Dieppe 1942

Écrit cet été…

Où trouver la vérité sur les raisons de cette opération?

Ici?

Ici?

Ici?

Extrait

À ce jour, les historiens sont en désaccord quant à l’utilité de cette opération. Pour certains, il ne s’agit que d’un massacre sanglant et insensé qui utilisa les soldats canadiens comme de la chair à canon. Presqu’aucune des installations visées n’a été atteinte et seulement une faible proportion de la force de débarquement a pu être évacuée. La liste des pertes est longue: 3600 hommes, 106 avions, 1 destroyer, 30 chars d’assaut et 33 chalands de débarquement sont perdus. Les Allemands, eux, n’ont perdu que 600 hommes et environ une cinquantaine d’avions.

Difficile de partager entre les faits et la propagande.

On a tous sa petite idée sur Dieppe 1942.

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Les plages de Normandie

Mise à jour le 15 août 2021

Un texte écrit de la plume d’un lecteur. Il écrit sous le pseudonyme de Ti-Mick.

Pour un Québécois, il y a plusieurs manières de visiter les plages de Normandie.
En allant du sud au nord, ou du nord au sud ? Ou en choisissant selon qu’elles sont de Débarquement états-uniens, anglais ou canadiens ? Ou encore, en procédant au hasard des Commémorations et des événements, lorsque le 6 juin est proche.

Mais toutefois, il n’y a que deux alternatives pour les aborder : celle-là du touriste qui a pour but de faire les plages du Débarquement parce qu’elles sont sur son itinéraire ou bien celle autre, d’une personne qui a le sens du sacré. Mais alors, c’est d’abord le temps qui prend une toute autre valeur.

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A chaque fois que je me retrouve sur une de ces plages, celles-ci incluant celle de Dieppe, je suis visité par l’arrivée toute en douceur de milliers de jeunes hommes dans la vingtaine qui émergent de la Manche.

En tenues de combat, ils marchent lentement vers le dur en sortant peu à peu et tout naturellement d’une eau calme. Exactement comme si rien ne pouvait perturber leur avancée.

Armes en bandoulières, lentement ils progressent vers une foule de plus en plus imposantes d’hommes âgées qui ne sont plus en armes depuis longtemps, leur nombre s’accompagnant de plusieurs femmes du même âge qui se trouvent dispersées au travers.

Mais le plus étonnant de tout cela n’est pas pour moi cette vision. Le plus étonnant, c’est qu’au fur et à mesure que rencontrent ces jeunes qui sortent des flots et ces anciens qui les accueillent, comme par évanescence, ils disparaissent ensemble lorsqu’ils se rejoignent et se sourient.

A chaque fois que je me trouve sur l’une de ces plages de sable ou de galet, c’est la même scène qui me revient.

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Et alors, deux questions m’angoissent.

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Lorsque seront morts tous ceux qui, jeunes, ont survécu aux jours sombres de cette guerre, continueront-ils à venir sur ces plages le 6 juin de chaque année, pour accueillir symboliquement leurs jeunes frères en liberté qui eux, n’auront pas connu l’outrage de vieillir ?

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Parce que s’ils ne le font plus, comment alors continuerons-nous de croire que nous le ferons encore nous-mêmes ?

Donald Ford: Windsor Mills 1944 – Prise 2

The son Donald Ford wrote a comment.

I noticed you identified my father, Donald C. Ford. Are there other links with additional information? My dad passed away in 1975. I have his log books and training record.

I have more to share.

Please contact me using this contact form.

Deuxième personne identifiée…

En plus, une lectrice a trouvé ceci sur Internet…

Windsor Mills began as an airfield constructed for Trans-Canada Airlines. It was taken over by the Royal Canadian Air Force after the outbreak of the Second World War. No. 4 E.F.T.S. opened in June of 1940. It was operated by the Windsor Mills Flying Training School Limited. The initial training types were the Fleet Finch Mk. I and Mk. II. They were replaced later by the Canadian-built D.H. 82C Tiger Moth. Operations commenced on the 24th of June 1940. By the summer of 1944, the contract with the R.C.A.F. was terminated. Flying operations ceased on the 25th of August 1944. A skeleton staff remained to look after what became known as No. 302 Aircraft Holding Unit (re-designated as No. 7 Surplus Equipment Holding Unit a few months later).

Post war, No. 2450 AC&WS (Aux) based in Sherbrooke used Windsor Mills in the early 1950s where they operated their AMES 11 convoyable radar.

