RAF 91 Squadron

Une photo trouvée sur ce site…

On y retrouve l’histoire d’un pilote des Forces Françaises Libres, Jean Demozay.

Né à Nantes le 21 mars 1915. En 1927, il fréquente l’école Saint Joseph du Loquidy avant d’être envoyé au collège St John de Southesea en Angleterre. Quand éclate la guerre en 1939, Demozay s’engage et est affecté comme interprète auprès de la Royal Air Force (Squadron 1). Il y gagne le surnom de « Moses ».

En 1940, la débacle le conduit à Nantes d’ou il rejoint l’Angleterre avec 16 mécaniciens sur un vieux bombardier bimoteur Bristol « Bombay » qu’il ont réparé. Il avait son brevet de pilote, obtenu à Rabat, et il a complété son expérience du vol avec des pilotes anglais sur un Miles Magister mais le bombardier multimoteur était une nouveauté pour lui. Après seulement trois mois à l’Operational Training Unit n°5, il est affecté comme pilote de chasse… au Squadron 1 sur Hawker « Hurricane » Mk IIa.

Il fait partie des 13 pilotes français qui participent à la Bataille d’Angleterre. Le 8 novembre 1940, il revendique un Ju 88 et un Me 109 endommagés. En mars 1941, il est nommé flight commander et obtient sa première victoire sur Messerschmitt Me 109 et la DFC (Distinguished Flying Cross). En juin 1941, il est transféré au Squadron 242 ou il obtient 2 victoires sur Me 109.

Le 5 juillet 1941, il est affecté au Squadron 91 équipé de Spitfire Vb. Le 17 juillet, il mitraille et coule un mouilleur de mines. Après un passage au quartier général du 11° Groupe, il revient au Squadron 91 dont il prend le commandement.

Le 31 octobre 1942, il signe sa 21° et dernière victoire sur Focke-Wulf Fw190.
Fin 1942, il est rappelé au Q.G. du 11° Groupe à la demande du Maréchal de l’Air Leigh-Mallory. Il est décoré de la D.S.O. (Distinguished Service Order). En 1943, il prend le commandement de Forces Aériennes Françaises du Moyen Orient où doivent être formés les pilotes français. Faute d’avion d’entrainement, il fait construire un petit biplace le « Rayack 43 » dont il fait lui même l’essai du prototype.

En 1944 il constitue le Groupement Patrie qui harcèle les troupes allemandes dans le Sud Ouest. Il trouvera la mort dans un accident d’avion le 19 décembre 1945.

Mon pilote de Spitfire que j’ai rencontré samedi dernier est sur la photo…

On le voit avec d’autres pilotes de l’escadrille 91 de la RAF avec leur commandant Jean Demozay.

Cette escadrille s’est couverte de gloire…

From its humble beginnings as a reconnaissance flight, using second-hand aircraft at the very end of the Battle of Britain, No 91 ‘Nigeria’ Squadron went on to become one of the most famous units in RAF Fighter Command.

It achieved outstanding results using new low-level interception tactics along the south coast of England, employing the very latest marks of Spitfire. Indeed, it was one of the few fighter units to be Spitfire-equipped throughout World War 2. Manned by a multifarious band of pilots from across the globe, No 91 ‘Nigeria’ Sqn also produced its fair share of aces. (source: Amazon)

Pour en connaître encore plus, visitez le site de Jean-Claude Augst.

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6 réflexions sur “RAF 91 Squadron

  1. Sur le site de Jean-Claude Augst

    Le No 91 « Nigeria » Squadron est une unité d’élite. D’origines diverses, très expérimentés, individualistes pour certains, ses pilotes sont caractérisés par une forte agressivité face à l’ennemi (Pierre Clostermann parlera des « dangereux maniaques du 91 Sqn »). Le 91 Sqn développera ainsi des compétences particulières dans le domaine de la reconnaissance armée, en particulier maritime, et des opérations avec un nombre restreint d’appareils. Il se distinguera également par ses commandants emblématiques, comme Jean DEMOZAY, menant eux-mêmes le squadron au combat autant que possible. Pour ces raisons, le 91 Sqn a une place à part dans l’histoire de la RAF.

