Le croiseur Colbert – Prise 3

Écrit en 2009, ce sont surtout les commentaires laissés par d’anciens marins à la suite du billet original qui sont intéressants à lire.

Cliquez ici pour ensuite vous rendre dans la section des commentaires.

Pour les autres qui se demandent de quoi je parle, vous pouvez lire ce qui suit…

Billet original

Je ne veux surtout pas relancer le débat…, mais un de mes lecteurs m’a écrit. Il a été marin dans la Marine nationale et a servi sur le Colbert.

photo01

Et, qui dit Colbert, dit nécessairement général de Gaulle.

photo13

Ce marin n’était pas à bord cependant quand le général est venu ici en 1967.

C’est mon lecteur qui m’a appris ce petit fait historique de l’histoire du Québec, et je voulais partager avec vous.

Voici donc cette petite capsule d’histoire. Elle dure 6 minutes, mais ça vaut la peine de se retremper dans l’atmosphère des années 60.

Cette vidéo est prise sur le site des Archives de Radio-Canada. Je mets le texte qui accompagne, car il est révélateur…

Cliquez ici

Vive le Québec libre!

Date de diffusion : 24 juillet 1967

Lorsque le général de Gaulle arrive à Montréal, le 24 juillet 1967, il est au Québec depuis la veille et gagne Montréal en suivant le Chemin du Roy.

Il doit ensuite poursuivre sa visite à Hull et à Ottawa, mais son discours et, surtout, son « Vive le Québec libre! » écourteront son périple.

Il reprend l’avion le 26 juillet, sans avoir rencontré le chef du gouvernement fédéral, Lester B. Pearson.

S’est-il laissé emporter par sa verve ou bien a-t-il sciemment lancé ce cri qui semble entériner le désir d’indépendance des Québécois?

Selon Alain Peyreffite, homme politique gaulliste, la phrase fatidique n’a pas été le fait d’une improvisation, pas plus, ajoute-t-il, que l’appel du 18 juin 1940 incitant les Français à résister à l’occupation allemande.

Il est venu, affirme Peyreffite, à Montréal en 1967 afin d’exhorter les Canadiens français à préserver leur identité française. « L’appel à la liberté, lancé le 24 juillet, n’eut rien de fortuit », avance-t-il.

En lançant son « Vive le Québec libre! », de Gaulle confirme les liens particuliers qu’il tisse depuis le début des années 1960 entre le Québec et la France, en cette période où le nationalisme québécois s’affirme. Ses relations avec le Canada resteront marquées par son voyage de l’été 1967.

Deux annotations du général sont significatives. Sur un télégramme reçu d’Ottawa et daté du 22 décembre 1967, de Gaulle écrit en marge : « Il faut soutenir le Québec. » Sur un autre télégramme, daté du 10 avril 1968, il affirme : « Nous n’avons aucune concession, ni même aucune amabilité, à faire à M. Trudeau, qui est l’adversaire de la chose française au Canada. »

-30-

Voici ce que j’ai appris sur le Colbert.

C’est sur ce site.

L’histoire du croiseur Colbert


Le croiseur Colbert à son arrivée dans le port du Havre (1962).

1. De la construction à la grande refonte

Bâtiment de défense anti-aérienne assurant la protection, soit d’une force aéronavale, soit des communications maritimes face à la menace aérienne envisageable pour les années 60, le croiseur Colbert fut inscrit au budget de 1953.

Mis en chantier à l’arsenal de Brest le 17 mai 1954, il y fut lancé le 24 mars 1956. Après les essais et mises au point ainsi que la traditionnelle croisière d’endurance, il fut admis au service actif le 5 mai 1959:

A l’époque de sa mise en service le croiseur antiaérien Colbert est armé de 8 tourelles doubles de 127 mm et 10 affûts doubles de 57 mm antiaérien. Son effectif comprend 70 officiers, 159 officiers mariniers et 748 quartiers-maîtres et matelots.

Bâtiment amiral de l’escadre de la Méditerranée début novembre 1959, le Colbert à toutes les activités habituelles de l’escadre. Il assure également des missions particulières : fin avril 1961 il ramène les cendres du maréchal Lyautey de Casablanca à Toulon. Le 29 septembre 1964 le général de Gaulle prend passage à bord à Arica (Chili) pour un voyage en Amérique latine.

Le 15 juillet 1967, le chef de l’Etat et son épouse embarque à nouveau à Brest. Le croiseur appareille et arrive à Québec le 23 juillet suivant. Le 24 le général prononçant son fameux « Vive le Québec libre » interrompt prématurément son séjour à bord, mais le bâtiment poursuit son programme en faisant escale à Montréal jusqu’au 30 juillet.


Arrivée dans le port de Tarente, Italie (1968 – auteur inconnu)

2. De la grande refonte au désarmement

Compte tenu des progrès rapides des performances des avions et de leurs armes, le Colbert, étant donné sa date de conception, se retrouve dix ans après son lancement, obsolète en considération de son armement. La coque et les appareils propulsifs n’ayant rien perdu de leur valeur, une modernisation complète des armes et équipements est décidée en 1969.