Circa 1955 the Windsor Mills airport was sold off to Lewis Brothers Asphalt Paving Limited of Montreal. They tore down all the buildings. The runway has been re-paved (I don’t know exactly when). Up until 1998, the runway had been used by Ailes de St- Francois Aero Club among other organizations.

Les sanglots longs des violons de l’automne…?

Pas sûr finalement que ce message codé était le bon.

Un lecteur m’avait écrit ce commentaire.

Je lui avais promis de le mettre en évidence comme épilogue.

NON ! LES RIMES DE VERLAINE N’ONT RIEN A VOIR AVEC LES RÉSISTANTS DE NORMANDIE !
Il faut absolument arrêter de croire aux messages véhiculés par le film américain  » Le jour le plus long « . Le message tiré des vers de Verlaine ne concernait absolument pas les résistants de Normandie mais ceux du centre de la France ! Pour certains résistants normands, le message qui devait les mettre en alerte était :  » LES DES SONT SUR LE TAPIS « . Il ne signifiait pas forcément pour eux que le débarquement allié était en cours, ils l’attendaient depuis si longtemps, mais les actions de résistance qu’ordonnait une telle communication leur a donné l’espoir que quelque chose de plus important que d’habitude était en train de se passer.

Les points d’exclamation m’interpellent toujours…

J’ai donc demandé à ce lecteur de me donner ses sources.

Je n’ai pas eu de réponse.

Qu’à cela ne tienne, j’ai trouvé ceci en googlant ceci: LES DES SONT SUR LE TAPIS.

Voici un extrait de l’article.

Early on the evening of 5 June 1944, the BBC broadcast a coded message to Resistance units in Nazi-occupied France. « Les dés sont sur le tapis » (« The dice are down ») the announcer said and then, a few moments later: « Il fait chaud à Suez. » It was the signal that the Resistance had been waiting for – for them to attack the Germans’ lines of communication because the greatest naval invasion in history was at hand. Across the Channel, the final preparations were underway. Shortly before midnight, in towns and villages across southern England, the air filled with the roar of hundreds of aircraft engines. Thousands of people in their dressing gowns and pyjamas went out into their back gardens, staring up into the sky at the vast armada silhouetted against the clouds. Some dropped to their knees and prayed for success; others simply said: « This is it » and went back to bed.

L’année prochaine je vais donc utiliser Les dés sont sur le tapis.

Ti-Mick

J’ai beaucoup écrit sur le Jour le plus long.

Je vais donc céder ma place pour un instant.

Je ne suis pas allé en Normandie prendre ces photos.

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Je pourrais bien vous berner et vous inventer toute une histoire comme certains vétérans l’ont probablement déjà fait. J’en ai connus et je préfère en rester là. Du moins pour le moment, car le moment n’est pas venu d’en parler. Je n’en parlerai probablement jamais plus que ça tout comme l’oncle de ma femme qui avait osé s’ouvrir un jour du mois de juillet 2009.

Ce fut sans doute son Jour le plus long après le naufrage de l’Athabaskan le 29 avril 1944.

Ce blogue lui rend hommage même s’il avait pu raconter cette anecdote du naufrage à la blague.

Mais je ne crois pas qu’il l’ait fait. Il n’était pas homme à trahir ses frères d’armes.

Revoici d’autres photos envoyées par un lecteur de Souvenirs de guerre.

C’est Ti-Mick, le même qui m’a envoyé les précédentes.

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Ti-Mick veut rester anonyme.

No problem…

Assez difficile pour moi de le rester sur ce blogue par contre.

Salut Pierre.

Content que tu aies enfin reçu les photos…

Pas simple pour moi, succession d’imprévus dont je te parlerai quand on se verra, dont un ordi portable qui décide de faire des caprices, mais bon, allons-y !

Alors donc, tu trouveras ci-dessous quelques autres photos qui elles, s’adresseront je crois à ceux qui s’intéressent aux avions.

Les premières photos portent sur la reconstitution d’un planeur Waco par un groupe de jeunes qui ont à coeur de rendre hommage aux aviateurs et parachutistes alliés qui ont donné le meilleur de leurs qualités d’intervention pour libérer l’Europe de la tyrannie nazie.

Une des particularités de ce groupe est qu’il est constitué d’ouvriers de plusieurs champs de compétences. Ce sont des gens qui sans être très instruits, ont la détermination de réussir des projets qui apparaissent impossibles à la plupart des êtres « normalement constitués »… Comme si, par un curieux et secret mécanisme de l’Histoire, se prolongeait un peu en eux de ce qui habitait nos Anciens qui, encore jeunes, ont fait leur part outre-mer.

