Les grands oubliés de la Deuxième Guerre mondiale

Tout le monde reconnaît Roger Savard?

Non?

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Un commentaire oublié sur un site Internet disparu…

The webpage for the history of 404 Squadron is well presented. I was a member of the squadron from April 1943 to July 1944. The write-up about the events of May 1st, 1943 should include the name of the Pilot and the Nav (W) which were David Andrew as the pilot and André Lauzon as navigator. They were flying the Beaufighter “B”. The aircraft was hit by over 100 machine gun bullets. No 20 mm cannon were fired; the Messerschmitt pilot had evidently not engaged his cannons… This may explain why the Beau was able to make it back with 2 flat tires, the port engine leaking oil, no air pressure, and no hydraulics.

It would be appreciated if somehow the names of the aircrews were mentioned. Andrew and Lauzon both completed a 38 operations tour, terminating in July, 1944.

I am enclosing a photo of the pilot David Andrew and the navigator Andre Lauzon, together with a photo of B taken by myself before the Beau was towed away in the hangar out of bounds.

Ces deux photos sont tirées du site Internet disparu…
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PL30043

Pic – Le mot de la fin

Comment honorer un pilote de Spitfire canadien-français…?
J’avais trouvé ceci sur un forum l’an dernier.

On 24/12/1944 F/O. Picard of 416 Squadron made a crashlanding with his Spitfire LF.XVI SM308 at Evere airbase (Belgium). His plane had been damaged by US flak. Who can supply me the full name of this (probably) Canadian pilot ?

Many thanks and best regards

Luc

Puis Luc remettait ça…

Hi,

The orb of the Squadron (AIR27/1816) mentions that he was posted at this Squadron on 28/09/1944 and that he left to BPC during November 1945. The full name of this Canadian pilot (J/22883) is however not mentioned. What is BPC ?

Best regards

Luc

Richard avait le nom…

Luc. Taken from the Canada Gazette Joseph Fernand Guy Henri Picard J-22883
Richard

Voici ce que j’avais sur Pic. Une photo prise au No.13 SFTS St. Hubert.

Pic Picard est assis le troisième à droite. J’avais colorisé la photo afin de l’envoyer au grand debout dans la deuxième rangée.

Gordon Mackenzie Hill avait cette photo parmi une centaine d’autres qu’il avait précieusement conservées.

Gordon est à droite avec son ami Pic.

