Le Berlin Kid – Prise 2

Prise 1

Vétérans des bombardements

Date de diffusion : 7 mai 1995

Trois vétérans de l’escadron des Alouettes, Paul Bourdages sans-filiste, Roland Roy, navigateur et Jean Ouellette, bombardier, et le pilote Roger Coulombe de l’escadron 426 se rappellent leurs missions en Allemagne :

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Prise 2

Une lectrice m’a demandé si j’avais plus d’information sur le Berlin Kid.

J’ai trouvé la citation pour sa DFC.

COULOMBE, WO (now P/O) Joseph Albert Roger (R96703/J19380)

Distinguished Flying Cross

– No.426 Squadron

– Award effective 25 January 1944 as per London Gazette dated 8 February 1944 and AFRO 644/44 dated 24 March 1944. Born 12 September 1920; home in Montmagny, Quebec; enlisted Quebec, 21 July 1941. Trained at No.3 ITS (graduated 14 March 1942), No.11 EFTS (graduated 4 June 1942) and No.13 SFTS (graduated 25 September 1942). Posted overseas, October 1942; commissioned 21 November 1943; repatriated 18 June 1945; released 6 September 1945. Served in RCAF Primary Reserve, 10 September 1954 to 15 November 1956. Award presented 25 February 1949.

Warrant Officer Coulombe has completed many sorties including eight against Berlin. One night in December 1943 he took part in an attack on the German capital and whilst over the target his aircraft was intercepted by a fighter. The enemy aircraft made several attacks but Warrant Officer Coulombe skilfully evaded them without sustaining damage until the final attack when one of the bomber’s engines was hit. Later the aircraft was hit by shrapnel. The hydraulic system was damaged and one of the petrol tanks was pierced. Nevertheless Warrant Officer Coulombe flew the damaged bomber back to this country. This Warrant Officer has invariably displayed great skill, courage and resolution.

NOTE:

DHist file 181.009 D.4431 (RG.24 Vol.20649) has interesting correspondence on another « unofficial » award. On 31 March 1944, S/L C.L. Tufts, on behalf of Base Commander, No.62 Base, reported that the Secretary to British Legation, Panama, had forwarded to Bomber Command twelve watches, the gift of Senor Adalbert Fastlich, who asked they be given to the bomber crew that had dropped the largest weight of bombs on Berlin. The watches were anti-magnetic, water-proof and shock-proof. Bomber Command allotted two watches to certain Groups to distribute. HQ No.6 Group had concluded that two squadrons – No.426 and 408 – had dropped the largest loads on Berlin. The CO of Station Linton was asked to choose an officer from one and an NCO from the other « who not only made the most trips to Berlin but dropped the heaviest loads. » On 6 April 1944, CO of No.426 Squadron nominated Pilot Officer Coulombe, who had flown 12 trips to Berlin with the following loads:

 

Date                H.E.                             INCENDIARIES

23.8.43           1 x 4,000                    2 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

3.9.43             1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 3 x 8 30-lb.

18.11.43         1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 1 x 8 30-lb.

23.11.43         1 x 4,000                    6 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

26.11.43         1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 1 x 8 30-lb.

2.12.43           1 x 4,000                    6 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

16.12.43         1 x 8,000                    2 x 90 four-lb.

29.12.43         1 x 4,000                    7 x 90 four-lb, 2 x 8 30-lb.

20.1.44           1 x 4,000                    3 x 90 four-lb, 3 x 150 four-lb, 2 x 8 30-lb.

27.1.44           1 x 4,000                    2 x 150 four-lb.

30.1.44           1 x 4,000                    4 x 90 four-lb., 2 x 150 four-lb., 3 x 8 30-lb.

24.3.44           1 x 1,000                    6 x 90 four lb, 9 x 8 30-lb.

 

« On two occasions this officer’s aircraft was attacked and badly damaged by fighters over the target, and for one of these sorties he was awarded an immediate DFC. He is a very keen and reliable pilot and it is highly recommended that he be presented one of the watches. »

 

* * * * *

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Philippe Neveu commente

Voici le lien vers le site de la télévision régionale qui a fait sa une sur la manifestation organisée à la Pointe St Mathieu en l’honneur des marins de l’Athabaskan.

Cette cérémonie était organisée par l’association “Aux Marins” dont vous pouvez consulter le site : auxmarins.net. La cérémonie était très émouvante et a réunie beaucoup de monde et de personnalités.

Dans quelques jours l’association mettra en ligne son reportage.

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_bretagne.html

À suivre…

Hommage : À la pointe Saint-Mathieu, on se souvient de l’Athabaskan

Cliquez ici.

Extrait

À l’occasion de l’anniversaire du naufrage de l’Athabaskan, l’association bretonne de recherches archéologiques et historiques en activités maritimes (Abraham) et l’association « Aux marins » ont organisé ce mardi une cérémonie à la pointe Saint-Mathieu, en présence de familles et de l’attaché Défense de l’ambassade du Canada. Une plaque comportant les noms des 128 victimes a été dévoilée.