Mais une autre des particularités de ceux-ci est qu’aucun d’eux n’est Normand et que de leur Charentes-Maritimes natales, aucun de leurs propres parents n’ont connu le débarquement et les combats de la Libération. Étonnant, n’est-ce pas ?
Et finalement, dernier particularisme, leur financement, outre que de venir de leurs propres deniers, ne sort des poches que de ces petites gens qui les entourent au quotidien : parenté, voisins, témoins sympathiques de leurs efforts, etc. Cela, sans parler des difficultés rencontrées au quotidien pour se mobiliser le soir, les fins de semaine et les jours de congé…

Ces photos ont été prises dans un champ d’une commune de Normandie qui s’appelle Saint-Côme-du-Mont. Le planeur a été reconstitué à l’identique des dimensions et des éléments entièrement extérieurs avec des pièces et du matériel de récupération. L’intérieur est à l’identique pour le cockpit, bien que ses appareils de navigation soient factices et que son espace de transport soit non-terminé (malgré ses dimensions à l’identique, il est fait de toile plutôt que de contre-plaqué).

Sache aussi que j’en ai profité pour parler aux membres de cette association de l’escadrille Alouette…

Les autres photos sont celles d’un bombardier bimoteur qui a participé à la campagne de Normandie. Il s’agit d’un Marauder Martin B-26. Il fut construit en 5000 exemplaires, 6 ou 7 hommes constituaient son équipage, était armé de 11 mitrailleuses de défense et était équipé de moteur Pratt & Wthitney R-2208-43.

Cet appareil se trouve au Musée de La Magdeleine, commune du littoral normand ayant connue le Débarquement du 6 juin 44.
Bien entendu, tout comme le planeur Waco, il présente la peinture en trois bandes blanches qui ornait tous les appareils aériens du Jour-J et qui leur permettait de ne pas être pris pour cibles par la chasse aérienne alliée. Celle-ci ayant reçu l’ordre ultime d’abattre sans aucune hésitation, tout appareil volant qui n’arborait pas ce signe distinctif.

Voilà, j’espère le tout aider à satisfaire l’intérêt particulier des amateurs…

Pour terminer, je pense que comme pseudo, tu pourrais utiliser à mon endroit celui de Ti-Mick. C’était le surnom de mon père… Je pense qu’il me donnerait sa bénédiction là-dessus.

À demain.

Un jour Ti-Mick parlera de son père sur Souvenirs de guerre.

Il était à Dieppe en 1942 si je me souviens bien.

Blessent mon coeur d’une langueur monotone… – 7 juin 2014

Mis à jour le 13 mars 2022

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire ce que le fils de Georges-Henri Moffatt a écrit sur son père.

Georges-Henri Moffatt


Note

J’avais écrit sur ce blogue une série de billets sur les frères Rousseau de Montmagny.

1944 Maurice RousseauTombe provisoire de PhilippeRousseauPhilippe Rousseau parachutiste 1

Philippe Rousseau

Maurice Rousseau

Maurice Rousseau

 

Pauline Philippe et Marie Rousseau

 

famille de Lacasse Rousseau et Gabrielle Fafard

Ce qui suit a été écrit en  2010, et commémore le souvenir de Philippe Rousseau.

Je voulais l’éditer, car il comportait quelques erreurs.

C’était avant le commentaire de Marie Madeleine qui a découvert un des billets sur Philippe Rousseau.

Elle m’a laissé ce commentaire des plus touchants…

Bonjour je suis très touchée par vos récits je suis originaire de Douville en Auge et ma mère bientôt âgée de 81 ans était à Douville aussi avec sa famille. Elle se rappelle bien de ce qui s’est passé au moment du 6 juin 1944 avec les Canadiens. C’était non loin de Gonneville-sur-Mer et Grangues. C’était au lieu dit la maison blanche sur la commune de Douville en Auge, d’ailleurs aujourd’hui 7 juin 2014 je vais me rendre à Gonnevile-sur-Mer déposer des fleurs devant la plaque de ces soldats à qui nous devons la liberté. Je suis âgée de 38 ans et avant c’était mon père qui déposait des fleurs. Il est décédé l’année dernière. Donc à moi sa fille de faire un geste pour ces soldats.