Les travaux débutèrent en avril 1970 après un débat houleux entre le chef d’état-major de la marine et le ministre de la défense nationale de l’époque. Ce dernier l’emporta bien évidemment et, pour des raisons budgétaires, la refonte fut moins complète que prévue. Ainsi les six tourelles de 100 mm qui devaient constituer l’artillerie principale furent réduite à deux. La mise en place de six rampes de lancement de missiles MM 38 Exocet fut reportée et l’installation d’un sonar de coque à dôme hissable fut abandonnée. La modernisation fut également moins poussée pour ce qui concerne la détection, la guerre électronique et l’habitabilité.

Réadmis au service actif en juillet 1973, le Colbert dispose d’un nouvel armement comprend :

– deux canons de 100 mm antiaérien en tourelles simples,
– six affûts doubles de 57 mm antiaérien (reliquat de l’armement d’origine),
– un système lance-missiles Masurca avec rampe double de lancement.

Le croiseur lance-missiles Colbert a désormais un effectif de 25 officiers, 208 officiers mariniers et 329 quartiers-maîtres et matelots.

En 1980, le bâtiment est équipé de quatre missiles MM 38 Exocet qui prennent place sur un emplacement resté disponible sur le roof avant. Enfin en 1982, le Colbert est le premier bâtiment de la marine nationale à être doté du système de transmissions par satellite Syracuse : sa silhouette s’enrichi de deux radômes de 2,50 mètres de diamètre disposés sur l’arrière de la passerelle.


Au mouillage à Monaco (juin 1986).

Après sa réadmission au service actif, le CLM Colbert devient le bâtiment amiral de l’escadre de l’Atlantique. La vie en escadre reprend donc, semblable à celle vécue en Méditerranée. Fin 1976, après une participation aux célébrations du bicentenaire de l’indépendance des Etats-Unis et conformément au plan de redéploiement des forces navales dicté par la montée des crises sur le théâtre méditerranéen, le Colbert repart pour Toulon.

Après une période d’activités diverses, le 6 août 1988, le croiseur appareille pour une mission de quatre mois qui le conduira en Australie pour représenter la France aux festivités du bicentenaire de ce pays. Le 16 mai 1990, nouvel appareillage pour une nouvelle mission de représentation dont le but est la reprise des relations avec la marine soviétique. Le bâtiment est à Sébastopol du 22 mai au 26 mai.

Le 13 août 1990 marque le début de l’opération « Salamandre ». Le Colbert repasse le canal de Suez pour une mission opérationnelle de protection du porte-avions Clemenceau qui achemine les hommes et les matériels qui vont constituer l’embryon de la division « Daguet ».

La dernière escale a lieu à Venise du 12 au 19 avril 1991. Le 24 mai 1991, le croiseur Colbert est retiré du service actif.


Arrivée à Brest (4 juin 2006).

3. La fin du Colbert

Le Colbert échappe heureusement à la fin peu glorieuse de la plupart des bâtiments de la marine pour venir s’amarrer à Bordeaux où il est transformé en musée flottant. Il a ouvert au public le 12 juin 1993.

Mais avec le temps, il voit sa fréquentation chuter. De 100 000 visiteurs par an, à ses débuts, à 35 000 visiteurs en 2005. La société qui gère le croiseur-musée ne parvient plus à maintenir l’équilibre financier nécessaire à l’entretien du bâtiment.

En juillet 2006, la fin est proche. Pour le maire de Bordeaux, Hugues Martin, « Le moment est venu de se débarrasser du Colbert ». Pour l’association « Coulons le Colbert », le départ du croiseur sera l’occasion « de faire la fête », assure son président Jean-Bernard Duboscq ! (A lire le communiqué de l’association des amis du Colbert). Constatant les difficultés financières des gestionnaires du bâtiment musée, la ville de Bordeaux demande au ministère de la défense le départ du Colbert. le ministre y répond favorablement le 14 septembre 2006.

Le 31 mai 2007, l’ex croiseur lance-missiles Colbert quitte la ville de Bordeaux. Remorqué par l’Argonaute, le Buffle, le Rari, puis de l’Abeille Bourbon, il rejoint le port militaire de Brest le 4 juin. Il est emmené le 25 juin au cimetière marin de Landévennec, où il stationne jusqu’à sa démolition prévue vers 2010.

La coque de l’ex croiseur Colbert quitte le port militaire de Brest pour rejoindre le cimetière de bateaux de Landévennec (25 juin 2007).



En reprise – HMCS Athabaskan, 29 avril 1944 – Prologue

Note

Écrit en 2009, suite à la rencontre avec le petit Pierre.

Pierre, Jacques et Jean

Voici l’histoire du naufrage de l’Athabaskan.

L’oncle de ma femme a été chauffeur à bord du destroyer Athabaskan et travaillait dans la salle des machines.