29 avril 2014

Il y a 70 ans, l’oncle de ma femme était stoker à bord du destroyer HMCS Athabaskan. Il travaillait dans la salle des machines. La nuit du 29 avril 1944, il était en train d’écrire une lettre quand une torpille frappa le destroyer.

Il n’a jamais rien écrit sur le naufrage…

Un après-midi d’été de juillet 2009, il nous avait confié qu’il s’était enrôlé à 16 ans, mentant ainsi sur son âge comme beaucoup d’autres qui voulaient s’enrôler. Il nous a dit qu’il en avait assez de la sévérité de son père qu’il qualifiait encore de « le bonhomme » même s’il avait lui-même 81 ans lorsqu’il avait prononcé ces paroles!

S’était-il réellement enrôlé à 16 ans?

En mentant sur son âge?

Avait-il aussi menti quand il nous avait raconté son histoire cet après-midi d’été du mois de juillet 2009, assis dans le salon de mon beau-frère?

Ce qui est certain c’est que le HMCS Athabaskan coula le 29 avril 1944, entraînant dans la mort 128 marins. 85 marins furent faits prisonniers et 46 furent rescapés par le destroyer Haida. L’oncle de ma femme aurait été un de ces rescapés.

Il n’a jamais donné le nom du destroyer qui l’avait rescapé et je n’ai jamais osé lui demander.

J’ai respecté son silence.

Le premier navire qui porta le nom d’Athabaskan dans la Marine canadienne fut lancé le 8 novembre 1941 et entra en service en 1943.

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Vers la fin d’août 1943, en tant que navire commandant un groupe de destroyers patrouillant dans le golfe de Gascogne, l’Athabaskan fut endommagé par un missile aérien lancé par un des bombardiers allemands qui attaquaient simultanément.

L’Athabaskan retourna au port par ses propres moyens bien qu’une de ses chaudières et deux réservoirs à carburant aient été inondés.

En février 1944, l’Athabaskan, le Huron et l’Haida rejoignirent la 10e flottille de destroyers basée à Plymouth en Angleterre.

Pendant une patrouille dans la Manche dans la nuit du 29 avril, l’Athabaskan et l’Haida rencontrèrent des destroyers ennemis de la classe Elbing.

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Des salves répétés de canons touchèrent les navires ennemis et un des destroyers ennemis s’échoua. L’autre s’enfuit en lâchant une salve de six torpilles. Une toucha l’Athabaskan qui coula en quelques minutes.

Le commandant, dix de ses officiers et 117 hommes d’équipage perdirent la vie; cinq officiers et 80 hommes d’équipage furent faits prisonniers. Un officier et 45 marins furent sauvés par l’Haida et revinrent en Angleterre.

En 2009, j’avais trouvé le récit de la bataille sur Internet.

Je demandais alors que si vous aviez des souvenirs de guerre et que vous souhaitiez partager, vous pouviez m’écrire…

Ce fut le début d’une série de découvertes, non seulement sur le naufrage de l’Athabaskan, mais sur des escadrilles de l’Aviation royale canadienne durant le Deuxième Guerre mondiale.

Durant les prochaines semaines, je vais consacrer Souvenirs de guerre au naufrage de l’Athabaskan et rendre un ultime hommage à tous les officiers et marins de son équipage en partageant tout ce que des proches ont partagé avec moi depuis 2009.

Plusieurs colonnes de lumière percent soudain la nuit et montent jusqu’à nous…

Une autre histoire d’un aviateur du 425 Alouette

RCAF 425 Alouettes

Le Wing Commander Baxter Richer, D.F.C., C. D. se raconte…

Plusieurs colonnes de lumièrepercent soudain la nuit et montent jusqu’à nous…

Wing Commander Baxter Richer, D.F.C., C. D.

Notre équipage, après s’être préparé tout le jour, est parti à 6 heures du soir. Le soleil était juste sous l’horizon et la brunante montait du sol.

Du même champ de vol, 30 autres appareils se sont levés presque simultanément et à chaque minute. durant 30 minutes, de tous les coins de l’Angleterre. Et maintenant, les 900 avions tournent, grimpent dans la lumière qui baisse. Bientôt le vrombissement qui remplissait l’horizon se fait plus vague, diminue, et comme un vaste essaim d’abeilles, sans ordre apparent, mais tous suivant le même chemin, 900 avions chargés chacun d’une lourde charge d’explosifs et de carburant, se dirigent vers l’est, vers l’obscurité. Lorsque les premières étoiles apparaissent, nous sommes au-dessus de la Manche.

