Le régiment de Lévis C.A. (4) Camp Valcartier, 7 oct. 1943

Une lectrice m’a mis ce commentaire sur mon blogue…

Il y a plusieurs jours que je fais une recherche sur une photo que j’ai.

J’aimerais avoir les noms et villes des soldats sur la photo. Il y en a plus de 500.
La photo s’intitule: Le Régiment de Lévis C.A. (A ?? Camp Valcartier. 7 oct 1943)

La photo est signée W.B. Edwards, Québec

Je ne trouve rien dans les archives, la photo est 3 pieds par 1 pied, genre panoramique.

Je vous mets les autres photos envoyées par ma lectrice. Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.

J’ai trouvé ça sur Wikipédia…

Création du 17ième bataillon d’infanterie de milice en 1862

Le premier bataillon fut fondé par l’honorable Joseph-Godéric Blanchet, premier commandant (gradé lieutenant-colonel) du bataillon de 1862 à 1884. Ce bataillon s’est distingué sur les champs de bataille en repoussant les Fenians en 1866 et en 1870-1871. En 1885, un certain nombre de soldats servirent lors de la rébellion de Louis Riel, et d’autres furent envoyés en Égypte et en Afrique du Sud, lors de la Guerre des Boers de 1899 à 1902. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les soldats et les officiers de Lévis de la milice furent par la suite affectés dans d’autres unités. Le 17ième bataillon deviendra le Régiment de Lévis en 1920. En 1954, ce régiment sera fusionné avec le Régiment de la Chaudière.

Si vous avez une petite idée… Faites-moi signe en m’écrivant un commentaire sous cet article.

Publicité

Je ne sais par où commencer…

Mario m’a envoyé toute sa documentation ramassée au fil des ans sur son oncle Fernand.

Je viens de lui écrire, car je ne sais pas par où commencer.

Je vais vous mettre cette photo.

On est le 5 juillet 1946.

Voici le verso de la photo…

Je vous reviens lundi avec le prochain article, car j’ai tant de choses à lire… et à dire…

Vendredi je vous parle d’une photographie qu’un de mes lectrices m’a envoyée.

Le neveu de Fernand

Mario Hains demeure à Bromptonville.

J’ai fait sa connaissance avec l’histoire d’Eugène Gagnon, pilote de Mosquito.

Mario m’a parlé de son père qui a aussi été soldat.

Mais ça c’est une autre histoire que je vais vous raconter une autre fois.

C’est surtout l’histoire de Fernand dont je veux vous parler, car elle démontre comment l’histoire s’écrit souvent au détriment des soldats qui sont allés servir en Europe.

Fernand faisait partie du régiment de la Chaudière.

Le même que celui d’Émilien Dufresne dont la fille se dit fière d’être sa fille.


Fernand n’a jamais eu de fille pour être fière de lui…

Il est un autre soldat dont l’histoire est restée dans l’ombre des souvenirs de guerre de ceux qui sont revenus.

Si vous connaissez Fernand Hains ou si vous connaissez quelqu’un qui l’a connu, cliquez ici pour m’écrire…

La prochaine fois je vous présente des gens qui l’ont connu en France…

À la mémoire du soldat Fernand Jean-Louis Hains

La plupart des soldats morts au champ d’honneur n’ont que ceci pour qu’on se souvienne de leur sacrifice…

À la mémoire du soldat
Fernand Jean Louis Hains
décédé le 6 juin 1944

Service militaire :
Numéro matricule : D/124725
Âge : 28
Force : Armée
Unité :  Le Régiment de la Chaudière, R.C.I.C.

Renseignements supplémentaires :
Date de naissance : le 27 septembre 1915

Fils de Donat et Alice Lambert Hains, de Bromptonville, Québec.

Informations sur le lieu d’inhumation :
Cimetière :
CIMETIÈRE DE GUERRE CANADIEN DE BÉNY-SUR-MER
Calvados, France
Informations sur la sépulture : II. E. 2.

 

La commune d’Anguerny

Ma recherche sur Eugène Gagnon est terminée.

Du moins je pense pour le moment, car l’histoire se continue sur mon blogue dédié spécialement à l’escadrille No 23 de la RAF. C’est la meilleure façon de rejoindre des personnes qui auraient connu Eugène Gagnon…

Le caricaturiste Pat Rooney a fait sa caricature.

Il doit y avoir toute une histoire concernant la voiture qui est remorquée…

Un jour, on la saura peut-être…

Je vais vous parler maintenant du régiment de la Chaudière et du soldat Hains.

Mais avant, je vous mets cette photographie…

Et celle-ci…

La plus saisissante est celle-ci…

On se revoit la prochaine fois.