Le premier navire qui porta le nom d’Athabaskan fut lancé le 8 novembre 1941 et entra en service en 1943.

athabaskan1-1

Vers la fin d’août 1943, en tant que navire commandant un groupe de destroyers patrouillant dans le golfe de Gascogne, l’Athabaskan fut endommagé par un missile aérien lancé par un des bombardiers allemands qui attaquaient simultanément.

L’Athabaskan retourna au port par ses propres moyens bien qu’une de ses chaudières et deux réservoirs à carburant aient été inondés.

En février 1944, l’Athabaskan, le Huron et l’Haida rejoignirent la 10e flottille de destroyers basée à Plymouth en Angleterre.

Pendant une patrouille dans la Manche dans la nuit du 29 avril, l’Athabaskan et l’Haida rencontrèrent des destroyers ennemis de la classe Elbing.

2009-08-19 T_35

Des salves répétés de canons touchèrent les navires ennemis et un des destroyers ennemis s’échoua. Pendant la bataille l’Athabaskan fut torpillé et coula.

Le commandant, dix de ses officiers et 100 hommes d’équipage perdirent la vie; cinq officiers et 80 hommes d’équipage furent faits prisonniers. Un officier et 45 marins furent sauvés par l’Haida et revinrent en Angleterre.

J’ai trouvé le récit de la bataille sur Internet.

Si vous avez des souvenirs de guerre de vos ancêtres que vous souhaitez partager, vous pouvez m’écrire ici…

Blessent mon coeur d’une langueur monotone… – 7 juin 2014

Note

J’avais écrit sur ce blogue une série de billets sur les frères Rousseau de Montmagny.

1944 Maurice RousseauTombe provisoire de PhilippeRousseauPhilippe Rousseau parachutiste 1

Philippe Rousseau

Maurice Rousseau

Maurice Rousseau

 

Pauline Philippe et Marie Rousseau

 

famille de Lacasse Rousseau et Gabrielle Fafard

Ce qui suit a été écrit en  2010, et commémore le souvenir de Philippe Rousseau.

Je voulais l’éditer, car il comportait quelques erreurs.

C’était avant le commentaire de Marie Madeleine qui a découvert un des billets sur Philippe Rousseau.

Elle m’a laissé ce commentaire des plus touchants…

Bonjour je suis très touchée par vos récits je suis originaire de Douville en Auge et ma mère bientôt âgée de 81 ans était à Douville aussi avec sa famille. Elle se rappelle bien de ce qui s’est passé au moment du 6 juin 1944 avec les Canadiens. C’était non loin de Gonneville-sur-Mer et Grangues. C’était au lieu dit la maison blanche sur la commune de Douville en Auge, d’ailleurs aujourd’hui 7 juin 2014 je vais me rendre à Gonnevile-sur-Mer déposer des fleurs devant la plaque de ces soldats à qui nous devons la liberté. Je suis âgée de 38 ans et avant c’était mon père qui déposait des fleurs. Il est décédé l’année dernière. Donc à moi sa fille de faire un geste pour ces soldats.

Voici donc en rappel ce qui devait être mon dernier article sur Philippe Rousseau.

Début

Dernier article sur le lieutenant Philippe Rousseau, héros inconnu ou méconnu, je ne sais plus trop…

« Blessent mon coeur d’une langueur monotone… »

C’est le signal qui annonçait à la Résistance l’imminence du débarquement de Normandie…

On s’était quitté comme ceci lundi dernier…

Alors que ses hommes tentaient aussi bien que mal de se regrouper, le lieutenant Rousseau menait à bien la mission secrète qui lui avait été confiée, tout comme à deux autres hommes, l’ordonnance James George Broadfoot et le Caporal Boyd Anderson.

Le caporal Anderson explique ainsi leur mission :

[Traduction]

Le lieutenant Rousseau nous expliqua que la ville de Dozulé se trouvait à environ une dizaine de milles de notre zone de parachutage. Nos services de renseignements ne savaient que très peu de choses de cette commune. Elle était située sur une route principale menant vers la ville de Caen. Le nom du maire de Dozulé s’appelait aussi Rousseau, le même que mon officier. On pensait que le maire était sympathique à notre cause.

Le plan consistait à ce que le lieutenant Rousseau, l’ordonnance Broadfoot, et moi-même nous nous rejoignions le plus rapidement possible dans la zone de parachutage. Nous devions éviter tout combat et nous rendre immédiatement par quelque moyen que ce soit à Dozulé pour trouver le maire Rousseau. Par la suite, nous devions lui parler dans l’espoir de gagner sa confiance afin de savoir la position des troupes allemandes dans la région.

Le lieutenant Rousseau était très enthousiasmé à l’idée de cette mission, tout comme moi d’ailleurs, tout heureux d’avoir été choisi pour cette mission tâche dangereuse mais inhabituelle. Comme le lieutenant Rousseau, j’étais motivé pour la mener à bien. Ce que je ne savais pas par contre, c’est que lors de la première journée, le lieutenant serait tué aux premières lueurs du jour et que Broadfoot giserait mort dans le fossé l’après-midi suivant à quelques pieds derrière la haie où je me trouverais.