À…

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« En changeant de cap, il était possible d’éviter le tir de DCA… »

Un autre souvenir de guerre de l’escadrille 425 Alouette

RCAF 425 Alouettes

Henri Gourdeau se raconte.

«En changeant de cap, il était possible d’éviter le tir de DCA… »
Flight Lieutenant Henri Gourdeau, D.F.C.

L’équipage Gourdeau, si on peut l’appeler ainsi, s’est retrouvé parmi les Alouettes à Tholthorpe, Yorkshire, du 1er juin au 31 décembre 1944. Elle était composée de: Pierre Arsenault, mitrailleur arrière, Ernest Corbeil, bombardier, Ron Desroches, sans-filiste, Henri Gauthier, mitrailleur central, Henri Gourdeau, pilote, Jeff Heritage, ingénieur de bord, Marcel Papineau, navigateur.

Tous les membres de l’équipage ont senti et saisi, dès l’arrivée à Tholthrope, le professionnalisme et l’esprit de camaraderie qui y régnaient, tant parmi le personnel navigant que parmi le personnel de support. Une grande famille, quoi, dans laquelle tout fonctionnait comme sur des roulettes. On se doit de rappeler. encore une fois, les grandes qualités du Commandant d’alors, «Joe the C.O. ». Lecomte et de son adjudant Réal St-Amour, the « Saint », qui tous deux…

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« Je ne peux plus tenir l’avion! Nous allons nous écraser…»

Jean Fontaine se raconte

RCAF 425 Alouettes

Jean Fontaine se raconte

« Je ne peux plus tenir l’avion! Nous allons nous écraser…»
Flight Lieutenant Jean Fontaine, D.F.C., C.D.

Le 28 février 1943, notre escadrille de bombardiers Wellington fut appelée à bombarder une base sous-marine à St-Nazaire, en France. Nous quittions la base Dishforth à partir d’une piste en herbe.

Notre équipage (j’étais le radio) fut assigné au bombardier « F » pour Freddie, un prototype capable de transporter une bombe gigantesque de 4000 livres. Le temps était au beau fixe avec un ciel dégagé et des vents légers. Le décollage fut prévu pour dix-huit heures dans des conditions idéales.

Le Sergent Norm Brosseau du Cap-de-la-Madeleine était notre Capitaine et j’étais debout derrière lui dans la cabine de pilotage lorsqu’il mit les gaz à fond. Nous commencions à prendre de la vitesse et nous avions déjà parcouru la moitié de la piste lorsque je remarquai que le Capitaine…

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Qui a réellement abattu le KW-T de l’équipage de Gilles Lamontagne?

Celui qui a réellement abattu le KW-T de l’équipage de Gilles Lamontagne…

RCAF 425 Alouettes

Qui a réellement abattu le KW-T de l’équipage de Gilles Lamontagne?

Ce n’est pas le Feldwebel Heinz Vinke finalement qui a abattu Gilles Lamontagne.

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Feldwebel Heink Vinke

J’ai obtenu cette réponse à une question posée sur le forum 12 O’Clock High. Je voulais valider l’information trouvée sur Lost Bombers.

I am looking for the information on the Wellington he shot down on 12/13 March 1943 over Holland.
The Wellington crew was a RCAF crew. The pilot was Gilles Lamontagne.

Lost Bombers had this information…

The website Lost Bombers gives the following on the loss of his aircraft. Wellington BK340 (KW-T) of No.425 Squadron, target Essen, was airborne at 1912 hours, 12 March 1943. Shot down by a night-fighter (Fw Vinke) and crashed 2158 hours at Spanbroek (Noord Holland), 16 km NE of Alkmaar.

Some people say this Website which is not online anymore is unreliable. Can you…

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« Soudain, nous avons été attaqué par-dessous et derrière… »

Gilles Lamontagne raconte ses souvenirs de guerre…

RCAF 425 Alouettes

Gilles Lamontagne se raconte…

« Soudain, nous avons été attaqué par-dessous et derrière… »
Flight Lieutenant Gilles Lamontagne, C. P., C. D.

PER ARDUA AD ASTRA
Cette devise s’applique merveilleusement bien à l’escadrille 425:
PER ARDUA —
dès le début, en 1942, avec des bombardiers Wellington
AD ASTRA —
quelque quarante ans plus tard, avec les avions supersoniques F-I8.

425 45e 021 Wellington

Quel destin, pour ne pas dire quel privilège, que d’avoir été parmi les premiers pilotes à voler des bombardiers Wellington en 1942, et que ce même pilote ait été celui qui a pris la décision, quelque quarante ans plus tard, d’équiper nos aviateurs canadiens d’appareils F-18.

Je crois qu’à l’occasion de ce 45e anniversaire, il serait bon de se remémorer cette fabuleuse histoire de l’escadrille 425, et c’est de grand cœur — et non sans une certaine nostalgie, — que je vous soumets quelques faits couvrant la période de ses débuts…

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