Voici donc en rappel ce qui devait être mon dernier article sur Philippe Rousseau.

Début

Dernier article sur le lieutenant Philippe Rousseau, héros inconnu ou méconnu, je ne sais plus trop…

« Blessent mon coeur d’une langueur monotone… »

C’est le signal qui annonçait à la Résistance l’imminence du débarquement de Normandie…

On s’était quitté comme ceci lundi dernier…

Alors que ses hommes tentaient aussi bien que mal de se regrouper, le lieutenant Rousseau menait à bien la mission secrète qui lui avait été confiée, tout comme à deux autres hommes, l’ordonnance James George Broadfoot et le Caporal Boyd Anderson.

Le caporal Anderson explique ainsi leur mission :

[Traduction]

Le lieutenant Rousseau nous expliqua que la ville de Dozulé se trouvait à environ une dizaine de milles de notre zone de parachutage. Nos services de renseignements ne savaient que très peu de choses de cette commune. Elle était située sur une route principale menant vers la ville de Caen. Le nom du maire de Dozulé s’appelait aussi Rousseau, le même que mon officier. On pensait que le maire était sympathique à notre cause.

Le plan consistait à ce que le lieutenant Rousseau, l’ordonnance Broadfoot, et moi-même nous nous rejoignions le plus rapidement possible dans la zone de parachutage. Nous devions éviter tout combat et nous rendre immédiatement par quelque moyen que ce soit à Dozulé pour trouver le maire Rousseau. Par la suite, nous devions lui parler dans l’espoir de gagner sa confiance afin de savoir la position des troupes allemandes dans la région.

Le lieutenant Rousseau était très enthousiasmé à l’idée de cette mission, tout comme moi d’ailleurs, tout heureux d’avoir été choisi pour cette mission tâche dangereuse mais inhabituelle. Comme le lieutenant Rousseau, j’étais motivé pour la mener à bien. Ce que je ne savais pas par contre, c’est que lors de la première journée, le lieutenant serait tué aux premières lueurs du jour et que Broadfoot giserait mort dans le fossé l’après-midi suivant à quelques pieds derrière la haie où je me trouverais.

(Boys of the Cloud)


Ayant sauté en dernier de l’avion, le lieutenant Rousseau ne trouva que quatre de ses hommes, et il n’arriva à retrouver ni le soldat Broadfoot, ni le caporal Anderson. Il se dirigea immédiatement vers la maison la plus proche pour prendre des repères, et il s’aperçut en parlant avec ses habitants qu’il avait été parachuté à plus de vingt kilomètres à l’est de son objectif.

Cela ne le démina pourtant pas puisqu’il avait été parachuté plus près de son objectif que prévu. Le lieutenant pris alors immédiatement la direction de Dozulé pour remplir sa mission accompagné des soldats rencontrés.

Deux heures plus tard, les cinq hommes furent pris dans un feu croisé avec des soldats allemands et le lieutenant Rousseau et le soldat Oxtoby périrent sur le coup.

« Il est très possible que si le lieutenant Rousseau avait pris sa place dans le rang comme l’aurait fait tout autre officier, il n’eut pas été tué, mais comme d’habitude, il prenait soin de ses hommes avant tout et marchait à la tête de la petite troupe » raconte le soldat Irwin Willsey.

Les balles atteignirent les grenades à phosphore que portait le lieutenant Rousseau à sa ceinture et celles-ci s’enflammèrent.

Toutefois, les opinions divergent à savoir s’ils périrent des brulures ou des tirs ennemis. Deux des soldats les accompagnant réussirent à s’en tirer indemnes, alors que le troisième fut blessé et fait prisonnier peu après.

« Le lieutenant Rousseau était, je le répète un vrai soldat, un homme d’honneur, discipliné et je suis convaincu qu’il fit le maximum pour mener à bien sa mission sur Dozulé. S’il n’avait pas eu cet ordre, il serait resté dans les parages dans le but de retrouver le reste du groupe. »

Caporal Anderson (Gonneville-sur-Mer 1939-1944)

D’après mes recherches, il n’est donc pas certain si le lieutenant Rousseau a réussi à accomplir sa mission.

Comment le caporal Broadfoot l’a-t-il su ?

 


Selon le caporal Anderson, Philippe Rousseau serait mort le 6 juin, mais il n’était plus avec lui, car ils avaient été séparés lors du parachutage.

J’ai poursuivi mes recherches et j’ai trouvé un site Internet.

