Mon pilote de Spitfire – Prise 2

J’écris beaucoup sur les souvenirs de guerre.

Ce billet est en lien direct avec ceux écrits sur Dieppe 1942.

Je me demande pourquoi je tiens tant à revenir sur cette histoire. Pourtant on n’est pas le 19 août 2014 pour en parler.

Dennis Connolly était à Dieppe le 19 août 1942…

Dieppe (le raid du 19 août 1942), oui, c’était juste quelques minutes. Alors on avait le temps de refaire le plein de carburant et de réarmer et nous voilà partis. Ce jour-là en particulier, je m’en souviens, on a eu le petit-déjeuner avant le lever du jour et on a décollé juste après le lever du jour et on a fait la navette, refaire le plein, réarmer, et on était prêt pour le déjeuner mais ensuite on a décollé sur alerte à nouveau et on a pas eu de déjeuner. Et ça a duré jusqu’après la tombée de la nuit. Mais c’était une journée vraiment épuisante, celle-là.

On devait se bagarrer avec eux (les allemands) ce jour-là et au départ on était, trois escadrons attaquèrent, et ils avaient 120 avions dans les airs et on avait trois douze, trente-six, et nos chances en général c’était que tous, pendant la journée à Dieppe, ça a duré toute la journée, c’était une des batailles les plus longues pendant la guerre de, vous savez, avions de chasse et ainsi de suite. En fait, ils étaient souvent en nombre supérieur de toute façon. Alors on avait plus ou moins l’habitude d’être moins nombreux. Et avec une bagarre de ce genre, c’est assez dur à dire quand vous avez tout un tas d’escadrons qui tourbillonent et qui se tirent dessus et ainsi de suite. (source ici)

Billet original

Hier on rendait hommage au sergent Joffre Ribout, pilote de Spitfire dans l’escadrille 122 de la RAF.

Vous vous rappelez mon pilote de Spitfire que j’avais retrouvé l’année dernière quand je suis allé à la présentation du livre de Marc-André Valiquette et de Richard Girouard sur l’escadrille 425 Alouette?

Dennis Connolly 6Il est décédé le 24 avril dernier. Il venait d’avoir 95 ans. Je lui avais rendu hommage en 2012 sur mon blogue dédié au Squadron 403 de la RCAF.

Je voulais le renconter une autre fois pour lui parler de cette photo qu’il avait sur son mur.

Je n’ai pas eu le temps de le faire.

Fin du billet original

Quand j’ai rencontré Dennis Connolly, c’est plutôt son épouse qui avait parlé. Elle était toute heureuse de rencontrer quelqu’un intéressé par les souvenirs de guerre de son mari. Après la mort de mon pilote de Spitfire, son fils m’a dit qu’il m’inviterait à prendre un café avec lui.

J’attends encore son invitation…

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Le croiseur Colbert – Prise 2

Écrit en 2009, ce sont surtout les commentaires laissés par d’anciens marins à la suite du billet original qui sont intéressants.

Cliquez ici pour vous rendre à la fin dans la section commentaires.

Pour les autres, vous pouvez lire la suite.

Billet original

Je ne veux surtout pas relancer le débat…, mais un de mes lecteurs m’a écrit.

Il a été marin dans la Marine nationale et a servi sur le Colbert.

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Et, qui dit Colbert, dit nécessairement général de Gaulle.

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Il n’était pas à bord cependant quand le général est venu ici en 1967.

C’est mon lecteur qui m’a appris ce petit fait historique de l’histoire du Québec, et je voulais partager avec vous.

Voici donc cette petite capsule d’histoire. Elle dure 6 minutes, mais ça vaut la peine de se retremper dans l’atmosphère des années 60.

Cette vidéo est prise sur le site des Archives de Radio-Canada. Je mets le texte qui accompagne, car il est révélateur…

Cliquez ici

Vive le Québec libre!

Date de diffusion : 24 juillet 1967

Lorsque le général de Gaulle arrive à Montréal, le 24 juillet 1967, il est au Québec depuis la veille et gagne Montréal en suivant le Chemin du Roy.