Picard et Hill

Il avait aussi celle-ci qui avait fait la une dans les journaux du Québec…The French Connection. B.90 Nault - Picard - Menard - Brouillard
Je termine mon hommage à Pic Picard avec cette photo prise à Petit Brogel en Belgique. Nius sommes au mois de mars 1945.Pilots at B-90 Petit-Brogel, Belgium Mar. 45.
Gordon Hill avait identifié pour la postérité tous les aviateurs qui apparaissent sur la photo avec la date d’arrivée dans l’escadrille 416.Pilots at B90 Petit Brogel
1. Chris Preston, J44034, arrivé le 21 février 1945.
2. Gordon Hill, [Gordie] arrivé le 2 octobre 1944.
3. F/O W.D. Hill, J35989, [Wally] arrivé le 14 novembre 1944.
4. F/O K.J. Ken Williams, J9261, arrivé le 26 décembre 1944.
5. Jack Leyland, J26993, arrivé le 18 octobre 1944, ex-421e Escadron.
6. Le F/O Keith F. Scott, J21239, arrivé le 27 février 1945.
7. F/O S.H. Steve Straub, arrivé début octobre 1944.
8. Chuck Darrow, arrivé au début octobre 1944.
9. Larry L. Spurr, arrivé le 23 août 1944.
10. F/O B.E. Parry [Bert], J14717, arrivé le 13 janvier 1945.
11. F/O C.W. Haines [Cliff], J49322, arrivé le 21 janvier 1945.
12. F/Sgt. N. M. McGregor [Mac], R193516, arrivé le 21 janvier 1945.
13. Le F/O L. P. Comerford [Len], arrivé le 4 octobre 1944, ex-403e Escadron.
14. Le lieutenant d’aviation Neil G. Russell J8136, arrivé le 4 juillet 1944, ex-Malte, 2e tour.
15. F/O W.I. Gordon [Rocky], J6718, arrivé le 27 février 1945, à son 2e tour d’opérations.
16. S/L J.D. Mitchener DFC, [Jake], J16799, prend le commandement en novembre 1944, en remplacement du S/L J. F. McKiroy, DFC, fin de tour.
17. C.O. Le F/O G. A. Cameron [Joe silencieux], arrivé le 3 juillet 1944, ancien de Malte, 2e tour d’opérations.
18. Le F/O Vernon W. Mullen [Moon], arrivé le 15 mars 1945. Abattu par un P-51 américain, le 31 mars 45.
19. F/O L.J.R. Jean [Lou], arrivé le 20 octobre 1944.
20. F/O S.A. Round [Sam], J42360 arrivé le 3 février 1945.
21. W. L. McCallum [Mac] J37906, arrivé le 3 février 1945.
22. Walter Norman Douglas. [tué le 14 mai 1945, accident, coup de fusil en pleine figure].
23. F/O F.G.H. Picard,[Pic] arrivé le 29 septembre 1944.
24. P/O W.G.D. Roddie, [Bill], J86972, arrivé le 9 août 1944.
25. Sergent Brechnel, membre de l’équipe au sol.

On 24/12/1944 F/O. Picard of 416 Squadron made a crashlanding with his Spitfire LF.XVI SM308 at Evere airbase (Belgium). His plane had been damaged by US flak. Who can supply me the full name of this (probably) Canadian pilot ?

Le temps n’a pas favorisé l’aviation en décembre et vraiment nous avons été retenus au sol longtemps. Un matin, le soleil réussit enfin à percer le brouillard et nous reçûmes l’ordre de nous rendre au-dessus de St-Vith. Il s’agissait pour nous de bombarder des concentrations de troupes et de détruire du matériel. Regardez ces photos, nous ne les avons pas manqués. Mais la flak était dense et bien dirigée. En fait nous étions partis cinq Spits et deux sont revenus. Je fus atteint sous le fuselage et lorsque que je revins à la base je m’aperçus que je ne pouvais descendre mes roues pour l’atterrissage. Il me fallait faire tomber mon réservoir auxiliaire d’essence et tenter un atterrissage sur le ventre. C’était la 1ère fois que je tentais l’expérience. Lorsque mon réservoir se détacha je demandai toute la piste et vogue la galère. Mon Spitfire épousa le sol de façon magnifique. Je me suis remis un petit verre de cognac ensuite.

Pic Picard

Un de mes lecteurs m’a envoyé récemment cet article de journal.

Le Nouvelliste 1945-03-07_07b

Le Nouvelliste

TROIS-RIVIÈRES, MERCREDI 7 MARS 1945

Les aventures d’un pilote de Spitfire

« Vous êtes veinard de me trouver ici aujourd’hui » me dit le lieutenant d’aviation Fernand Picard, de Montréal (1244 Boulevard Gouin Ouest) pilote de Spitfire de l’escadrille City of Oshawa actuellement en Belgique. Je pars cet après-midi en congé de deux semaines. Je m’en vais faire du ski à Chamonix. C’est un coin de pays dont je rêve depuis longtemps. »

Picard a cinquante heures de vol en opération de guerre. Sans doute oubliera-t-il à la frontière suisse les dernières envolées au-dessus de la mitraille. Nous prenons le déjeuner ensemble nous causons longuement.

Cet aviateur montréalais est dans l’Aviation canadienne depuis octobre 1941. Il gradua à St-Hubert en 1943 et puis se rendit en Angleterre où il put parfaire son entraînement au vol de guerre. C’est en septembre dernier qu’il prenait part à une mission sur Arnhem, sa première et dont il se souviendra toujours.

