Tibé en permission à Bromptonville – Prise 2

Cet article écrit en 2011 prend tout son sens à la suite de ce commentaire que je viens de recevoir de Florence…

Merci de partager ces photos et leur histoire avec le reste du monde.
Mon grand-père, 

Ces photos étaient jusqu’à maintenant inconnues de mon père – et fort probablement de mes oncles et tantes.
Je n’ai malheureusement pas pu le connaître alors chaque petit morceau me permettant d’en apprendre un peu plus sur lui me sont chers.
Merci

Billet original

Tel que promis, je suis de retour.

Tibé est revenu quelquefois à Bromptonville durant la guerre.

Son neveu a de superbes photos durant ses congés. Mario, un de mes lecteurs, sera fort ravi de voir des gens de Bromptonville… Jacques m’en a identifié quelques-uns.

C’est le visage de Tibé qui m’intéresse surtout avec son air sérieux et militaire sur deux des trois photos.

On voit dans ses yeux beaucoup de fierté à servir son pays et à défendre la liberté.

Une petite tranche d’histoire de l’histoire de Bromptonville durant la Deuxième Guerre mondiale.

Je me dis que les gens de Bromptonville ont dû être fier de Tibé sans parler des filles qui ont dû être en pâmoison  en voyant cette jeune recrue aviateur.

Tibé n’a probablement jamais parlé de la guerre à son retour comme tant de vétérans d’ailleurs. En fait je suis certain qu’il n’en jamais parlé.

Ce long silence sur ses 33 missions n’a duré que 2 ans.

Pour d’autres vétérans, le silence continue encore après 66 ans.

Je le sais, j’en ai rencontrés et ils me l’ont confié.

Pour terminer sur une note plus gaie, cette photo prise après avril 1942, car Tibé porte maintenant ses ailes de pilote.

Il déguste une bonne Frontenac avec deux amis.

Je me suis pas un expert en bière…

C’est Jacques Gagnon qui m’a dit la sorte de bière que les gars buvaient.

Pis Tibé… l’entraînement militaire…

Fin du billet original

Adonia Nadeau, 3e homme à genoux à partir de la gauche

 l’homme à l’arrière au centre

3e homme sur la gauche

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Le Berlin Kid – Prise 2

Prise 1

Vétérans des bombardements

Date de diffusion : 7 mai 1995

Trois vétérans de l’escadron des Alouettes, Paul Bourdages sans-filiste, Roland Roy, navigateur et Jean Ouellette, bombardier, et le pilote Roger Coulombe de l’escadron 426 se rappellent leurs missions en Allemagne :

Cliquez ici pour visionner.

Prise 2

Une lectrice m’a demandé si j’avais plus d’information sur le Berlin Kid.

J’ai trouvé la citation pour sa DFC.

COULOMBE, WO (now P/O) Joseph Albert Roger (R96703/J19380)

Distinguished Flying Cross

– No.426 Squadron

– Award effective 25 January 1944 as per London Gazette dated 8 February 1944 and AFRO 644/44 dated 24 March 1944. Born 12 September 1920; home in Montmagny, Quebec; enlisted Quebec, 21 July 1941. Trained at No.3 ITS (graduated 14 March 1942), No.11 EFTS (graduated 4 June 1942) and No.13 SFTS (graduated 25 September 1942). Posted overseas, October 1942; commissioned 21 November 1943; repatriated 18 June 1945; released 6 September 1945. Served in RCAF Primary Reserve, 10 September 1954 to 15 November 1956. Award presented 25 February 1949.

Warrant Officer Coulombe has completed many sorties including eight against Berlin. One night in December 1943 he took part in an attack on the German capital and whilst over the target his aircraft was intercepted by a fighter. The enemy aircraft made several attacks but Warrant Officer Coulombe skilfully evaded them without sustaining damage until the final attack when one of the bomber’s engines was hit. Later the aircraft was hit by shrapnel. The hydraulic system was damaged and one of the petrol tanks was pierced. Nevertheless Warrant Officer Coulombe flew the damaged bomber back to this country. This Warrant Officer has invariably displayed great skill, courage and resolution.