Il doit ensuite poursuivre sa visite à Hull et à Ottawa, mais son discours et, surtout, son « Vive le Québec libre! » écourteront son périple.

Il reprend l’avion le 26 juillet, sans avoir rencontré le chef du gouvernement fédéral, Lester B. Pearson.

S’est-il laissé emporter par sa verve ou bien a-t-il sciemment lancé ce cri qui semble entériner le désir d’indépendance des Québécois?

Selon Alain Peyreffite, homme politique gaulliste, la phrase fatidique n’a pas été le fait d’une improvisation, pas plus, ajoute-t-il, que l’appel du 18 juin 1940 incitant les Français à résister à l’occupation allemande.

Il est venu, affirme Peyreffite, à Montréal en 1967 afin d’exhorter les Canadiens français à préserver leur identité française. « L’appel à la liberté, lancé le 24 juillet, n’eut rien de fortuit », avance-t-il.

En lançant son « Vive le Québec libre! », de Gaulle confirme les liens particuliers qu’il tisse depuis le début des années 1960 entre le Québec et la France, en cette période où le nationalisme québécois s’affirme. Ses relations avec le Canada resteront marquées par son voyage de l’été 1967.

Deux annotations du général sont significatives. Sur un télégramme reçu d’Ottawa et daté du 22 décembre 1967, de Gaulle écrit en marge : « Il faut soutenir le Québec. » Sur un autre télégramme, daté du 10 avril 1968, il affirme : « Nous n’avons aucune concession, ni même aucune amabilité, à faire à M. Trudeau, qui est l’adversaire de la chose française au Canada. »

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Voici ce que j’ai appris sur le Colbert.

C’est sur ce site.

L’histoire du croiseur Colbert


Le croiseur Colbert à son arrivée dans le port du Havre (1962).

1. De la construction à la grande refonte

Bâtiment de défense anti-aérienne assurant la protection, soit d’une force aéronavale, soit des communications maritimes face à la menace aérienne envisageable pour les années 60, le croiseur Colbert fut inscrit au budget de 1953.

Mis en chantier à l’arsenal de Brest le 17 mai 1954, il y fut lancé le 24 mars 1956. Après les essais et mises au point ainsi que la traditionnelle croisière d’endurance, il fut admis au service actif le 5 mai 1959:

A l’époque de sa mise en service le croiseur antiaérien Colbert est armé de 8 tourelles doubles de 127 mm et 10 affûts doubles de 57 mm antiaérien. Son effectif comprend 70 officiers, 159 officiers mariniers et 748 quartiers-maîtres et matelots.

Bâtiment amiral de l’escadre de la Méditerranée début novembre 1959, le Colbert à toutes les activités habituelles de l’escadre. Il assure également des missions particulières : fin avril 1961 il ramène les cendres du maréchal Lyautey de Casablanca à Toulon. Le 29 septembre 1964 le général de Gaulle prend passage à bord à Arica (Chili) pour un voyage en Amérique latine.

Le 15 juillet 1967, le chef de l’Etat et son épouse embarque à nouveau à Brest. Le croiseur appareille et arrive à Québec le 23 juillet suivant. Le 24 le général prononçant son fameux « Vive le Québec libre » interrompt prématurément son séjour à bord, mais le bâtiment poursuit son programme en faisant escale à Montréal jusqu’au 30 juillet.


Arrivée dans le port de Tarente, Italie (1968 – auteur inconnu)

2. De la grande refonte au désarmement

Compte tenu des progrès rapides des performances des avions et de leurs armes, le Colbert, étant donné sa date de conception, se retrouve dix ans après son lancement, obsolète en considération de son armement. La coque et les appareils propulsifs n’ayant rien perdu de leur valeur, une modernisation complète des armes et équipements est décidée en 1969.

Les travaux débutèrent en avril 1970 après un débat houleux entre le chef d’état-major de la marine et le ministre de la défense nationale de l’époque. Ce dernier l’emporta bien évidemment et, pour des raisons budgétaires, la refonte fut moins complète que prévue. Ainsi les six tourelles de 100 mm qui devaient constituer l’artillerie principale furent réduite à deux. La mise en place de six rampes de lancement de missiles MM 38 Exocet fut reportée et l’installation d’un sonar de coque à dôme hissable fut abandonnée. La modernisation fut également moins poussée pour ce qui concerne la détection, la guerre électronique et l’habitabilité.