(Boys of the Cloud)


Ayant sauté en dernier de l’avion, le lieutenant Rousseau ne trouva que quatre de ses hommes, et il n’arriva à retrouver ni le soldat Broadfoot, ni le caporal Anderson. Il se dirigea immédiatement vers la maison la plus proche pour prendre des repères, et il s’aperçut en parlant avec ses habitants qu’il avait été parachuté à plus de vingt kilomètres à l’est de son objectif.

Cela ne le démina pourtant pas puisqu’il avait été parachuté plus près de son objectif que prévu. Le lieutenant pris alors immédiatement la direction de Dozulé pour remplir sa mission accompagné des soldats rencontrés.

Deux heures plus tard, les cinq hommes furent pris dans un feu croisé avec des soldats allemands et le lieutenant Rousseau et le soldat Oxtoby périrent sur le coup.

« Il est très possible que si le lieutenant Rousseau avait pris sa place dans le rang comme l’aurait fait tout autre officier, il n’eut pas été tué, mais comme d’habitude, il prenait soin de ses hommes avant tout et marchait à la tête de la petite troupe » raconte le soldat Irwin Willsey.

Les balles atteignirent les grenades à phosphore que portait le lieutenant Rousseau à sa ceinture et celles-ci s’enflammèrent.

Toutefois, les opinions divergent à savoir s’ils périrent des brulures ou des tirs ennemis. Deux des soldats les accompagnant réussirent à s’en tirer indemnes, alors que le troisième fut blessé et fait prisonnier peu après.

« Le lieutenant Rousseau était, je le répète un vrai soldat, un homme d’honneur, discipliné et je suis convaincu qu’il fit le maximum pour mener à bien sa mission sur Dozulé. S’il n’avait pas eu cet ordre, il serait resté dans les parages dans le but de retrouver le reste du groupe. »

Caporal Anderson (Gonneville-sur-Mer 1939-1944)

D’après mes recherches, il n’est donc pas certain si le lieutenant Rousseau a réussi à accomplir sa mission.

Comment le caporal Broadfoot l’a-t-il su ?

 


Selon le caporal Anderson, Philippe Rousseau serait mort le 6 juin, mais il n’était plus avec lui, car ils avaient été séparés lors du parachutage.

J’ai poursuivi mes recherches et j’ai trouvé un site Internet.

C’est celui de la commune de Dozulé en France, et une de leurs sections est dévouée à Dozulé et la guerre.

J’y ai trouvé cette page…


J’ai écrit deux fois à la mairie, mais je n’ai pas encore eu de réponse.

Je cherche aussi en entrer en contact avec la jeune guide pour valider toute l’histoire de la mort de Philippe Rousseau. De qui tient-elle toutes ses informations ?

Je n’ai pas encore eu de réponse.

Fin du billet…

À suivre?

Le croiseur Colbert – Prise 2

Écrit en 2009, ce sont surtout les commentaires laissés par d’anciens marins à la suite du billet original qui sont intéressants.

Cliquez ici pour vous rendre à la fin dans la section commentaires.

Pour les autres, vous pouvez lire la suite.

Billet original

Je ne veux surtout pas relancer le débat…, mais un de mes lecteurs m’a écrit.

Il a été marin dans la Marine nationale et a servi sur le Colbert.

photo01

Et, qui dit Colbert, dit nécessairement général de Gaulle.

photo13

Il n’était pas à bord cependant quand le général est venu ici en 1967.

C’est mon lecteur qui m’a appris ce petit fait historique de l’histoire du Québec, et je voulais partager avec vous.

Voici donc cette petite capsule d’histoire. Elle dure 6 minutes, mais ça vaut la peine de se retremper dans l’atmosphère des années 60.

Cette vidéo est prise sur le site des Archives de Radio-Canada. Je mets le texte qui accompagne, car il est révélateur…

Cliquez ici

Vive le Québec libre!

Date de diffusion : 24 juillet 1967

Lorsque le général de Gaulle arrive à Montréal, le 24 juillet 1967, il est au Québec depuis la veille et gagne Montréal en suivant le Chemin du Roy.

Il doit ensuite poursuivre sa visite à Hull et à Ottawa, mais son discours et, surtout, son « Vive le Québec libre! » écourteront son périple.

Il reprend l’avion le 26 juillet, sans avoir rencontré le chef du gouvernement fédéral, Lester B. Pearson.

S’est-il laissé emporter par sa verve ou bien a-t-il sciemment lancé ce cri qui semble entériner le désir d’indépendance des Québécois?

Selon Alain Peyreffite, homme politique gaulliste, la phrase fatidique n’a pas été le fait d’une improvisation, pas plus, ajoute-t-il, que l’appel du 18 juin 1940 incitant les Français à résister à l’occupation allemande.

