Un héros de jeunesse

Salut Pierre

J’ignore si tu as déjà vue la photo annexée. Je viens de la retrouver dans une chemise. Je la trouve particulièrement significative.

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Bromptonville, le 26 avril 1942, rue Saint-François, en face du logement des Gagnon. L’omniprésente Chrysler en arrière-plan. J’ai compté pas moins de 12 enfants endimanchés. Douze! Ils se joignent à Laurette Dubois pour saluer un homme, un volontaire, un brave qui allait bientôt traverser de «l’aut’ bord» pour combattre l’ennemi. Son amie Laurette porte son képi et sa tunique (un privilège). Geste solennel s’il en est un, le salut est un symbole de respect.

J’imagine un certain Eugène Gagnon devant le groupe qui leur rend leur salut. Que dit-il? Que fait-il? Peu importe, le minois des enfants laisse deviner qu’ils apprécient. Chacun salue à sa façon. La petite Carmen, au centre de la photo, cherche comment faire. Son voisin, à sa gauche, porte déjà l’uniforme…

Si autant d’enfants sont réunis, il est permis de croire que l’aviateur Gagnon jouissait déjà d’un certain prestige. Pourquoi, alors que de nombreux autres citoyens du village étaient déjà enrôlés? La réponse est simple: il était le seul pilote. C’était la guerre et tous les jours, autour de la table, ce devait être le sujet de conversation. Sans pouvoir juger de l’importance des événements, les enfants devaient constater que les gens en uniformes, peu importe lequel, étaient différents des autres parce qu’ils allaient bientôt jouer un rôle important loin, très loin de chez eux.

Qui aurait cru que celui que tous appelaient «Tibé» allait devenir un héros?

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Jacques

Eugène trouvera la mort dans un bête accident d’avion le 21 octobre 1947 dans un Republic Seabee de la Sherbrooke Airways d’Eddy Blouin.

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Sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril, 1923-1945: Prise 2

Un commentaire éloquent juste laissé sur mon blogue à propos du sous-lieutenant d’aviation Jean Maurice d’Avril.

Après avoir lu le livre de Hessel sur Jean-Maurice D’Avril et un tas de livres sur le traitement de prisonniers allemands au Canada, on a traité ces Allemands aux petits oignons comparé à ce qu’ils ont laissé faire les civils à nos soldats capturés.

Les Allemands, ils s’en foutaient pas mal éperdument de la convention de Genève. Mon oncle s’était fait descendre en descendant en parachute là-bas, selon un de ses confrères. Y a pas plus lâche que descendre un soldat descendant en parachute; pour moi c’est comme descendre un homme désarmé.

C’est sûr, on dira ‘C’est la guerre’ mais des actions comme ça ne montrent pas beaucoup d’honneur à ceux qui les ont exécutées.

Néanmoins, je félicite monsieur Peter Hessel pour le courage qu’il a eu d’aller en Allemagne dans son patelin pour ériger cette plaque commémorative de Jean-Maurice D’Avril, même si les néo-nazis l’ont endommagée.

Aucun crédit au gouvernement pour n’avoir même pas levé le petit doigt après la guerre pour au moins essayer de savoir ce qui était arrivé de la dépouille de J-M D’Avril ni même pas contribué aux dépenses de Peter Hessel.

Daniel Leonard, Drummondville(QC)

À la mémoire de
Sous-lieutenant d’aviation
HENRI JEAN MAURICE JOSEPH  D’AVRIL
décédé le 5 mars 1945


Service militaire :

Numéro matricule : J/93925
Âge : 22
Force : Aviation militaire
Unité :  Aviation royale du Canada
Division : 425 Sqdn.

Renseignements supplémentaires :

Fils de Henri et Cécilia D’Avril, de Montréal, Québec.

Informations sur le lieu d’inhumation :

Cimetière :
CIMETIÈRE DE LA GUERRE DE 1939-1945 DE BERLIN

C’est ce sous-lieutenant que j’ai trouvé en cherchant des informations sur Joe Lecomte.

Wing Commander Joe Lecomte

On a écrit un livre qui parle du sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice d’Avril.

Le livre est en anglais par contre.

Le sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril a été descendu alors qu’il allait faire une mission sur la ville de Chemnitz.

J’ai trouvé ces informations sur le site officiel de la RAF. [Je traduis pour vous]

5/6 mars 1945

Chemnitz;

760 avions –
498 Lancasters, 256 Halifaxes, 6 Mosquitos – pour continuer l’Opération Thunderclap.

L’opération a mal commencé quand 9 avions du Bomber Group No 6 se sont écrasés près de leurs bases peu de temps après le décollage à cause des conditions glacées. L’escadrille 426 à Linton-on-Ouse a perdu 3 des 14 Halifax qui prenaient part au raid de la même manière, avec un seul aviateur survivant. 1 des Halifax s’écrasa dans la ville de York, tuant quelques civils.

22 autres avions furent perdus dans l’opération –
14 Lancasters et 8 Halifax.

248 Lancasters et 10 Mosquitos du Group No 5 ont attaqué une raffinerie d’essence synthétique à Böhlen.
La cible était couverte de nuages mais quelques dommages furent causés à la raffinerie.
4 Lancasters ont été perdus.

75 Mosquitos à Berlin, 15 à Gelsenkirchen et 36 en petits groupes pour 6 autres cibles, 52 sorties de contremesure pour brouiller les radars ennemis , 27 patrouilles de Mosquitos.
5 avions perdus –
2 bombardiers Mosquitos dans le raid de
Berlin,  1 Mosquito perdu lors du raid à Hallendorf, 2 avions de contremesure (1 Halifax et 1 Stirling, ce dernier que l’on croit avoir été abattu par la D.C.A. d’une unité américaine).

Effort total pour la nuit :
1223 sorties, 31 avions (2,5 pour cent) perdus et  10 de plus lors d’écrasement en Angleterre.

Cet équipage faisait partie des équipages perdus.


F/O J. Desbiens RCAF et l’équipage, volant sur un Halifax III PN-173, nom de code KW-Q, ne retourna pas à sa base après l’opération.

      P/O A. Minguet RCAF
      F/Sgt G. Tremblay RCAF–POW
      F/O J. Parent RCAF–POW
      F/Sgt Henri Jean-Maurice D’Avril RCAF
        F/Sgt G. Langevin RCAF–POW

    F/Sgt L. Lamontagne RCAF–POW

    3 membres de l’équipage furent tués et 4 furent faits prisonniers.

    L’histoire du sous-lieutenant d’aviation Jean-Maurice D’Avril a fait l’objet d’un livre, mais ça je vous en reparlerai après que j’aurai présenté l’équipage du Halifax KW-Q.

    Vous pouvez m’écrire en cliquant ici si vous avez des informations sur l’escadrille Alouettes.