Les Fusiliers Mont-Royal – un commentaire à propos de bretelles

Mon blog est plutôt tranquille depuis mon dernier billet écrit le 28 mars sur le FMR. Je ne voulais pas mettre en ligne ce billet le premier avril…, car ceci est une histoire vraie.

Un lecteur cherche plus d’information sur un don de bretelles aux gars qui faisaient partie de l’unité combattante des Fusiliers Mont-Royal pendant la Seconde Guerre mondiale. Il m’écrit ceci:

Un don avait été fait par le colonel Roméo Gauvreau (colonel honoraire et père du brigadier général Guy Gauvreau).

Pourquoi ce don? D’où est venue cette idée ou quelle était la nécessité? L’armée canadienne n’en fournissait-elle pas déjà ou était-ce en plus de celles qui étaient fournies? Quand exactement et en quelles circonstances ? Combien de paires de bretelles furent données? Le FMR était-il le seul régiment à en disposer ? Se portaient-elles comme n’importe quelle autre paire de bretelles ou avaient-elles de particularités? Quelqu’un en aurait-il conservé une paire comme souvenir de guerre ou autre?

Comme je le disais, je ne sais pas grand chose des Fusiliers Mont-Royal, encore moins au sujet de bretelles. En tout cas Adrien Tremblay n’en portait pas sur cette photo prise le 31 janvier 1944 avant de se retrouver overseas

Adrien Tremblay janvier 1944

Pour en savoir plus sur Roméo Gauvreau…

Source:

http://lesfusiliersmont-royal.com/musee/fr/mediatheque-item/romeo-gauvreau/

ROMÉO GAUVREAU

Après les membres de la famille Forget (Sir Rodolphe et Maurice) qui seront tous deux colonels honoraires du régiment, les Fusiliers Mont-Royal connaîtront une autre famille dont le père et le fils serviront comme colonels honoraires.

En effet, le financier J. Roméo Gauvreau, père du brigadier général Guy Gauvreau, un des militaires les plus prestigieux de l’histoire du régiment Les fusiliers Mont-Royal, servira lui-même comme colonel honoraire dès 1941 au cours de la Deuxième guerre mondiale. Outre son fils le brigadier-général Guy Gauvreau, deux autres fils serviront au sein du régiment : Jacques aura le grade de major et Marcel le grade de caporal.

C’est donc dire que quatre membres de la famille Gauvreau porteront l’uniforme régimentaire à une époque ou une autre.

Les membres des Fusiliers Mont-Royal, en service durant la Deuxième Guerre se souviendront surtout du colonel J. Roméo Gauvreau comme étant celui qui aura fourni à chacun une paire de bretelles qui s’avérera très utile.

C’est cependant surtout à partir de 1932, comme deuxième vice-président du Parc Belmont, célèbre parc d’attractions moderne, situé à Cartierville, sur les bords de la Rivière-des-Prairies pendant un demi-siècle, qui avec sa trentaine de manèges et de montagnes russes à charpente de bois feront la joie de plusieurs générations d’enfants que Roméo Gauvreau se fera connaître.

À cette époque, le premier vice-président de la compagnie est l’entrepreneur bien connu Charles-Émile Trudeau, le père du futur premier ministre du Canada Pierre Elliot Trudeau. C’est en 1993 que J. Roméo Gauvreau deviendra président, poste qu’il occupera jusqu’à son décès en 1967. Son fils, le major Jacques Gauvreau, lui succédera jusqu’en 1979.

Par ailleurs, le Colonel J. Roméo Gauvreau sera également connu dans le domaine sportif en tant que vice-président des Royaux de Montréal, l’équipe professionnelle de baseball de Montréal qui pendant plusieurs décennies jouera au Stade Delormier en tant que filiale des Dodgers de Brooklyn au sein de la Ligue internationale de baseball. Le Colonel J. Roméo Gauvreau figure d’ailleurs sur la photo officielle de la signature du contrat de Jackie Robinson comme premier joueur noir à évoluer dans le baseball professionnel américain.

Souvenirs de guerre

Souvenirs de guerre avait débuté par l’histoire d’un jeune marin qui avait menti sur son âge. Il en avait assez de son père autoritaire selon lui. On serait au début 1944. Pierre s’enrôle dans la Royal Canadian Navy et se retrouvera dans la salle des machines du HMCS Athabaskan G07 le 29 avril.

En juillet 2009, 65 ans plus tard il en parle pour la première fois lors d’une réunion de famille alors que celle-ci parlait plutôt de son frère Jean blessé sur les plages de Normandie.

Jean faisait partie des Fusiliers Mont-Royal.

Lui, les Fusiliers Mont-Royal, il les surnommait les Fous alliés Mont-Royal!

Selon les historiens, les Fusiliers Mont-Royal n’étaient pas sur les plages le 6 juin, pourtant Jean s’y trouvait avec un éclat d’obus dans le ventre, blessure qui allait se transformer en cancer au début des années 60.

Pierre, Jacques et Jean

Je ne connais rien des Fusiliers Mont-Royal sauf qu’un cousin de mon père en faisait partie. Adrien Tremblay n’est jamais revenu de Hollande.

2008-08-27 Adrien Tremblay

De l’automne 1944 au printemps 1945, la Première armée canadienne a joué un rôle important dans la libération des Pays-Bas et du peuple néerlandais, qui souffrait de la famine et d’autres privations sous le contrôle des Allemands de plus en plus désespérés. Les chaleureux rapports qui existent toujours entre le Canada et les Pays-Bas constituent un émouvant témoignage du sacrifice ultime consenti par des milliers de Canadiens et de la gratitude éternelle qu’éprouvent le peuple néerlandais d’avoir été libéré de la tyrannie qui régnait dans leur pays.