  2. Mon pilote de Spitfire que j’ai rencontré samedi dernier est sur la photo…
    Les autres pilotes de G à D sont: Le Flying Officer BARTHROPP, le Pilot Officer Warden, les sergents Down,
    Perkin, Gavan, Connolly, le Flight Lieutenant Abrahams et Jean Demozay.
    Il pose ici avec ses pilotes devant un Spitfire MK V codé DL-X (du B Flight)

  3. Le Squadron 91

    Son histoire

    touche r pour continuer

    Je remercie Paul REBUFFAT – Rebuffat Planes – d’avoir bien voulu retracer cet historique, inspiré du livre de Peter HALL « N°91 « Nigeria » Squadron, pour le site de Jean MARIDOR. Paul se passionne particulièrement à la création d’avion de la Seconde Guerre Mondiale pour le simulateur de vol Microsoft Combat Flying Simulator. On pourra le retrouver à l’adresse suivante :
    http://myzone59.ath.cx/rebuffat/accueil.php

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    1940 – Les débuts

    L’histoire du No 91 « Nigeria » Squadron débute avec le No 421 Flight ( 421 Flt). Créée en octobre 1940 à GRAVESEND avec 9 pilotes et six Spitfire IIA, cette unité est chargée du guet aérien au-dessus de la Manche afin de compléter les renseignements fournis par les radars. Ces patrouilles solitaires sont surnommées ‘Jim Crow’. Néanmoins à cette époque la bataille fait rage au-dessus de l’Angleterre et le 421 Flt est surtout engagé dans des opérations de chasse.

    Le 421 Flt fait ensuite mouvement sur WEST MALLING. Finalement l’arrivée à HAWKINGE le 15 novembre marque le début des opérations de surveillance du trafic maritime dans la Manche. D’abord menées par des avions isolés, ces missions sont ensuite effectuées par patrouilles de deux avions afin de diminuer les risques d’être abattu. Cette mesure de sécurité a pour effet de créer des équipes soudées et augmente la cohésion du groupe.

    Le 11 janvier 1941, le 421 Flt devient le No 91 Squadron ( 91 Sqn ). Cette nouvelle dénomination s’accompagne d’un renforcement de l’effectif en pilotes comme de la dotation en avions, celle-ci passant à 18 Spitfire IIA. Le premier commandant du 91 Sqn est « Paddy » Green, déjà à la tête du 421 Flt. Les premiers mois de 1941 sont marqués par l’opération « Channel Stop » menée conjointement par la RAF et la Royal Navy, visant à interdire tout trafic maritime allemand dans la Manche. Le rôle du 91 Sqn dans cette opération est de patrouiller afin de découvrir des navires ennemis puis de guider sur eux des squadrons de Hurricane.

    Les patrouilles sont à nouveau menées par des avion seuls, avec consigne de silence radio, ce qui entraîne l’émergence de fortes individualités, pilotes téméraires attaquant les objectifs navals ou portuaires découverts. Ce trait restera caractéristique des figures emblématiques du 91 Sqn et contribuera à son originalité parmi les formations de chasse, tout comme sa composition très cosmopolite avec des pilotes français, canadiens, sud africains, australiens…

    1941 – De nouvelles missions

    En mai 1941 le squadron est rééquipé avec des Spitfire V. Plus puissante et mieux armée que le Spit IIA, cette version permet enfin aux pilotes de tenir tête au Bf 109 F apparu au début de 1941. Le passage sur Spit V permet également au 91 Sqn de justifier son nom, NIGERIA, puisqu’au moins 20 Spitfire sont alors financés par le gouvernement nigérian. Chacun de ces avions est orné du nom d’une province du NIGERIA.

    Avec l’arrivée du nouveau chasseur les missions confiées au 91 Sqn se diversifient : en plus des classiques « Jim Crow » au cours desquelles il surveille désormais le trafic maritime, le squadron se voit assigner l’escorte des Lysander de secours en mer de l’ Air Sea Rescue, ainsi que des missions d’attaque au sol en France.

    En juin, « Paddy » Green quitte le squadron, remplacé par James Watts Farmer. Vétéran de la Bataille d’Angleterre, il est à l’image des pilotes du 91 Sqn tout au long de la guerre, très expérimentés.