« Pour une première opération ce fut dur » raconte-t-il. « II s’agissait pour nous d’exercer une surveillance étroite au-dessus d’un pont que des parachutistes allemands voulaient faire sauter. La Luftwaffe fut très active ce jour-là. Notre mission fut assez productive puisque le pont resta en place et que nous descendîmes sept F. W. 190. Un huitième fut assez endommagé.

—Quelles furent alors vos impressions?

— Oh je vous assure bien que j’étais trop occupé. Nous sortons de nous mêmes dans des moments pareils. Ce n’est qu’au retour que nous semblons réaliser vraiment ce qui vient de se passer.

Le lieutenant Picard a effectué toutes ses sorties vers l’Allemagne et au-dessus des objectifs les mieux défendus. Il est d’avis que le nouveau système de défense anti-avion des Boches est plus terrible qu’il y a un an. « Dans certains coins il fait chaud je vous l’assure. II leur est très difficile de nous atteindre nous autres tout de même. Ils frappent mieux les bombardiers. J’ai pris part à quelques missions en Ardennes belges récemment… »

— Tiens vous devez avoir quelque chose d’intéressant à raconter à ce sujet n’est-ce pas?

— Le temps n’a pas favorisé l’aviation en décembre et vraiment nous avons été retenus au sol longtemps. Un matin, le soleil réussit enfin à percer le brouillard et nous reçûmes l’ordre de nous rendre au-dessus de St-Vith. Il s’agissait pour nous de bombarder des concentrations de troupes et de détruire du matériel. Regardez ces photos, nous ne les avons pas manqués. Mais la flak était dense et bien dirigée. En fait nous étions partis cinq Spits et deux sont revenus. Je fus atteint sous le fuselage et lorsque que je revins à la base je m’aperçus que je ne pouvais descendre mes roues pour l’atterrissage. Il me fallait faire tomber mon réservoir auxiliaire d’essence et tenter un atterrissage sur le ventre. C’était la 1ère fois que je tentais l’expérience. Lorsque mon réservoir se détacha je demandai toute la piste et vogue la galère. Mon Spitfire épousa le sol de façon magnifique. Je me suis remis un petit verre de cognac ensuite.

—Mais en plus de ces missions d’attaque, est-ce que vous êtes chargé d’un autre travail les airs?

— Oui, nous faisons l’escorte des Mitchell et des Marauder. Voilà un travail intéressant. Nous ne rencontrons pas beaucoup d’avions ennemis et la besogne nous est plutôt facile.

Le lieutenant Picard aime son métier. II est heureux dans les airs et comme tous nos pilotes canadiens il est le premier rendu dans sa carlingue lorsqu’il s’agit d’aller démontrer aux Boches de quel bois se chauffent les nôtres.

—Vous étiez ici le 1er janvier lorsque les Allemands ont effectué leur raid sur les aérodromes?

— Oui j’y étais. Il est admis que ce fut une surprise, mais ils l’ont payé cher. Je ne crois qu’ils se risquent de nouveau car ils trouveront certains changements dans la réception.

TRANSLATION

Le Nouvelliste

TROIS-RIVIÈRES, WEDNESDAY, MARCH 7,1945

The adventures of a Spitfire pilot

« You’re lucky to be here today, » said Flying Officer Fernand Picard of Montreal (1244 Gouin Boulevard West), Spitfire pilot of the City of Oshawa Squadron in Belgium. I’m going on a two-week leave this afternoon. I’m going skiing in Chamonix. It’s a part of the country I’ve been dreaming about for a long time. »

Picard has 50 hours of flight time in wartime operations. At the Swiss border, he will no doubt forget the last flights over war-torn Europe. We had lunch together and talked for a long time.

