Maurice Marcoux, pilote de Typhoon

Je relis à l’occasion mes billets sur Souvenirs de guerre.

Un m’a frappé. Il est écrit e 2012.

Maurice Marcoux ne dit pas dans ses souvenirs de guerre le danger de telles missions sur Hawker Typhoon.

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Une brute à piloter…

 

J’ai été pilote sur les [aéronefs] Fairey Battle, les Tiger Moth, les Harvard et les Yale; le Yale était un avion français. J’ai été pilote de toutes sortes d’avions. On me disait, prend cet avion et va le conduire à tel endroit. J’ai fait ça pendant sept, huit mois. On m’a ensuite envoyé de l’autre côté [en Angleterre]. De l’autre côté, on commençait sur le [Miles] Master, un avion d’un moteur. Après cinq ou six semaines on m’a envoyé à l’escadrille anglaise 245. On était sur les Hurricane. On faisait le quart de nuit. Je me demandais pour quelle raison. J’étais stationné en Écosse. On montait à dix mille pieds et on voyait que les Allemands étaient à douze mille [pieds] et on n’était pas capable de monter plus haut. Quand on revenait et qu’il manquait un ou deux avions, ils ne disaient jamais que c’était l’aviation qui les avait descendus. Ils disaient une chance qu’on a l’aviation. Les gens aimaient bien ça.

Après 1942, ils ont introduit les Typhoon car les Hurricane ne faisaient pas le travail. Juste avant l’invasion, ils nous ont demandé d’aller bombarder. Aller bombarder de façon stratégique. J’ai fait deux voyages pendant D-Day [le Débarquement du 6 juin 1944, en Normandie] Il y a une chose qu’on faisait, les deux escadrilles et peut-être plus. Ils nous demandaient si on voulait aller à Paris. Quand les nuages étaient à 500 pieds – on était plus bas – quand il ne faisait pas beau, on partait à deux avions et ils ne nous voyaient pas arriver. On faisait des attaques dans les gares de triage de chemins de fer environ une fois par mois. On faisait exploser toutes sortes de marchandises avec nos bombes et nos canons.

Je suis allé à Caen. On a été là pour quelques mois. Ensuite nous sommes allés à Bruxelles. J’ai fini mon service à Eindhoven en Hollande. J’ai fait 125 envolées sur le Typhoon. À la fin j’aimais vraiment ça. Il fallait s’habituer mais j’ai fait 1500 heures de vol sur le Typhoon et c’est là que j’aimais l’avion. C’est un avion dont on devait être le boss [patron]. On tirait nos bombes, envoyait nos bombes et on faisait des sauts en piqué. On commençait à quatorze mille pieds et on voyait l’objectif à faire et on descendait un après l’autre. Ils nous ont demandé – et on a eu de la misère avec cela – d’accrocher les ponts. J’étais en charge. Je me suis dit, pourquoi descendre en plein milieu ? Nous devrions les attaquer de côté. L’armée demandait régulièrement aux Typhoon d’attaquer les tanks à des endroits précis. On partait et on allait bombarder ça. L’armée nous a beaucoup aimés.

 

Source

 

Un autre souvenir de guerre…

One mission was, I think it was a three-day mission, at there – Portsmouth, on the south coast [England], before our boys are in the squadron.  We were asked to fly low.  All the ships around Portsmouth are waiting for D-Day [6 June 1944], and we were to fly low and give the gunners practice in firing.  And, we did that for three days and it was wonderful, because we were doing a lot of low flying then.

The Typhoon was a very, very good aircraft, very fast aircraft, and it had four cannons.  And we carried a thousand-pound bomb under each wing in most operations, and it was all mostly dive bombing.  And, we were dive bombing the German troops, and things like that.  They gave us times to go out after… and, I joined the [No. 438] Squadron about ten days after D-Day in France.

We had a special way to attack, which we would be flying about 8,000 feet.  Never, never any higher.  It was always about 8,000 feet, and, when we were ready to make our attack, we’d make a wing over, and down we’d go and do a dive bomb, and release the bombs, and, also fire – if there was enemy firing at us, we would fire our guns as well.  And, when the bombs were released, we would pull up, and back we’d go to the [aero]drome.

The worst time I had is one day this one fellow said he’d never flown with me, he would like to fly with me, and I said, “Well, I need you to squadron today, and you can be my number two.”  So we went to the target.  I went down and I did a dive bomb and then let my bombs go and then when I’m going up, I watched him go down, and his aircraft exploded, and we lost him right there and I felt pretty bad about that because he was a pretty close friend.  And, he was killed and I still don’t know what happened – the bombs went off and boom.

Four of us were coming back from a mission and there’s eight Me 109s,* came up, and we never saw them, and they came up behind us, and never saw them at all.  And, finally just before the range of fire, one of the other fellows saw them, and they shot one of our guys down, and the three of us all ran away.  And, it was our only experience with the Germans.

*Messerschmitt Bf 109 German fighter aircraft

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3 réflexions sur “Maurice Marcoux, pilote de Typhoon

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