NOTE:

DHist file 181.009 D.4431 (RG.24 Vol.20649) has interesting correspondence on another « unofficial » award. On 31 March 1944, S/L C.L. Tufts, on behalf of Base Commander, No.62 Base, reported that the Secretary to British Legation, Panama, had forwarded to Bomber Command twelve watches, the gift of Senor Adalbert Fastlich, who asked they be given to the bomber crew that had dropped the largest weight of bombs on Berlin. The watches were anti-magnetic, water-proof and shock-proof. Bomber Command allotted two watches to certain Groups to distribute. HQ No.6 Group had concluded that two squadrons – No.426 and 408 – had dropped the largest loads on Berlin. The CO of Station Linton was asked to choose an officer from one and an NCO from the other « who not only made the most trips to Berlin but dropped the heaviest loads. » On 6 April 1944, CO of No.426 Squadron nominated Pilot Officer Coulombe, who had flown 12 trips to Berlin with the following loads:

 

Date                H.E.                             INCENDIARIES

23.8.43           1 x 4,000                    2 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

3.9.43             1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 3 x 8 30-lb.

18.11.43         1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 1 x 8 30-lb.

23.11.43         1 x 4,000                    6 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

26.11.43         1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 1 x 8 30-lb.

2.12.43           1 x 4,000                    6 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

16.12.43         1 x 8,000                    2 x 90 four-lb.

29.12.43         1 x 4,000                    7 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

20.1.44           1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 3 x 150 four-lb, 2 x 8 30-lb.

27.1.44           1 x 4,000                    2 x 150 four-lb.

30.1.44           1 x 4,000                    4 x 90 four-lb., 2 x 150 four-lb., 3 x 8 30-lb.

24.3.44           1 x 1,000                    6 x 90 four lb, 9 x 8 30-lb.

 

« On two occasions this officer’s aircraft was attacked and badly damaged by fighters over the target, and for one of these sorties he was awarded an immediate DFC. He is a very keen and reliable pilot and it is highly recommended that he be presented one of the watches. »

 

* * * * *

Sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril, 1923-1945: Prise 2

Un commentaire éloquent juste laissé sur mon blogue à propos du sous-lieutenant d’aviation Jean Maurice d’Avril.

Après avoir lu le livre de Hessel sur Jean-Maurice D’Avril et un tas de livres sur le traitement de prisonniers allemands au Canada, on a traité ces Allemands aux petits oignons comparé à ce qu’ils ont laissé faire les civils à nos soldats capturés.

Les Allemands, ils s’en foutaient pas mal éperdument de la convention de Genève. Mon oncle s’était fait descendre en descendant en parachute là-bas, selon un de ses confrères. Y a pas plus lâche que descendre un soldat descendant en parachute; pour moi c’est comme descendre un homme désarmé.

C’est sûr, on dira ‘C’est la guerre’ mais des actions comme ça ne montrent pas beaucoup d’honneur à ceux qui les ont exécutées.

Néanmoins, je félicite monsieur Peter Hessel pour le courage qu’il a eu d’aller en Allemagne dans son patelin pour ériger cette plaque commémorative de Jean-Maurice D’Avril, même si les néo-nazis l’ont endommagée.

Aucun crédit au gouvernement pour n’avoir même pas levé le petit doigt après la guerre pour au moins essayer de savoir ce qui était arrivé de la dépouille de J-M D’Avril ni même pas contribué aux dépenses de Peter Hessel.

Daniel Leonard, Drummondville(QC)

À la mémoire de
Sous-lieutenant d’aviation
HENRI JEAN MAURICE JOSEPH  D’AVRIL
décédé le 5 mars 1945


Service militaire :

Numéro matricule : J/93925
Âge : 22
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.

