Je me souviens – Flight Sergeant William Holowaty

Je n’aurais probablement jamais écrit sur le Flight Sergeant Holowaty de l’escadrille 425 Alouette. Je n’aurais probablement jamais écrit Souvenirs de guerre si l’oncle de ma femme avait amené dans sa tombe le secret qu’il avait caché à sa famille depuis le 29 avril 1944.

Je ne fais plus d’effort pour arrêter d’écrire sur Souvenirs de guerre. Le devoir de mémoire reste un devoir impérieux.

J’ignorais l’existence même de l’escadrille Alouette en 2010 avant une rencontre avec un vétéran mitrailleur arrière. Cette rencontre fut le départ d’un autre blogue que j’avais dédié essentiellement aux Alouettes. Petit à petit, histoires et images se sont bousculées. Faute de place, un deuxième blogue fut créé surtout avec les photos de l’adjudant Réal St-Amour.

L’adjudant St-Amour s’est battu longtemps pour que le musée de l’aviation à Ottawa fasse repeindre le Lancaster aux couleurs originales du KW-K.

Le tout avait commencé en 1991 je crois…

On lui a fait le fameux coup du go around someone… Puis en 2012, le musée a finalement décidé de faire construire une maquette à l’échelle 1/24 au coût de 300$, puis de mettre des panneaux d’interprétation.

On mentionnait les noms des aviateurs du KW-K. Les panneaux furent enlevés en 2015, puis d’autres furent placés sur l’insistance de la fille de Réal St-Amour l’an dernier.

On ne fait plus aucune mention du caractère canadien-français de l’escadrille. Quant au Lancaster, il est toujours aux couleurs de l’escadron 428.

On pourra chercher longtemps les raisons de cette lenteur administrative à rendre hommage à la seule escadrille canadienne-française de l’Aviation royale canadienne. J’ai bien ma petite idée, mais je vais la garder pour moi…

Il faudrait peut-être qu’un politicien s’en mêle et s’en fasse du capital politique ou bien qu’on fasse une levée de fonds pour le remettre dans son état original…

C’est Roland Beaudoin qui pilota le Roi des airs lors de son retour au Canada. William Holowaty lui n’est jamais revenu au Canada. La mort était à ses côtés dans sa tourelle de mitrailleur arrière aux Açores la nuit du 16 juin 1945.

Je me souviens…

À suivre sur le 3e blogue dédié au 425 Alouette.

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