picard a servi une leçon au pilote américain.

Gordon Hill, 94 ans, se souvient donc encore de ces « damn good pilots » canadiens-français de son escadrille. C’est grâce à ses souvenirs de guerre que je peux leur rendre hommage ici.

Damn good pilots!

Pour terminer mon hommage, une dernière photo de « Pic » avec un inconnu.

Prologue

Hier soir, avant de terminer ce billet, j’ai eu une sacré veine.

Ste-Justine-de-Newton!

La terre ancestrale de mes ancêtres maternelles!

Père et mère de Léon Sauvé, le père d’Euclide : le grand-père et la grand-mère d’Euclide Sauvé
La prochaine fois, je vous parle de Roland Brouillard.

Était-il vraiment sur le destroyer le 29 avril 1944?

C’est la question que je me pose depuis le mois de juillet 2009, et que je pose encore sur Souvenirs de guerre depuis le mois d’août 2009.

Était-il vraiment sur le destroyer?

montage-pierre-bachant-hmcs-athabaskan

Cette question, je la pose aussi en anglais depuis septembre 2009 sur la version anglaise de ce blogue…

Lest We Forget


Pierre Bachant est né le 14 janvier 1928. Il est le fils de Lucien Bachant et de Cécile Archambault. Il a 16 ans, 4 mois et 15 jours le 29 avril 1944. Un petit Canadien français parti à la guerre défendre la « Mère Patrie »…

En juillet 2009, lors d’une réunion de famille, il laisse échapper ce souvenir de guerre.

Marin sur l’Athabaskan…

Âgé de 16 ans sur l’Athabaskan?

Il ment sur son âge, las de l’autorité de son père qu’il surnomme encore « le bonhomme ».

Je le laisse parler…

Il s’ouvre pour la première fois sans doute.

Il a 81 ans depuis le 14 janvier 2009. On parle comme ça tout bonnement des histoires de famille….

Son frère Jean blessé sur les plages de Normandie. Il fait partie des « Fous alliés » de Montréal comme il le se plait à le raconter. 

« Fous alliés » c’était les Fusiliers Mont-Royal dont je savais peu de choses.

Le petit Pierre, 16 ans, 4 mois et 15 jours est dans la salle des machines en train d’écrire une lettre à sa famille. 

Puis…

KABOUM!

Depuis le 29 avril 1944 il n’a jamais plus oublié ce souvenir de guerre.

« Pic » Picard et Lou Nault, deux pilotes de Spitfire

Pas facile de trouver quoi que ce soit sur ces deux héros méconnus, tous  deux pilotes canadiens-français de Spitfire de l’escadron 416.

Pas facile, à moins de faire la connaissance d’un autre pilote qui a pris des centaines de photos durant la Deuxième Guerre mondiale…

Louis Jean (le numéro 19), un autre pilote canadiens-français, et « Pic » Picard (le numéro 23) sont sur cette photo prise en mars 1945, à Petit Brogel en Belgique.

En mars 1945, la guerre est loin d’être finie.


Photo prise à  B-90 Petit Brogel, en Belgique
entre le 16 et le 31 mars 1945

Entre le 16 mars et le 31 mars 1945, l’escadron 416 effectua 471 sorties opérationnelles, soit un total de 676 heures, 50 Minutes.

Le 17 mars, alors que l’escadron patrouille la région de Kempen, des artilleurs anti-aériens américains ouvrent le feu sur le Flight Lieutenant N. G. Russell, [le numéro 14] sur la photo, et ce dernier est forcé d’abandonner son Spitfire.

Le 18 mars, le Flying Officer Weber [un nouveau pilote] est forcé de faire un atterrissage en catastrophe quand son moteur subit une avarie.

Le 31 mars l’escadron patrouille la région de Rhein/Hengel/Borcula/Enschede quand les Spitfire sont attaqués par un P-51 Mustang. Ce dernier abat le Flying Officer V.W. Mullen [le numéro 18] et le Flying Officer S.A.R. Round [le numéro 20]. Les deux pilotes, tous les deux des nouveaux pilotes dans l’escadron, sont capables de sauter en parachute et ensuite retourner avec l’escadron quelques jours plus tard. Le Flying Officer Pic Picard attaque le Mustang américain et ses tirs touche le Mustang à l’aile droite.

Le 28 mars deux Fw190 allemands sont abattus par le Flight Lieutenant W.E. Harten, le tout confirmé par le Flying Officer W.G.D. Roddie, [le numéro 24].

Trois Spitfire sont perdus, tous par de tirs amis  des Américains.

Tiré des Operational Record Books de l’escadron 416


Revoici « Pic » Picard…

Son nom serait Joseph Fernand Guy Henri Picard.

Le Flying Officer Picard a survécu à la guerre comme en fait foi cette photo prise en novembre 1945.

Ci-dessous, Pic Picard est à gauche en compagnie de Louis Nault. On est le 30 mars 1945.

Nos deux pilotes posent pour la postérité devant le photographe officiel de l’Aviation royale canadienne.

Nault et Picard faisaient partie de la French Connection de l’escadron 416 tout comme Ménard et Brouillard que l’on voit ici posant encore pour le photographe…

Nault, Picard, Brouillard et Ménard

On ne trouve rien sur Internet à propos de la French Connection. C’est comme ça que Gordon Hill les avait surnommés.

Une dernière photo…?

Brouillard est le deuxième à gauche. Celui du centre, c’est Gordon McKenzie Hill qui est encore vivant, et qui a partagé tous ses souvenirs de guerre avec Clarence Simonsen.

Haines, Brouillard, Hill, Preston, Leyland, et Douglas, qui est accroupi

La photo de groupe a été prise avant le 14 mai 1945. Ça j’en suis certain, car Walter Norman Douglas n’a pas survécu à la guerre…

Un bête accident le 14 mai 1945…

Une décharge de fusil accidentelle en plein visage alors qu’il était allongé dans son lit!