Il est venu, affirme Peyreffite, à Montréal en 1967 afin d’exhorter les Canadiens français à préserver leur identité française. « L’appel à la liberté, lancé le 24 juillet, n’eut rien de fortuit », avance-t-il.

En lançant son « Vive le Québec libre! », de Gaulle confirme les liens particuliers qu’il tisse depuis le début des années 1960 entre le Québec et la France, en cette période où le nationalisme québécois s’affirme. Ses relations avec le Canada resteront marquées par son voyage de l’été 1967.

Deux annotations du général sont significatives. Sur un télégramme reçu d’Ottawa et daté du 22 décembre 1967, de Gaulle écrit en marge : « Il faut soutenir le Québec. » Sur un autre télégramme, daté du 10 avril 1968, il affirme : « Nous n’avons aucune concession, ni même aucune amabilité, à faire à M. Trudeau, qui est l’adversaire de la chose française au Canada. »

-30-

Voici ce que j’ai appris sur le Colbert.

C’est sur ce site.

L’histoire du croiseur Colbert


Le croiseur Colbert à son arrivée dans le port du Havre (1962).

1. De la construction à la grande refonte

Bâtiment de défense anti-aérienne assurant la protection, soit d’une force aéronavale, soit des communications maritimes face à la menace aérienne envisageable pour les années 60, le croiseur Colbert fut inscrit au budget de 1953.

Mis en chantier à l’arsenal de Brest le 17 mai 1954, il y fut lancé le 24 mars 1956. Après les essais et mises au point ainsi que la traditionnelle croisière d’endurance, il fut admis au service actif le 5 mai 1959:

A l’époque de sa mise en service le croiseur antiaérien Colbert est armé de 8 tourelles doubles de 127 mm et 10 affûts doubles de 57 mm antiaérien. Son effectif comprend 70 officiers, 159 officiers mariniers et 748 quartiers-maîtres et matelots.

Bâtiment amiral de l’escadre de la Méditerranée début novembre 1959, le Colbert à toutes les activités habituelles de l’escadre. Il assure également des missions particulières : fin avril 1961 il ramène les cendres du maréchal Lyautey de Casablanca à Toulon. Le 29 septembre 1964 le général de Gaulle prend passage à bord à Arica (Chili) pour un voyage en Amérique latine.

Le 15 juillet 1967, le chef de l’Etat et son épouse embarque à nouveau à Brest. Le croiseur appareille et arrive à Québec le 23 juillet suivant. Le 24 le général prononçant son fameux « Vive le Québec libre » interrompt prématurément son séjour à bord, mais le bâtiment poursuit son programme en faisant escale à Montréal jusqu’au 30 juillet.


Arrivée dans le port de Tarente, Italie (1968 – auteur inconnu)

2. De la grande refonte au désarmement

Compte tenu des progrès rapides des performances des avions et de leurs armes, le Colbert, étant donné sa date de conception, se retrouve dix ans après son lancement, obsolète en considération de son armement. La coque et les appareils propulsifs n’ayant rien perdu de leur valeur, une modernisation complète des armes et équipements est décidée en 1969.

Les travaux débutèrent en avril 1970 après un débat houleux entre le chef d’état-major de la marine et le ministre de la défense nationale de l’époque. Ce dernier l’emporta bien évidemment et, pour des raisons budgétaires, la refonte fut moins complète que prévue. Ainsi les six tourelles de 100 mm qui devaient constituer l’artillerie principale furent réduite à deux. La mise en place de six rampes de lancement de missiles MM 38 Exocet fut reportée et l’installation d’un sonar de coque à dôme hissable fut abandonnée. La modernisation fut également moins poussée pour ce qui concerne la détection, la guerre électronique et l’habitabilité.

Réadmis au service actif en juillet 1973, le Colbert dispose d’un nouvel armement comprend :

– deux canons de 100 mm antiaérien en tourelles simples,
– six affûts doubles de 57 mm antiaérien (reliquat de l’armement d’origine),
– un système lance-missiles Masurca avec rampe double de lancement.

Le croiseur lance-missiles Colbert a désormais un effectif de 25 officiers, 208 officiers mariniers et 329 quartiers-maîtres et matelots.

En 1980, le bâtiment est équipé de quatre missiles MM 38 Exocet qui prennent place sur un emplacement resté disponible sur le roof avant. Enfin en 1982, le Colbert est le premier bâtiment de la marine nationale à être doté du système de transmissions par satellite Syracuse : sa silhouette s’enrichi de deux radômes de 2,50 mètres de diamètre disposés sur l’arrière de la passerelle.


Au mouillage à Monaco (juin 1986).

Après sa réadmission au service actif, le CLM Colbert devient le bâtiment amiral de l’escadre de l’Atlantique. La vie en escadre reprend donc, semblable à celle vécue en Méditerranée. Fin 1976, après une participation aux célébrations du bicentenaire de l’indépendance des Etats-Unis et conformément au plan de redéploiement des forces navales dicté par la montée des crises sur le théâtre méditerranéen, le Colbert repart pour Toulon.