    A cette époque, le squadron étend progressivement son action à l’attaque systématique des navires rencontrés lors des patrouilles de reconnaissance, tout en continuant à engager des combats aériens quand l’occasion se présente.

    1942 – Contre les « hit and run raiders »

    1942 voit le 91 Sqn effectuer de nombreuses opérations de chasse défensives contre des avions (principalement des Ju 88 qui remplacent les Do 17) effectuant des actions isolées de harcèlement contre les villes côtières de l’Angleterre. A partir d’octobre, ces villes sont la cible d’attaques à plus large échelle par des FW 190 chasseurs et chasseurs-bombardiers qui opèrent à basse altitude et se retirent promptement, les « hit and run raiders ».

    Le 31 octobre, 10 avions du « NIGERIA » engagent le combat contre 120 FW 190 se préparant à attaquer la ville de CANTERBURY. Pendant les combats aériens qui s’ensuivent, 5 FW 190 sont abattus plus un 6ème endommagé lors de cette journée parmi les plus fructueuses pour le squadron. Les pilotes victorieux sont Jean Demozay, Chris Le Roux et Jean Maridor.

    La fin de l’année est marquée par la réception des nouveaux Spitfire LF Vb optimisés pour les opérations à basse altitude, ce qui correspond parfaitement aux besoins du squadron. Ensuite, fin novembre, le squadron quitte HAWKINGE et son brouillard pour prendre ses quartiers d’hiver à LYMPNE.

    Cette année 1942 est également marquée par des événements plus administratifs, puisque Jean Demozay prend la tête du squadron en juillet, et le 9 novembre l’Air Marshall Leigh Mallory présente à l’unité son emblème et sa devise « we seek alone » (nous cherchons seuls). Enfin, en décembre, Ray Harries prendra à son tour le commandement du « Nigeria ».

    1943 – Avec le Spitfire XII

    A la mi-janvier 1943, le 91 Sqn regagne le terrain de HAWKINGE pour ses missions traditionnelles. En février, plusieurs Spitfire LF Vb sont convertis en appareils de reconnaissance avec le montage d’une caméra de sabord. Ainsi modifiés, ils permettent aux pilotes de rapporter des informations bien plus complètes sur les objectifs observés. Cette installation a une telle efficacité que les hommes du squadron le surnomment « No 91 Photo Reconnaissance Unit » (escadre de reconnaissance photo91). Parmi eux, « Shag » O’Saughnessy obtient les résultats les plus brillants et participe aux briefings de squadrons chargés d’attaquer les objectifs ainsi photographiés.

    A la mi avril le squadron part pour HONILEY pour être transformé sur Spitfire XII. Le « Nigeria » est la 2ème unité à percevoir le nouveau chasseur qui grâce à sa puissance à basse altitude est à même de combattre efficacement le FW 190, contrairement au Spit Vb alors dépassé dans les missions de chasse.

    Le 21 mai le « Nigeria » regagne HAWKINGE et ne tarde pas à s’illustre avec sa nouvelle monture. Le 25 est la date d’une action d’éclat pour le squadron : alors que 12 FW 190 sont signalés faisant route vers la ville de FOLKESTONE, deux patrouilles du 91 Sqn interviennent. Initialement affectés à des missions de reconnaissance sur la Manche, Harries, Round, Maridor et Davy engagent les attaquants qui se débarrassent de leurs bombes dans la mer. Dans la mêlée, 4 ou 5 sont abattus. Cet événement met du baume au cœur aux habitants de FOLKESTONE, déjà victimes de plusieurs raids meurtriers. Les pilotes impliqués devinrent des héros, et ce combat fonda une longue amitié entre la ville et le 91 Sqn.
    Le 18 juin, le squadron quitte HAWKINGE pour WESTHAMPNETT, un terrain satellite de la fameuse base de TANGMERE. Suite à sa transformation sur Spitfire XII, le 91 Sqn se voit affecté à de nouvelles missions plus en rapport avec les performances de cet avion :
    missions « Ramrod » : escorte de bombardiers à courte distance
    missions « Rodeo » : opérations de chasse en territoire ennemi
    missions Rhubarb : attaque d’objectifs d’opportunité par des formations
    réduites

    1944 – La chasse aux V1

    Le début de l’année voit le 91 Sqn poursuivre les missions offensives Ramrod, Rodeo et Rhubarb.

