Correspondants de guerre

http://www.bulletinhistoirepolitique.org/le-bulletin/numeros-precedents/volume-16-numero-2/les-correspondants-de-guerre-canadiens-francais-de-1939-1945/

 

Extrait

Conclusion

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le Canada se porte au secours de l’Europe. Au sein des armées alliées, les soldats canadiens anglais et français combattent ensemble l’ennemi nazi. Avec les troupes, des centaines de correspondants de guerre canadiens, britanniques, américains et autres. rapportent la guerre mondiale à la radio et dans les journaux. Malgré leur absence au tout début du conflit, les correspondants de guerre canadiens-français se retrouvent à leur tour sur le théâtre des opérations. La radio joue un rôle essentiel lors de cette guerre. Seule Radio-Canada est représentée par ses correspondants membres de l’unité outre-mer. Munis d’un équipement technique à l’avant-garde, les correspondants de Radio-Canada n’ont rien à envier à leurs confrères internationaux. Ces artisans des ondes recueillent les bruits de la guerre et racontent la vie des soldats originaires du Québec. La presse écrite francophone au Québec est quasi inexistante sur la scène de la guerre entre 1939 et 1945.

Dès le début de la guerre, le Canada instaure la censure de la presse. Les censeurs doivent scruter les informations publiées dans les journaux et à la radio. Comme nous l’avons vu, la censure vise principalement à empêcher la publication des renseignements susceptibles d’aider le camp ennemi et de préserver le moral des combattants et de la population. Sur le champ de bataille, les censeurs militaires s’occupent des correspondants de guerre. Le contrôle de l’information de guerre en zone d’opération est vital pour l’armée. Pour accomplir leur tâche, les correspondants de guerre doivent obéir aux règlements militaires mis en place par les autorités canadiennes en collaboration avec les autorités alliées. Les officiers de Relations Publiques sont chargés de censurer les reportages des journalistes, de surveiller leurs déplacements et de faciliter leurs communications.

Cette communication a par ailleurs brièvement souligné la dimension liant les soldats canadiens-français et le public au Québec par l’intermédiaire des correspondants de guerre. Attachés aux unités canadiennes-françaises (les régiments 22e Royal et de la Chaudière), les correspondants ont rapporté la vie au combat et l’exploit des leurs sur différents fronts. De l’autre côté de l’Atlantique, la guerre parvenait dans les foyers québécois par les nouvelles des correspondants dont les voix étaient devenues si familières. Soixante ans après la Deuxième Guerre mondiale, le travail de ces soldats des ondes n’est pas souligné à sa juste valeur.

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