Source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/second-world-war/liberation-netherlands

 

Sa mère Alice Métayer aurait attendu Adrien toute sa vie avant de mourir en 1982 pour le rejoindre au paradis…

Alice Métayer Aurele Tremblay 1919

Souvenirs de guerre se veut un lieu de partage où vos souvenirs de guerre et ceux de vos proches rendent hommage à ceux qui ont combattu pour la liberté.

Laissez-moi un commentaire.

Je réponds toujours…

 

 

Un commentaire oublié sur un site Internet disparu…

The webpage for the history of 404 Squadron is well presented. I was a member of the squadron from April 1943 to July 1944. The write-up about the events of May 1st, 1943 should include the name of the Pilot and the Nav (W) which were David Andrew as the pilot and André Lauzon as navigator. They were flying the Beaufighter “B”. The aircraft was hit by over 100 machine gun bullets. No 20 mm cannon were fired; the Messerschmitt pilot had evidently not engaged his cannons… This may explain why the Beau was able to make it back with 2 flat tires, the port engine leaking oil, no air pressure, and no hydraulics.

It would be appreciated if somehow the names of the aircrews were mentioned. Andrew and Lauzon both completed a 38 operations tour, terminating in July, 1944.

I am enclosing a photo of the pilot David Andrew and the navigator Andre Lauzon, together with a photo of B taken by myself before the Beau was towed away in the hangar out of bounds.

Ces deux photos sont tirées du site Internet disparu…
PL30042

PL30043

Book review

Book review

Bagotville 75 Years of Air Defence.

by Pierre Gillard, aeronautical reporter, 5 December 2017

The first thing you will most certainly notice when you buy this book by Marc-André Valiquette is its price! But as soon as you have it in your hands, you’ll understand why: it weighs exactly 2.9 kilograms and has 512 pages, a very large number of which are in colour. In terms of weight/price, you’re a winner, as well as, rest assured, in terms of value for the price. Indeed, in recent years, this author has accustomed us to books of excellent quality, and this one about the history of Canadian Forces Base Bagotville is also proving to be a masterpiece of historical research, documents and stories. Everything is related to it with a flawless historical meticulousness. As has been the case since Marc-André’s first title, the text is bilingual in order to satisfy all audiences. It includes both a detailed chronology of all the events that have marked the history of the base and the stories of pilots who have been assigned to it. The importance of Bagotville base, both during the Second World War when it was used to train Canadian and allied pilots, and during the Cold War when it was at the forefront of a possible Soviet air attack, is also apparent when reading it. Through this book, we can also recall some of the natural disasters that occurred in the Saguenay region and note the involvement of the military personnel on the base in the rescue operations. The layout is very well executed and what is amazing is to see the impressive quantity of photographic documents, often unpublished, that resurface and are included in this book for our greatest joy. Once again, Marc-André Valiquette has signed an essential historical work.

Imaviation, Laval, QC, June 2017, 512 pages, numerous illustrations in black and white and in colour.

ISBN 978-2-9811552-9-0.

Critique de livre

Critique du livre Bagotville 75 ans de défense aérienne.

par Pierre Gillard, reporter aéronautique, 5 décembre 2017

La première chose que vous allez très certainement remarquer en acquérant cet ouvrage de Marc-André Valiquette est son prix ! Mais dès que vous l’aurez dans les mains, vous comprendrez pourquoi : il pèse exactement 2,9 kilogrammes et compte 512 pages dont un très grand nombre en couleur. Au rapport poids/prix, vous êtes gagnants tout comme, rassurez-vous, au niveau du rapport qualité/prix. En effet, ces dernières années, cet auteur nous a habitué à des livres d’excellente facture et celui-ci au sujet de l’histoire de la base des Forces canadiennes de Bagotville se révèle également comme étant un chef–d’œuvre de recherches historiques, de documents et de récits. Tout y est rapporté avec une minutie historique sans faille. Comme c’est le cas depuis le premier titre de Marc-André, le texte est bilingue afin de satisfaire tous les publics. Celui-ci comporte autant la chronologie détaillée de tous les événements ayant marqué l’histoire de la base que des récits de pilotes qui y ont été affectés. À la lecture, on comprend aussi l’importance de la base de Bagotville, tant durant la Seconde Guerre mondiale alors qu’elle était utilisée pour l’entraînement des pilotes canadiens et alliés, que durant la Guerre froide où elle était aux avant-postes d’une éventuelle attaque aérienne soviétique. Par l’entremise de cet ouvrage, on peut aussi se remémorer quelques catastrophes naturelles ayant eu lieu dans la région du Saguenay et noter l’implication des militaires de la base dans les opérations de sauvetage. La mise en pages est très bien exécutée et ce qui est stupéfiant, c’est de voir l’impressionnante quantité de documents photographiques, souvent inédits, qui refont surface et qui se trouvent inclus dans ce livre pour notre plus grand bonheur. Une fois de plus, Marc-André Valiquette a signé un ouvrage historique essentiel.

Imaviation, Laval, QC, juin 2017, 512 pages, nombreuses illustrations en noir et blanc ainsi qu’en couleur.

ISBN 978-2-9811552-9-0.