Après une période d’activités diverses, le 6 août 1988, le croiseur appareille pour une mission de quatre mois qui le conduira en Australie pour représenter la France aux festivités du bicentenaire de ce pays. Le 16 mai 1990, nouvel appareillage pour une nouvelle mission de représentation dont le but est la reprise des relations avec la marine soviétique. Le bâtiment est à Sébastopol du 22 mai au 26 mai.

Le 13 août 1990 marque le début de l’opération « Salamandre ». Le Colbert repasse le canal de Suez pour une mission opérationnelle de protection du porte-avions Clemenceau qui achemine les hommes et les matériels qui vont constituer l’embryon de la division « Daguet ».

La dernière escale a lieu à Venise du 12 au 19 avril 1991. Le 24 mai 1991, le croiseur Colbert est retiré du service actif.


Arrivée à Brest (4 juin 2006).

3. La fin du Colbert

Le Colbert échappe heureusement à la fin peu glorieuse de la plupart des bâtiments de la marine pour venir s’amarrer à Bordeaux où il est transformé en musée flottant. Il a ouvert au public le 12 juin 1993.

Mais avec le temps, il voit sa fréquentation chuter. De 100 000 visiteurs par an, à ses débuts, à 35 000 visiteurs en 2005. La société qui gère le croiseur-musée ne parvient plus à maintenir l’équilibre financier nécessaire à l’entretien du bâtiment.

En juillet 2006, la fin est proche. Pour le maire de Bordeaux, Hugues Martin, « Le moment est venu de se débarrasser du Colbert ». Pour l’association « Coulons le Colbert », le départ du croiseur sera l’occasion « de faire la fête », assure son président Jean-Bernard Duboscq ! (A lire le communiqué de l’association des amis du Colbert). Constatant les difficultés financières des gestionnaires du bâtiment musée, la ville de Bordeaux demande au ministère de la défense le départ du Colbert. le ministre y répond favorablement le 14 septembre 2006.

Le 31 mai 2007, l’ex croiseur lance-missiles Colbert quitte la ville de Bordeaux. Remorqué par l’Argonaute, le Buffle, le Rari, puis de l’Abeille Bourbon, il rejoint le port militaire de Brest le 4 juin. Il est emmené le 25 juin au cimetière marin de Landévennec, où il stationne jusqu’à sa démolition prévue vers 2010.

La coque de l’ex croiseur Colbert quitte le port militaire de Brest pour rejoindre le cimetière de bateaux de Landévennec (25 juin 2007).



Moussey 6 septembre 2011: Commémoration de l’Opération Loyton

Maurice Rousseau, le frère de Philippe Rousseau, mort dans la nuit du débarquement de Normandie, est mort dans l’opération Loyton…

Maurice Rousseau, un héros, un homme plus grand que nature, fils d’une belle famille québécoise, est allé se battre pour la liberté dans cette partie de la France.

Maurice Rousseau faisait partie du SAS, Special Air Service, une unité d’élite de l’armée anglaise.

Cliquez ici pour être dirigé sur le site qui commémore l’Opération Loyton.

Le site a aussi commémoré La Petite Raon, le 29 avril 2011 avec la Journée Nationale du Souvenir des Déportés.

Décès d’Émile Beaudoin

Émile Beaudoin et Len Burrow ont écrit l’histoire du naufrage de l’Athabaskan.


cover page 1

Émile Beaudoin est allé retrouver dimanche dernier ses camarades disparus le 29 avril 1944.

photo crew back cover 1

L’équipage de l’Athabaskan G07, avril 1944

Patrick Laliberté dont Émile Beaudoin est le grand-oncle vient de me l’écrire dans un commentaire laissé sur ce blogue. 

Émile Beaudoin (Yvette Laliberté) est mon grand-oncle du côté paternel. Émile nous a malheureusement quitté à l’âge de 92 ans dans la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital pour vétérans Paul Triquet. Les obsèques seront célébrées samedi prochain (31) dans la région de Québec.

C’est grâce à ce livre que j’ai pu retracer les membres des familles de plusieurs marins originaires du Québec dont les neveux de Louis Ledoux.

Louis Ledoux 1923-1944

Si vous voulez partager quelque chose avec mes lecteurs et mes lectrices, vous savez où me rejoindre

réunion des membres de l’équipage en 1971
(collection Yves Dufeil)

Un de mes lecteurs se souvient…

Robert vient de m’écrire ce commentaire…

Fort à-propos et fort pertinent.

Il rejoint exactement ma pensée. Je ne voulais pas qu’il passe inaperçu.

À lire…

Merci Robert

Fascinant ton travail Pierre.

Merci pour ton travail de mémoire.

Comme militaire aujourd’hui avec bientôt 25 années de  service pour le Canada et le Québec, je regarde avec respect  le service de nos ancêtres lors de la  Deuxième Guerre mondiale.