C’est celui de la commune de Dozulé en France, et une de leurs sections est dévouée à Dozulé et la guerre.

J’y ai trouvé cette page…


J’ai écrit deux fois à la mairie, mais je n’ai pas encore eu de réponse.

Je cherche aussi en entrer en contact avec la jeune guide pour valider toute l’histoire de la mort de Philippe Rousseau. De qui tient-elle toutes ses informations ?

Je n’ai pas encore eu de réponse.

Fin du billet…

À suivre?


Mis à jour le 9 mars 2020 avec ceci…

Hi there,

I wanted to thank you for the great page you have so kindly dedicated to my great uncles Philippe and Maurice Rousseau.

I grew up hearing their valiant stories which always remain with me.

Regarding the picture in which you originally believed to be Philippe (with his 2 sisters) was actually a soldier in Philippe’s division called Moffat (I have never seen the name spelled and I do not know much about him)

After Philippe was killed and the fighting died down, the rest of the platoon was captured including Mr. Moffat. He came by the family residence to tell the story of Philippe.

Interesting tidbit, Moffat and the rest of the platoon were moved to a prison camp in the mountains where they remained for quite some time. One of the German guards was looking for a skiing buddy and Moffat was his man. He spent a portion of his internment skiing. The German officer did say that if he tried to escape, he would be shot. Nevertheless, Mr. Moffat was able to tell our family of the heroism of Philippe.

The story I had been told was that Philippe’s battalion had been dropped at the wrong place. All of the soldiers were frightened as they eventually figured they were behind enemy lines. Philippe insisted on leading the platoon. That is when a German ambush killed him. 

With regards to Maurice, I have heard various accounts of what had happened. His mission was to meet up with a Maquis agent also named Rousseau who would have been a distant relative. They never had the chance to meet as the Maquis agent had already been killed by the time Maurice arrived.

The story about the priest showing the room to the German soldiers, I had been told that Maurice was hiding behind the door that the priest had just opened. He had his knife in hand. The Germans had checked several rooms and had asked about the one that Maurice would be in. The priest insisted on showing the Germans the room in question. Due to the instance of the priest, the Germans only took a peek inside the room instead of the more thorough verifications that had been done in other rooms.

In any event, I heard that Maurice died while providing cover to other allied soldiers. Another story I heard was that he did not die  but was wounded and captured. He would have been likely tortured for info and would have been executed as part of Hitler’s “Commando order”. However, I do not know if this is true, just what I have heard and read.

On a side note, both men were against the draft as they thought no-one should be forced to go to war. They were volunteers.

In any event, it is nice to see these young brave men remembered and honored. Me and my family truly appreciate this.

Have a wonderful day.

Best regards,

Daniel

 


Hi Pierre,

Thank you for your response.

No credit is needed, but you can if you want.

How would I find your blog, I just stumbled on your web page when looking up my great uncles?

In any event, I attached a picture of Philippe with my mom and uncle. While there is no year for the picture, this I am told, may have been one of the last times that my mom would have seen her uncle. I have been told that this may have been taken shortly before Philippe’s final departure to Europe.

Last tid-bit;

My mom remembers waking up one morning to find her dad (Philippe’s older brother Jacques) crying. He was holding 2 letters, which would have been from the military. The 1st letter was the news that Philippe had been killed in combat. The 2nd letter stating that Maurice was missing and the worst was feared. My poor grandfather found out that he lost 2 brothers in a single day. It was one of the most striking moments of my mom’s life as my grandfather was not at all prone to publicly emoting.

Among my mom’s things are the silver “Airborne” division wings pin. This was one of my mom’s most precious belongings. 

Again, thank you for your work 

Have a fantastic day.

Kindest regards,

Daniel

 

Philippe Rousseau, un héros inconnu et méconnu de Montmagny ?

Ce commentaire a été ajouté ce matin à ce billet écrit en 2010.

Bonjour je suis très touchée par vos récits je suis originaire de Douville en Auge et ma mère bientôt âgée de 81 ans était à Douville aussi avec sa famille. Elle se rappelle bien de ce qui s’est passé au moment du 6 juin 1944 avec les Canadiens. C’était non loin de Gonneville-sur-Mer et Grangues. C’était au lieu dit la maison blanche sur la commune de Douville en Auge, d’ailleurs aujourd’hui 7 juin 2014 je vais me rendre à Gonnevile-sur-Mer déposer des fleurs devant la plaque de ces soldats à qui nous devons la liberté. Je suis âgée de 38 ans et avant c’était mon père qui déposait des fleurs. Il est décédé l’année dernière. Donc à moi sa fille de faire un geste pour ces soldats.