Renseignements supplémentaires :

Fils de Henri et Cécilia D’Avril, de Montréal, Québec.

Informations sur le lieu d’inhumation :

Cimetière :
CIMETIÈRE DE LA GUERRE DE 1939-1945 DE BERLIN

C’est ce sous-lieutenant que j’ai trouvé en cherchant des informations sur Joe Lecomte.

Wing Commander Joe Lecomte

On a écrit un livre qui parle du sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice d’Avril.

Le livre est en anglais par contre.

Le sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril a été descendu alors qu’il allait faire une mission sur la ville de Chemnitz.

J’ai trouvé ces informations sur le site officiel de la RAF. [Je traduis pour vous]

5/6 mars 1945

Chemnitz;

760 avions –
498 Lancasters, 256 Halifaxes, 6 Mosquitos – pour continuer l’Opération Thunderclap.

L’opération a mal commencé quand 9 avions du Bomber Group No 6 se sont écrasés près de leurs bases peu de temps après le décollage à cause des conditions glacées. L’escadrille 426 à Linton-on-Ouse a perdu 3 des 14 Halifax qui prenaient part au raid de la même manière, avec un seul aviateur survivant. 1 des Halifax s’écrasa dans la ville de York, tuant quelques civils.

22 autres avions furent perdus dans l’opération –
14 Lancasters et 8 Halifax.

248 Lancasters et 10 Mosquitos du Group No 5 ont attaqué une raffinerie d’essence synthétique à Böhlen.
La cible était couverte de nuages mais quelques dommages furent causés à la raffinerie.
4 Lancasters ont été perdus.

75 Mosquitos à Berlin, 15 à Gelsenkirchen et 36 en petits groupes pour 6 autres cibles, 52 sorties de contremesure pour brouiller les radars ennemis , 27 patrouilles de Mosquitos.
5 avions perdus –
2 bombardiers Mosquitos dans le raid de
Berlin,  1 Mosquito perdu lors du raid à Hallendorf, 2 avions de contremesure (1 Halifax et 1 Stirling, ce dernier que l’on croit avoir été abattu par la D.C.A. d’une unité américaine).

Effort total pour la nuit :
1223 sorties, 31 avions (2,5 pour cent) perdus et  10 de plus lors d’écrasement en Angleterre.

Cet équipage faisait partie des équipages perdus.


F/O J. Desbiens RCAF et l’équipage, volant sur un Halifax III PN-173, nom de code KW-Q, ne retourna pas à sa base après l’opération.

      P/O A. Minguet RCAF
      F/Sgt G. Tremblay RCAF–POW
      F/O J. Parent RCAF–POW
      F/Sgt Henri Jean-Maurice D’Avril RCAF
        F/Sgt G. Langevin RCAF–POW

    F/Sgt L. Lamontagne RCAF–POW

    3 membres de l’équipage furent tués et 4 furent faits prisonniers.

    L’histoire du sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril a fait l’objet d’un livre, mais ça je vous en reparlerai après que j’aurai présenté l’équipage du Halifax KW-Q.

    Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur l’escadrille Alouettes.

    Souvenirs de guerre

    Deux blogues fascinants en langue anglaise.

    Un blogue du fils d’un soldat américain d’origine japonaise. Ce soldat faisait partie d’une unité « top secret »

    http://p47koji.wordpress.com/2012/05/15/masako-and-spam/

    Families are the result of decades of relationships, twists of fate and world events.  It is unbelievable how one decision can ultimately determine how many descendants will be brought into this world…or what happens to them.

    Twists of fate and world events can put siblings on opposite sides of a fence.  In my case, my uncle donned on the uniform of the Japanese Imperial Army during World War II and died on Leyte. My father, although a US citizen like my uncle who was killed, was imprisoned in stateside “camps” during WWII by President Franklin D. Roosevelt – just one among over 110,000 Americans of Japanese descent. Dad then enlisted for the legendary 8th US Army’s Military Intelligence Service after being released from camp.