Loin d’ignorer l’histoire de la nation canadienne-française,  je l’ai étudiée en détail à l’Université de Sherbrooke. Le deuxième conflit mondial,  avec respect pour l’opinion contraire, n’est pas une autre guerre coloniale  britannique. Il s’agit d’un conflit à l’échelle planétaire impliquant l’Axe et  les Alliés. N’oublions pas que les Canadiens (y compris les volontaires  québécois) ont combattu non seulement les Allemands et leurs alliés européens, mais aussi les Japonais.

Le monde était en guerre à cette époque.

L’isolationnisme des intellectuels québécois de l’époque les empêchaient de  réaliser que le Québec et ses citoyens devaient faire leur part dans ce conflit  mondial dont l’Angleterre n’était qu’un  acteur dépassé (politique d’apaisement stupide avec Hitler), battu (Dunkirk) et  isolé (une île coupée de ses colonies par les sous-marins ennemis. Le Canada a  dépensé environ 1 milliard de dollars pour entraîner des aviateurs du  Commonwealth pendant le conflit (BCATP ) dont environ 30 000 Britanniques et 15 000 Néo-Zélandais et Australiens qui auront  servi en Afrique et en Europe contre les Allemands et dans le Pacifique contre  les Japonais.

Le monde et votre vie seraient bien différents aujourd’hui je vous l’assure si les pays de l’Axe avaient gagnés cette guerre. Imaginez donc  un peu, soyez honnêtes. Pendant que les manifestants anti-conscription  manifestaient et que Camillien Houde croupissait en prison à Farnham, des Canadiens français  volontaires contribuaient à combattre l’ennemi commun à toutes les nations libres et pas seulement l’Angleterre. Soyons reconnaissants pour leur sacrifice.

L’antisémitisme, l’anti-protestantisme et la mainmise du clergé sur nos intellectuels  d’alors est une honte pour la nation canadienne-française. Disons-le haut et  fort en toute honnêteté. Les sympathies nazies d’un clergé montréalais et de certains intellectuels  est une démonstration éloquente de mon propos.

Aujourd’hui avec le recul et en  sachant le traitement que les membres de l’Axe réservaient aux Juifs, Tziganes,  Polonais, Russes et autres en Allemagne et aux prisonniers canadiens et alliés  au Japon, je ne suis pas si sûr si la communauté québécoise aurait été si  opposée à cette guerre. Mais voilà, on ne peut pas toujours anticiper ce que  l’histoire nous révèlera. Mais assurément, la position du Québec d’alors  sur la guerre était une erreur.

Acceptons-le et passons à autre chose.

Robert Bergeron

À lire

250e article sur mon blogue Souvenirs de guerre.

Ça tombe bien.

Cliquez… pour en savoir plus sur la participation ou la n0n-participation des Canadiens-français à la guerre 1939-1945.

C’est un mémoire de maîtrise.

Maintenant la fameuse photo dans la collection de Jacques Gagnon dont je vous parlais…

collection Jacques Gagnon

C’est un montage d’aviateurs de la base de Paulson au Manitoba.

Tibé est en haut à gauche.

Je me demande comment l’enrôlement de Tibé a été perçu par les gens de Bromptonville.

En passant, voyez-vous le sergent d’aviation Thériault sur la photo?

Un jour quelqu’un m’écrira un courriel pour me parler de lui…

J’ai tout mon temps.

On se revoit lundi, car vous avez sans doute beaucoup de lecture à faire.

À lire ce commentaire… On ne sait jamais…

Un lecteur a mis ce commentaire sur mon blogue…

Mon message s’adresse à M.Lagacé,

Je me suis retrouvé par hasard sur votre site. Quelle trouvaille…
Je suis née le 4 mai 1943 donc pendant la Seconde Guerre. De parents inconnus, après avoir fait des recherches pour retrouver mes parents biologiques, j’ai appris que mon père naturel était aviateur et outre-mer à ma naissance et Canadien-français âgé de 28 ans (en 1943). Il n’était peut-être pas au courant de mon existence……je lis depuis très longtemps tout ce que je peux trouver sur l’aviation durant la Seconde Guerre. Et je regarde les photos pour essayer de retrouver une ressemblance avec moi. J’ai lu plusieurs livres. Mon rêve serait bien sûr de connaître son histoire, mais il n’est sûrement plus là pour m’en parler… J’aimerais ça rencontrer un vétéran de l’aviation… qu’elle était la vie de ces hommes… pour lequel j’ai le plus grand respect…

Ma mère biologique était native de la région de Québec et âgée de 24 ans à ma naissance… Elle est décédée il y a 2 ans. Je ne l’ai jamais connu.

Votre blog m’a donné beaucoup d’informations,le 11 novembre je me recueille en souvenir de mon père que je n’ai pas connu mais dont le sang coule en moi et je suis fier de lui même sans le connaître c’est mon héros.