This Montreal aviator has been with the Canadian Air Force since October 1941. He graduated in St. Hubert in 1943 and then went to England where he was able to perfect his flight training. It was last September that he took part in a mission to Arnhem, his first and one he will always remember.

« For a first operation it was hard, » he says. » We had to keep a close watch over a bridge that German paratroopers wanted to blow up. The Luftwaffe was very active that day. Our mission was quite productive as the bridge remained in place and we shot down seven F.W.190. An eighth one was quite damaged.

―What were your impressions then?

―Oh I assure you, I was too busy. We don’t think about anything at times like this. It’s only when we get back that we seem to realize what really happened.

Lieutenant Picard made all his sorties over Germany and over the best defended objectives. He’s of the opinion that the German’s new air defense system is worse than it was a year ago. « In some places it was hot, I assure you. It was very difficult for them to reach us anyway. They hit bombers better. I’ve been on some missions in the Belgian Ardennes lately… »

―Here you must have something interesting to tell about it, don’t you?

―The weather was good for flying in December and we were really struck for a long time on the ground. One morning, the sun finally broke through the fog and we were ordered to go over St-Vith. It was about bombing concentrations of troops and destroying equipment. Look at these pictures, we didn’t miss them. But the flak was dense and well directed. In fact we five Spitfires were sent and two came back. I was hit under the fuselage and when I came back to the base I realized that I could not lower my landing gear. I had to drop my auxiliary fuel tank and try to land on the belly. It was the first time I had tried this manoeuvre. When my drop tank came off I asked for the whole runway to land. My Spitfire touched ground in a beautiful way. I got myself a little glass of cognac after.

―But in addition to these attack missions, what other kind of work do you have in the air?

―Yes, we escort Mitchells and Marauders. That’s an interesting job. We do not encounter many enemy planes and the task is rather easy for us.

Lieutenant Picard likes his job. He is happy in the air and like all of our Canadian pilots, he is the first one in his cockpit when the time comes to show the Germans what kind of pilots our people are.

―Were you here on January 1 when the Germans raided the airfields?

―Yes, I was there. It was admittedly a surprise, but they paid a heavy price for it. I don’t think they’re going to risk it again because they’ll find some changes in the reception.  

Fernand Picard était surnommé Pic par Gordon MacKenzie Hill.

Pic Picard B.174

J’avais écrit un billet sur Souvenirs de guerre en espérant un jour retrouver un descendant.
J’ai finalement eu ma réponse…

Fernand Picard 1917-1986

Book review

Book review

Bagotville 75 Years of Air Defence.

by Pierre Gillard, aeronautical reporter, 5 December 2017

The first thing you will most certainly notice when you buy this book by Marc-André Valiquette is its price! But as soon as you have it in your hands, you’ll understand why: it weighs exactly 2.9 kilograms and has 512 pages, a very large number of which are in colour. In terms of weight/price, you’re a winner, as well as, rest assured, in terms of value for the price. Indeed, in recent years, this author has accustomed us to books of excellent quality, and this one about the history of Canadian Forces Base Bagotville is also proving to be a masterpiece of historical research, documents and stories. Everything is related to it with a flawless historical meticulousness. As has been the case since Marc-André’s first title, the text is bilingual in order to satisfy all audiences. It includes both a detailed chronology of all the events that have marked the history of the base and the stories of pilots who have been assigned to it. The importance of Bagotville base, both during the Second World War when it was used to train Canadian and allied pilots, and during the Cold War when it was at the forefront of a possible Soviet air attack, is also apparent when reading it. Through this book, we can also recall some of the natural disasters that occurred in the Saguenay region and note the involvement of the military personnel on the base in the rescue operations. The layout is very well executed and what is amazing is to see the impressive quantity of photographic documents, often unpublished, that resurface and are included in this book for our greatest joy. Once again, Marc-André Valiquette has signed an essential historical work.

Imaviation, Laval, QC, June 2017, 512 pages, numerous illustrations in black and white and in colour.

ISBN 978-2-9811552-9-0.