Réadmis au service actif en juillet 1973, le Colbert dispose d’un nouvel armement comprend :

– deux canons de 100 mm antiaérien en tourelles simples,
– six affûts doubles de 57 mm antiaérien (reliquat de l’armement d’origine),
– un système lance-missiles Masurca avec rampe double de lancement.

Le croiseur lance-missiles Colbert a désormais un effectif de 25 officiers, 208 officiers mariniers et 329 quartiers-maîtres et matelots.

En 1980, le bâtiment est équipé de quatre missiles MM 38 Exocet qui prennent place sur un emplacement resté disponible sur le roof avant. Enfin en 1982, le Colbert est le premier bâtiment de la marine nationale à être doté du système de transmissions par satellite Syracuse : sa silhouette s’enrichi de deux radômes de 2,50 mètres de diamètre disposés sur l’arrière de la passerelle.


Au mouillage à Monaco (juin 1986).

Après sa réadmission au service actif, le CLM Colbert devient le bâtiment amiral de l’escadre de l’Atlantique. La vie en escadre reprend donc, semblable à celle vécue en Méditerranée. Fin 1976, après une participation aux célébrations du bicentenaire de l’indépendance des Etats-Unis et conformément au plan de redéploiement des forces navales dicté par la montée des crises sur le théâtre méditerranéen, le Colbert repart pour Toulon.

Après une période d’activités diverses, le 6 août 1988, le croiseur appareille pour une mission de quatre mois qui le conduira en Australie pour représenter la France aux festivités du bicentenaire de ce pays. Le 16 mai 1990, nouvel appareillage pour une nouvelle mission de représentation dont le but est la reprise des relations avec la marine soviétique. Le bâtiment est à Sébastopol du 22 mai au 26 mai.

Le 13 août 1990 marque le début de l’opération « Salamandre ». Le Colbert repasse le canal de Suez pour une mission opérationnelle de protection du porte-avions Clemenceau qui achemine les hommes et les matériels qui vont constituer l’embryon de la division « Daguet ».

La dernière escale a lieu à Venise du 12 au 19 avril 1991. Le 24 mai 1991, le croiseur Colbert est retiré du service actif.


Arrivée à Brest (4 juin 2006).

3. La fin du Colbert

Le Colbert échappe heureusement à la fin peu glorieuse de la plupart des bâtiments de la marine pour venir s’amarrer à Bordeaux où il est transformé en musée flottant. Il a ouvert au public le 12 juin 1993.

Mais avec le temps, il voit sa fréquentation chuter. De 100 000 visiteurs par an, à ses débuts, à 35 000 visiteurs en 2005. La société qui gère le croiseur-musée ne parvient plus à maintenir l’équilibre financier nécessaire à l’entretien du bâtiment.

En juillet 2006, la fin est proche. Pour le maire de Bordeaux, Hugues Martin, « Le moment est venu de se débarrasser du Colbert ». Pour l’association « Coulons le Colbert », le départ du croiseur sera l’occasion « de faire la fête », assure son président Jean-Bernard Duboscq ! (A lire le communiqué de l’association des amis du Colbert). Constatant les difficultés financières des gestionnaires du bâtiment musée, la ville de Bordeaux demande au ministère de la défense le départ du Colbert. le ministre y répond favorablement le 14 septembre 2006.

Le 31 mai 2007, l’ex croiseur lance-missiles Colbert quitte la ville de Bordeaux. Remorqué par l’Argonaute, le Buffle, le Rari, puis de l’Abeille Bourbon, il rejoint le port militaire de Brest le 4 juin. Il est emmené le 25 juin au cimetière marin de Landévennec, où il stationne jusqu’à sa démolition prévue vers 2010.

La coque de l’ex croiseur Colbert quitte le port militaire de Brest pour rejoindre le cimetière de bateaux de Landévennec (25 juin 2007).