    Un blogue de la fille d’un parachustiste de la 11e division aéroporté américaine qui se retrouve dans la campagne de la reconquête des Philippines. Elle raconte les événements que son père a vécu à partir des lettres que celui-ci à écrit à sa mère.

    http://pacificparatrooper.wordpress.com/2012/09/05/everett-smiths-scrapbook/

    During my project of  transposing my father’s scrapbook into my computer to preserve it, my research into the 11th Airborne, the Pacific War and the state of the world during that era grabbed my interest.  I amassed a nice size manuscript with bibliography.  And I do not appear to be alone in this interest.

    I discovered a multitude of forums and websites dedicated to that era and people searching frantically for any information on their relatives.

    In the posts to follow I will include not just the photographs, information and portions of letters (if not all) from the scrapbook, but the political aspects of the past that brought the world to such an explosive state.  I will make every attempt to only post the facts.  Should I find that I wish to make my own opinions on a matter, I will state it as so.

    I sincerely hope you not only enjoy this site, but also locate information that is helpful.

     

    Léo Major…Un film

    J’ai écouté la fin de cette émission ce matin sur le caporal Léo Major…

    Son fils Jocelyn parlait de son père.

    Envoyé au front à 18 ans, formé en Écosse à la technique de combat, Léo Major libère à lui seul la ville de Zwolle, au Pays-Bas, à la suite du débarquement, en juin 1944. Il est le seul soldat canadien à avoir reçu deux médailles de conduite distinguée. En ce Jour du souvenir, on raconte son histoire en compagnie de son fils, Jocelyn Major, et du physicien et mordu d’histoire militaire, Miguel Tremblay.

    À force d’astuce, Léo Major a libéré à lui seul la ville de Zwolle, alors occupé par un millier de soldats allemands. Par un bruit si fort qui laisse croire que les renforts sont nombreux, il parvient à surprendre, puis à neutraliser les forces nazies alors tapies dans la ville.

    Major sera blessé à deux reprises durant la guerre. Il y perd l’usage d’un œil et reçoit des blessures sévères à la colonne vertébrale. Par deux fois, on lui ordonne de cesser le combat et de rentrer au pays. Il insiste néanmoins pour continuer et retourne même au front lors de la guerre de Corée, quelques années plus tard.

    De son vivant, Léo Major est resté discret sur les exploits qu’il a accomplis durant la guerre. Si bien que ce n’est qu’à l’âge de douze ans que son fils, Jocelyn Major, apprend la vérité. Depuis, il est le gardien de la mémoire de son père. Il collabore notamment à la préparation d’un film sur sa vie, lequel sera réalisé par Michel Jetté.
    « Au Pays-Bas, dans les environs de Zwolle, il est plus connu que Céline Dion », soutient-il.

    Ancien militant du parti Québécois et candidat d’Option nationale aux dernières élections provinciales, Miguel Tremblay est féru d’histoire militaire. Il a découvert l’histoire de Léo Major sur Internet et a depuis démarré une page Facebook en son honneur. Il trouve qu’on connaît trop mal nos héros militaires québécois.

    On se souvient…

    On n’a pas à juger…, mais à se souvenir.

    On se souvient tous d’un membre de notre famille qui est allé de l’autre bord.

    Fernand Hains
    collection Mario Hains

    On se souvient tous aussi d’un membre de la famille qui est allé se cacher dans le bois pour éviter d’aller se battre.

    On n’a pas à juger…, mais à se souvenir.

    On évite au Québec de se souvenir des mauvais souvenirs de cette époque de notre histoire.

    Vaut mieux pour certains que cette époque sombre dans l’oubli comme les multitudes de monuments en honneur de ceux qui sont morts il y a presque maintenant 70 ans.

    L’abbé Joncas avec la famille Ripoll
    collection Mario Hains

    Des fois, les souvenirs des vétérans se perdent dans leur mémoire qui faiblit. Le devoir de mémoire appartient donc maintenant à leurs descendants.

