Pilote de Mosquito… 5 décembre 1944: Prise 2

Un petit rappel en ce jour de la première mission d’Eugène Gagnon dont j’ai cessé d’écrire les souvenirs de guerre sur mes blogues.

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Vous vous rappelez sans doute  de la première mission d’Eugène Gagnon sur Mosquito.

Cliquez ici.

J’ai maintenant  ses 33 missions grâce au neveu du Flight Lieutenant Frank Thomas qui m’a écrit cette semaine.

Cliquez ici

On est donc le 5 décembre 1944, vers 17 heures à Little Snoring.

Eugène va finalement réaliser son rêve.

Piloter le fameux Mosquito. 


L’année d’avant il était encore à Paulson, au Manitoba comme staff pilot. C’est lui qui pilotait les appareils pour entraîner les navigateurs et les mitrailleurs qui iraient rejoindre les forces  aériennes combattant outre-mer.


Il est maintenant 17 h 30. La nuit est tombée depuis plusieurs minutes.

Eugène Gagnon monte lentement l’échelle et prend place dans la carlingue d’un des avions les plus performants et les plus redoutables de la Seconde Guerre mondiale.

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Son navigateur R.C. Harris le suit et prend place à ses côtés.

Un navigateur anglais  à  son 2e tour d’opérations. Ils formeront équipe. C’est leur première mission ensemble. Ils en feront 33, la plupart au-dessus de l’Allemagne, toutes de nuit.

Cette mission est spéciale. On l’appelle la Freshman missionC’est une mission facile au-dessus de Zuider Zee en Hollande. Question de prendre un peu d’expérience avant de se lancer dans la bataille.

Le Mosquito n’est pas un appareil facile à piloter, mais il est rapide et agile. Les Allemands surnomment les pilotes de Mosquitos les « bandits de la nuit »…

Ils traquent les chasseurs de nuit allemands qui attaquent les bombardiers de la RAF  et de la RCAF.


Seuls les meilleurs pilotes volent sur des Mosquitos.

Eugène a pu compter sur les conseils de nombreux pilotes expérimentés dont George Stewart, un autre Canadien, qui terminera bientôt son tour d’opérations.

Paul Beaudet, un autre Canadien-français, est le navigateur de Georges Stewart.

George et Paul ont volé ensemble pendant 50 missions. Ils n’ont jamais été blessés.

Eugène est le petit nouveau de l’escadrille 23 basée à Little Snoring.

C’est là qu’il fait la rencontre de Tommy Smith.

Tommy se fera descendre dans la nuit du 16 au 17 janvier 1945 et sera atrocement brûlé.

Cliquez ici.

Eugène a peur comme tous les pilotes et les navigateurs de l’escadrille avant le départ.

Cette peur s’estompera quand le Mosquito aura pris son envol.

Cette mission sera sans incident, mais il ne le sait pas.

Eugène ne sera jamais blessé.

Il trouvera la mort au Québec en octobre 1947 en essayant de poser en catastrophe un petit hydravion monomoteur.


Mais ça il l’ignore.

Il ignore aussi qu’on parlera de lui un jour sur l’Internet.

Épilogue

Depuis le fils de son navigateur R.C. Harris a partagé les souvenirs de guerre de son père, tout sauf deux pages du logbook qu’il avait mal numérisées. Après plusieurs tentatives de les avoir, je me suis dit qu’il trouvait peut-être que j’étais trop passionné par l’histoire de ce pilote de Mosquito, un petit Canadien français de Bromptonville.

Il avait peut-être raison.

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