Morts de soif dans le désert

Mis à jour le 19 juin 2022

Hans Joachim Marseille abat son premier avion en Afrique du Nord le 8 avril 1941. Il n’a donc pas abattu le Blenheim.


Billet original 

La lecture du chapitre du colonel Pijeaud dans le livre Feux du ciel m’a amené à en savoir plus sur l’avion qu’il pilotait. C’est sur un Bristol Blenheim IV que le colonel Pijeaud s’est fait descendre. Selon Pierre Clostermann, ce serait par nul autre que l’as allemand Hans-Joachim Marseille.

J’ai cherché à valider cette dernière information, mais je n’ai rien trouvé.

Par contre, voici l’histoire d’un équipage du groupe de bombardement Lorraine qui sont morts de soif après s’être écrasé dans le désert.

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/morts-de-soif-dans-le-desert.html

Extrait

Morts de soif dans le désert … et retrouvés 18 ans plus tard !

Le 24 décembre 1940, le GRB-1 est mis à la disposition du Col Leclerc pour appuyer la colonne qui doit attaquer Koufra et, si possible, l’occuper. Le 2 février tout le groupe s’envole pour bombarder Koufra. Le bombardement est parfaitement réussi. Mais les difficultés techniques, la persistance des vents de sable et aussi – il faut bien en convenir – l’expérience insuffisante des mécanos sur ces avions usagés, ne facilitent pas la mise en condition des appareils. C’est seulement quatre Blenheim sur les huit en compte qui décollent le 5 février pour aller bombarder Koufra. Au retour, il en manque trois : celui de Saint-Péreuse, commandant la formation, celui de Claron et celui d’Hirlemann. À court d’essence, retrouvé et dépanné par le Lysander du commandant Astier de Vilatte, celui d’Hirlemann rejoint le lendemain. Celui de Saint-Péreuse sera rejoint plus tard par les troupes terrestres et, ravitaillé, ralliera le terrain. Malgré toutes les recherches, l’avion de l’équipage du SLt Claron observateur, Sgc Devin radio-mitrailleur et Sgt Le Calvez pilote, reste introuvable. Il ne sera retrouvé que 18 ans plus tard, le 29 mars 1959, par des goumiers patrouillant au Nord du Tchad, près de la frontière libyenne. L’avion n’ayant pas été brisé, il est horrible d’imaginer comment sont morts les membres de cet équipage !… La position des corps, tels qu’ils ont été retrouvés, prouve que le SLt Claron a été enterré par ses deux camarades… et que le radio est mort le dernier.

Publicité

2 réflexions sur “Morts de soif dans le désert

  1. L’équipage de l’avion retrouvé 18 ans plus tard manquait vraisemblablement d’expérience et le navigateur porte une lourde responsabilité . Et à cela il faut ajouter l’empressement de l’autorité militaire ( dont le Col.Leclerc ) d’avoir une victoire à tout prix .

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s