L’enfant inconnu du soldat inconnu.
(À ma naissance je portais le nom de Sylvio Vincent.)

Blessent mon coeur d’une langueur monotone…

Dernier article sur le lieutenant Philippe Rousseau, héros inconnu ou méconnu, je ne sais plus trop…

« Blessent mon coeur d’une langueur monotone… »

C’est le signal qui annonçait à la Résistance l’imminence du débarquement de Normandie…

On s’était quitté comme ceci lundi dernier…

Alors que ses hommes tentaient aussi bien que mal de se regrouper, le lieutenant Rousseau menait à bien la mission secrète qui lui avait été confiée, tout comme à deux autres hommes, l’ordonnance James George Broadfoot et le Caporal Boyd Anderson.

Le caporal Anderson explique ainsi leur mission :

[Traduction]

Le lieutenant Rousseau nous expliqua que la ville de Dozulé se trouvait à environ une dizaine de milles de notre zone de parachutage. Nos services de renseignements ne savaient que très peu de choses de cette commune. Elle était située sur une route principale menant vers la ville de Caen. Le nom du maire de Dozulé s’appelait aussi Rousseau, le même que mon officier. On pensait que le maire était sympathique à notre cause.

Le plan consistait à ce que le lieutenant Rousseau, l’ordonnance Broadfoot, et moi-même nous nous rejoignions le plus rapidement possible dans la zone de parachutage. Nous devions éviter tout combat et nous rendre immédiatement par quelque moyen que ce soit à Dozulé pour trouver le maire Rousseau. Par la suite, nous devions lui parler dans l’espoir de gagner sa confiance afin de savoir la position des troupes allemandes dans la région.

Le lieutenant Rousseau était très enthousiasmé à l’idée de cette mission, tout comme moi d’ailleurs, tout heureux d’avoir été choisi pour cette mission tâche dangereuse mais inhabituelle. Comme le lieutenant Rousseau, j’étais motivé pour la mener à bien. Ce que je ne savais pas par contre, c’est que lors de la première journée, le lieutenant serait tué aux premières lueurs du jour et que Broadfoot giserait mort dans le fossé l’après-midi suivant à quelques pieds derrière la haie où je me trouverais.

(Boys of the Cloud)


Ayant sauté en dernier de l’avion, le lieutenant Rousseau ne trouva que quatre de ses hommes, et il n’arriva à retrouver ni le soldat Broadfoot, ni le caporal Anderson. Il se dirigea immédiatement vers la maison la plus proche pour prendre des repères, et il s’aperçut en parlant avec ses habitants qu’il avait été parachuté à plus de vingt kilomètres à l’est de son objectif.

Cela ne le démina pourtant pas puisqu’il avait été parachuté plus près de son objectif que prévu. Le lieutenant pris alors immédiatement la direction de Dozulé pour remplir sa mission accompagné des soldats rencontrés.

Deux heures plus tard, les cinq hommes furent pris dans un feu croisé avec des soldats allemands et le lieutenant Rousseau et le soldat Oxtoby périrent sur le coup.

« Il est très possible que si le lieutenant Rousseau avait pris sa place dans le rang comme l’aurait fait tout autre officier, il n’eut pas été tué, mais comme d’habitude, il prenait soin de ses hommes avant tout et marchait à la tête de la petite troupe » raconte le soldat Irwin Willsey.

Les balles atteignirent les grenades à phosphore que portait le lieutenant Rousseau à sa ceinture et celles-ci s’enflammèrent.

Toutefois, les opinions divergent à savoir s’ils périrent des brulures ou des tirs ennemis. Deux des soldats les accompagnant réussirent à s’en tirer indemnes, alors que le troisième fut blessé et fait prisonnier peu après.

« Le lieutenant Rousseau était, je le répète un vrai soldat, un homme d’honneur, discipliné et je suis convaincu qu’il fit le maximum pour mener à bien sa mission sur Dozulé. S’il n’avait pas eu cet ordre, il serait resté dans les parages dans le but de retrouver le reste du groupe. »

Caporal Anderson (Gonneville-sur-Mer 1939-1944)

D’après mes recherches, il n’est donc pas certain si le lieutenant Rousseau a réussi à accomplir sa mission.

Comment le caporal Broadfoot l’a-t-il su ?



Selon le caporal Anderson, Philippe Rousseau serait mort le 6 juin, mais il n’était plus avec lui, car ils avaient été séparés lors du parachutage.

J’ai poursuivi mes recherches et j’ai trouvé un site Internet.

C’est celui de la commune de Dozulé en France, et une de leurs sections est dévouée à Dozulé et la guerre.

J’y ai trouvé cette page…


J’ai écrit deux fois à la mairie, mais je n’ai pas encore eu de réponse.

Je cherche aussi en entrer en contact avec la jeune guide pour valider toute l’histoire de la mort de Philippe Rousseau. De qui tient-elle toutes ses informations ?

Je n’ai pas encore eu de réponse.