    Début mars, le squadron est le 2ème à être transformé sur Spitfire XIV, dernier-né de la chasse anglaise et apte à affronter le futur FW 190 D. Après un mois loin de l’action, le « NIGERIA » arrive à WEST MALLING avec la ferme intention de reprendre les missions offensives, d’autant plus que l’interdiction de mener le Spitfire XIV au-dessus du territoire ennemi est levée le 28 avril.

    L’apparition du V1 va modifier la donne. Si les premiers souffrent de problèmes de mise au point, les Allemands rectifient rapidement le tir et cette « arme de représailles » (« Vergeltungswaffe ») devient une arme de terreur face aux populations. Très rapide, petit, le V1 est difficile à intercepter pour la plupart des chasseurs, et seuls des avions comme les Spitfire XII et XIV, le Tempest ou encore le Meteor ont une vitesse suffisante pour être efficaces. En conséquence, à partir de la mi-juin le 91 Sqn est affecté à la défense du territoire (ADGB, Air Defense Great Britain), autrement dit à la chasse aux V1.

    A cette occasion, le Pilot Officer Johnny FAULKNER (Jacques ANDRIEUX le nomme dans son livre « Ciel et Enfer » alors que Peter HALL dans son livre « N°91 Nigeria Squadron » parle de Kenneth COLLIER), inaugure une méthode restée célèbre pour abattre les V1 : le 23 juin, alors que ses armes sont enrayées, il glisse le bout de son aile sous celle du V1 vers lequel il a été dirigé, le déséquilibre. Désorientée, la bombe volante plonge alors vers le sol.

    L’interception des V1 est épique, plusieurs types de chasseurs de différentes unités sont engagés, et il peut être délicat pour les pilotes de se trouver dans certaines zones ou opèrent des ballons de barrage et des canons anti-aériens. La lutte contre les V1 fut une période d’intense activité pour le squadron, qui obtint de beaux succès mais perdit plusieurs de ses pilotes parmi les plus marquants, comme « Red » Blumer, « Gin » Seghers, « Paddy » Schade et Jean Maridor.
    Le 9 août voit la fin des opérations anti-V1 pour le 91 Sqn qui troque ses Spitfire XIV contre des Spitfire IX moins performants. Cette déception est oubliée avec la reprise des missions offensives Ramrod, Rodeo et Rhubarb au-dessus de la France, de la Belgique, des Pays-Bas et finalement de l’Allemagne.

    1945 – La fin de la guerre

    Les missions se poursuivent jusqu’en mars 1945 pour le 91 Sqn désormais basé à MANSTON. Début avril, le « NIGERIA » part pour LUDHAM d’où il doit mettre en œuvre le Spitfire 21. Dernier type de Spitfire mis en service pendant la guerre, ses problèmes sont enfin résolus et le squadron doit l’utiliser pour mener des reconnaissances armées en Mer du Nord, au grand dam de ses pilotes qui souhaiteraient plus d’action. Premier squadron équipé du Spitfire 21, le 91 Sqn termine la guerre sans avoir pu pleinement exploiter sa nouvelle monture.

    En guise de conclusion…

    Le No 91 « Nigeria » Squadron est une unité d’élite. D’origines diverses, très expérimentés, individualistes pour certains, ses pilotes sont caractérisés par une forte agressivité face à l’ennemi (Pierre Clostermann parlera des « dangereux maniaques du 91 Sqn »). Le 91 Sqn développera ainsi des compétences particulières dans le domaine de la reconnaissance armée, en particulier maritime, et des opérations avec un nombre restreint d’appareils. Il se distinguera également par ses commandants emblématiques, comme Jean DEMOZAY, menant eux-mêmes le squadron au combat autant que possible. Pour ces raisons, le 91 Sqn a une place à part dans l’histoire de la RAF.

    Le Squadron 91 a été dissous le 31 janvier 1947 et renommé squadron 92. Il avait détruit 189 V1.

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