    Comme le texte de Mario Hains qui honorait avant-hier la mémoire de son père et aussi celle de son oncle Fernand.

    Vous pouvez m’écrire comme Mario.

    Je vous aiderai à raconter votre histoire ici comme ce commentaire anonyme laissé sur mon blogue en 2009.

    Mon père, qui a survécu au naufrage de la corvette Louisbourg en Méditerranée en 1943, n’avait pas de très bons souvenirs de la façon méprisante et injuste dont furent traîtés les marins québécois sur leurs navires et même après la guerre. Ainsi, mon père, blessé à la colonne vertébrale et les poumons affectés par les fumées toxiques de l’incendie de son bateau, ce médaillé canadien-français n’a jamais reçu de pension de vétéran et nous avons vécu dans la pauvreté jusqu’à ce que nous venions vivre à Sept-Îles qui vivait alors un boom de développement industriel et domiciliaire.

    Mon père fut même envoyé au cachot dans la prison de Gibraltar pour s’être défendu contre un Canadian qui l’insultait à répétition lui et les autres francophones de l’équipage!!!

    Mon père est décédé en 1973.

    Ce lecteur n’a jamais réécrit.

    On n’a pas à juger…, mais à se souvenir.

    Pour bien comprendre

    Quand j’ai fait la connaissance d’un autre passionné d’histoire de l’aviation cette semaine en faisant des recherches sur Dennis Connolly, j’ai compris que je ne suis pas le seul passionné d’aviation militaire qui écrit beaucoup.

    Sans le vouloir, Jean-Claude Augst m’a fait connaître un autre pilote des Forces françaises aériennes libres.

    Bien sûr Wiki n’est pas une source fiable à 100 %, mais on y retrouve des informations qui nous permettent d’aller plus loin. 

    Comme mon héros de jeunesse depuis 1961, ce pilote des Forces françaises aériennes libres, Pierre Clostermann, l’as français.

    J’ai un peu délaissé mon héros de jeunesse.

    Sauf que ma passion pour l’histoire de l’aviation s’est rallumée au contact de Marcel Bergeron de Bromptonville dont le héros de jeunesse était un pilote de Mosquito d’une escadrille très peu connue de la RAF.

    Mort en 1947, dans un accident d’avion, Eugène Gagnon, qui n’a jamais parlé de la guerre, parle à travers mes écrits depuis 2010.

    Elle se rallume encore avec la rencontre de ce pilote

    RAF 91 Squadron

    Une photo trouvée sur ce site…

    On y retrouve l’histoire d’un pilote des Forces Françaises Libres, Jean Demozay.

    Né à Nantes le 21 mars 1915. En 1927, il fréquente l’école Saint Joseph du Loquidy avant d’être envoyé au collège St John de Southesea en Angleterre. Quand éclate la guerre en 1939, Demozay s’engage et est affecté comme interprète auprès de la Royal Air Force (Squadron 1). Il y gagne le surnom de « Moses ».

    En 1940, la débacle le conduit à Nantes d’ou il rejoint l’Angleterre avec 16 mécaniciens sur un vieux bombardier bimoteur Bristol « Bombay » qu’il ont réparé. Il avait son brevet de pilote, obtenu à Rabat, et il a complété son expérience du vol avec des pilotes anglais sur un Miles Magister mais le bombardier multimoteur était une nouveauté pour lui. Après seulement trois mois à l’Operational Training Unit n°5, il est affecté comme pilote de chasse… au Squadron 1 sur Hawker « Hurricane » Mk IIa.

    Il fait partie des 13 pilotes français qui participent à la Bataille d’Angleterre. Le 8 novembre 1940, il revendique un Ju 88 et un Me 109 endommagés. En mars 1941, il est nommé flight commander et obtient sa première victoire sur Messerschmitt Me 109 et la DFC (Distinguished Flying Cross). En juin 1941, il est transféré au Squadron 242 ou il obtient 2 victoires sur Me 109.