Original

Je ne vais pas réinventer la roue.

Je vais ajouter d’autres photos que j’ai trouvée, dont celle de la compagnie B du 1er bataillon canadien de parachutistes et  laisser notre jeune blogueuse ce matin vous parler de Philippe Rousseau…, mais quand j’aurai fini de parler des frères Rousseau, je vais vous parler d’elle .

Lieutenant Philippe Rousseau

2 mai 1921 – 6 juin 1944

Décédé à Gonneville-sur-Mer, Calvados, France

Philippe Rousseau est né à Montréal, mais demeurait à Montmagny, près de Québec. Il était le fils de Lacasse Rousseau, ingénieur-électricien et de Gabrielle Fafard.

Il venait d’une famille de 14 enfants, 12 garçons et 2 filles. Parmi ceux-ci se trouvait le Lieutenant Maurice qui faisait partie du Special Air Service (SAS), Jacques, directeur du Jardin Botanique de Montréal, et ses deux sœurs étudiantes en médecine, Pauline et Marie, sur cette photo prise après la guerre avec un ami de Philippe ou de Maurice.

Philippe Rousseau intègre le Régiment de la Chaudière à Lévis avant de s’enrôler dans le Premier Bataillon de parachutistes dès sa création en juillet 1942. Il est déjà officier, ayant gradué du Royal Military College de Kingston avec Maurice. Il se qualifie comme parachutiste à Ringway en Angleterre à la fin de 1943, peu après son frère. Sur la photo, Philippe est à gauche et Maurice à droite, alors tous deux membres du Premier Bataillon de parachutistes canadiens.

Philippe et Maurice Rousseau

Durant l’hiver 1944, il succède à son frère Maurice comme officier de la section 4 de la compagnie B.

Compagnie B


Il ne parle alors que peu l’anglais mais apprend très rapidement. Il parlera toujours dans des élans passionnés que ses hommes n’oublieront jamais.

Maurice s’est quant à lui engagé dans le SAS, le Special Air Service, abandonnant son grade de capitaine pour redevenir lieutenant.

« Il avait hâte d’en découdre avec l’ennemi et il n’avait aucun moyen de savoir quand le débarquement aurait lieu. » (A Rising of courage)

Le SAS est une unité de parachutistes britanniques faisant partie de commandos spéciaux. Leurs missions sont toujours périeuses et consistent à effectuer du sabotage, à voler les banques pour fournir de l’argent allemand aux alliés ou encore à attaquer des convois, le tout derrière les lignes ennemies et coupé de tout renfort. Les SAS nuisent tellement aux Allemands qu’Hitler a ordonné que tout membre du SAS fait prisonnier soit immédiatement abattu.

À lundi prochain…

Les sanglots longs des violons de l’automne.

Fin du billet original

Je vais écrire à Madeleine afin d’en savoir plus sur le lieutenant Rousseau et sur le devoir de mémoire de cette famille française.

Hommage aux libérateurs canadiens – 6 juin 1944 – 6 juin 2014

J’ai connu Mario Hains en 2010.

Mario est originaire de Bromptonville. Il m’a permis d’en savoir plus sur Eugène Gagnon également originaire de cette petite ville, maintenant fusionnée à la ville de Sherbrooke.

Sherbrooke a son lot de héros de guerre.

Bromptonville, disons un peu moins.

Cliquez ici pour un hommage rendu à un de ceux-ci.

La première pierre tombale vue dans la video est celle de Fernand Hains.

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Jean Parr rend également hommage à Fernand Hains dans ce court extrait ici.

 

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Cette photo de Fernand Hains vient de la collection personnelle de Mario Hains. Fernand est son oncle, le frère de son père Roland qui a été policier militaire.

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collection Mario Hains

Mario parle beaucoup de Fernand. Il en parle autant que j’écris sur Souvenirs de guerre.

tombe de Fernand Hains

collection Mario Hains

Pour en savoir plus sur Fernand et lire mes billets qui en parlent sur ce blogue, écrivez le mot Hains dans la case Recherche. Vous trouverez aussi mes billets sur le père de Mario et bien d’autres encore.

Vous n’êtes pas obligé de tout lire sur Souvenirs de guerre.

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Anguerny, 6 juin 2014
Photos  de Jean Frémont à partir d’un courriel reçu de Mario Hains