    Le 5 juillet 1941, il est affecté au Squadron 91 équipé de Spitfire Vb. Le 17 juillet, il mitraille et coule un mouilleur de mines. Après un passage au quartier général du 11° Groupe, il revient au Squadron 91 dont il prend le commandement.

    Le 31 octobre 1942, il signe sa 21° et dernière victoire sur Focke-Wulf Fw190.
    Fin 1942, il est rappelé au Q.G. du 11° Groupe à la demande du Maréchal de l’Air Leigh-Mallory. Il est décoré de la D.S.O. (Distinguished Service Order). En 1943, il prend le commandement de Forces Aériennes Françaises du Moyen Orient où doivent être formés les pilotes français. Faute d’avion d’entrainement, il fait construire un petit biplace le « Rayack 43 » dont il fait lui même l’essai du prototype.

    En 1944 il constitue le Groupement Patrie qui harcèle les troupes allemandes dans le Sud Ouest. Il trouvera la mort dans un accident d’avion le 19 décembre 1945.

    Mon pilote de Spitfire que j’ai rencontré samedi dernier est sur la photo…

    On le voit avec d’autres pilotes de l’escadrille 91 de la RAF avec leur commandant Jean Demozay.

    Cette escadrille s’est couverte de gloire…

    From its humble beginnings as a reconnaissance flight, using second-hand aircraft at the very end of the Battle of Britain, No 91 ‘Nigeria’ Squadron went on to become one of the most famous units in RAF Fighter Command.

    It achieved outstanding results using new low-level interception tactics along the south coast of England, employing the very latest marks of Spitfire. Indeed, it was one of the few fighter units to be Spitfire-equipped throughout World War 2. Manned by a multifarious band of pilots from across the globe, No 91 ‘Nigeria’ Sqn also produced its fair share of aces. (source: Amazon)

    Pour en connaître encore plus, visitez le site de Jean-Claude Augst.

    Une belle rencontre virtuelle

    J’ai fait la connaissance d’un autre passionné d’histoire de l’aviation cette semaine.

    Sans le vouloir, il m’a fait connaître un autre pilote des Forces françaises libres.

    Cliquez ici. 

    Je connaissais déjà un pilote des Forces françaises libres depuis 1961, Pierre Clostermann, l’as français.

    J’avais reçu en cadeau de fin d’année le  livre Le Grand Cirque. J’avais 13 ans à l’époque et je finissais mes études primaires.

    50 ans déjà.

    Le Grand Cirque, je l’ai lu et relu maintes et maintes fois. C’était comme si j’avais volé avec Clostermann et tous ses amis pilotes.

    Ça c’est l’original que je possède encore.

    Il tombe en morceaux…, mais je le conserve précieusement.

    Ma passion pour l’histoire de l’aviation est toujours aussi vive et ma curiosité encore plus grande avec la rencontre Jean-Claude Augst.

    C’est lui qui est à l’origine du site qui rend hommage à Jean Maridor, un pilote  dont j’ignorais tout en 1963 comme en 2012 bien que, à bien y penser, le nom me disait quelque chose.

    Drôle de coïncidence, à quelques années près… Jean-Claude Augst écrit sur son site…

    En 1966, alors que je fis mes premiers pas dans le monde des avions, je découvrais l’histoire de ce héros, oublié de l’histoire, à travers le très beau livre de Marcel Jullian, « Jean MARIDOR, chasseur de V1 ».

    Drôle de coïncidence aussi d’avoir croisé samedi après-midi un pilote canadien qui aurait volé avec Jean Maridor dans l’escadrille 91 de la RAF.

    Cliquez ici.

    Dire que toute cette histoire a commencé par celle d’un marin de 16 ans, qui avait menti sur son âge pour s’enrôler dans la marine. Il était en train d’écrire une lettre dans la salle des machines du destroyer canadien Athabaskan le 29 avril 1944 quand tout à coup…

    Cliquez ici.