En attendant, pour en savoir plus, cliquez ici…

Rapport des opérations… No. 23 Squadron… Décembre 1944…

Peter Smith, le fils de Tommy Smith qui a été un ancien pilote de Mosquito de la RAF, est en train d’écrire un livre sur l’escadrille 23.

Tom Anderson Smith

Il m’a envoyé dimanche matin toute sa documentation… 218 pages ! et plein de photos prises par son père.

Il m’a en plus appelé dimanche en avant-midi pour me parler de son père. J’ai dû m’habituer à son accent « british », mais j’ai pu comprendre ce qu’il me disait sur son père.

Son père est décédé en 2006.

Il ignorait tout de la carrière de son père dans la RAF. Tout au plus son père avait-il parlé de quelques aviateurs.

Pete avait en sa possession tous les souvenirs de son père dont son précieux logbook…

Son père n’a jamais eu de médailles. Il n’en voulait pas. Il a même refusé d’être décoré de la DFC.

Voici la première entrée du mois de décembre 1944 qui provient entre autres des archives britanniques que Pete s’est procurées.

Ça se lit comme un roman…

Nous sommes en 1944 à Little Snoring en Angleterre dans le comté de Norfolk.


Je traduis pour vous.

1er décembre

Journal de l’escadrille :

Le mois débute sur un matin très gris et venteux ce qui n’est pas pour nous rendre heureux.

Malgré ce temps, trois équipages sont requis pour voler cette nuit. En plus, il y aura un maximum de vol d’entraînement pour pratiquer avec le nouveau radar ASH. Sept équipages ont effectué des sorties de fighter affiliation et de l’entraînement avec le nouveau radar ASH. Trois équipages parties en opérations ont réussi leurs sorties bien que le Flying Officer Stewart dut atterrir à Woodbridge à cause d’un mauvais fonctionnement d’un compresseur. Rien d’autre à signaler.

Voici les entrées dans le journal de l’escadrille.

Journaux des vols opérationnels :

Matricule de l’avion : RS 510
Pilote : Flight/Lieutenant Thomas
Navigateur Flight Sargeant Halliday.
Décollage 17 h 55
Atterrissage 20 h 38.
Type d’opération : patrouille
Bombardement en haute altitude de Butzweilerhof. Bombardé en utilisant le système de navigation Gee à une altitude de 20 000 pieds. Les résultats ne purent être observés.

Matricule de l’avion : PZ 456
Pilote F/L M Rowell
Navigateur F/S D Darbon
Décollage 17 h 55
Atterrissage 20 h 40
Type d’opération : patrouille
Bombardement en haute altitude de Butzweilerhof. Arrivés à 19 h 14 et bombardé sur-le-champ avec le système de navigation Gee à une altitude de 20 000 pieds. Les résultats ne purent être observés.

Matricule de l’avion : HR 216

F/O G E Stewart – F O J R Beaudet 1800 – 20 h 20

Opération : patrouille. Bombardement en haute altitude de Butzweilerhof. Bombardé en utilisant le système de navigation Gee à une altitude de 20 000 pieds. Les résultats ne purent être observés.

George Stewart a atterri  à Woodbridge, pas de freins, valve de compresseur inutilisable.

Eugène a commencé à voler avec l’escadrille le 5 décembre 1944. On a les détails de sa première mission au-dessus du Zuider Zee.

On appelait ça la Freshman patrol. C’était une mission facile pour donner confiance aux pilotes qui commençaient leurs opérations.

5 décembre

Logbook:

PZ410 Patrouille : aéroport de Zellhousen , Badenhousen L/G aucune activité 2 bombes de 500 lb M.C. sur l’aéroport de Frankfurt/Rhein-Main.

Journaux de l’escadrille :

Le matin est friquet et le ciel est dégagé. Le sol est couvert d’une bonne épaisseur de gelée. Le temps s’annonce beau pour les opérations de nuit..

On nous demande six équipages pour les opérations de nuit, mais après le briefing seulement trois sont requis.

F/O GAGNON et F/O HARRIS ont effectué leur première mission au-dessus de ZUIDER ZEE et sont retournés sains et saufs à la base. Trois équipages approchent maintenant de la fin de leur tour d’opération. Cela va beaucoup affecter la force opérationnelle de l’escadrille.

F/L BADLEY notre nouveau pilote de la Nouvelle-Zélande, à qui on a décerné une Immediate D.F.C. va probablement être approché pour continuer à voler dû sans doute à au tour d’opérations excessivement bon qu’il vient d’accomplir. Présentement, il est à Liverpool en tant qu’officier dans une cause civile contre un des membres du personnel à terre.

Avec la perte du Wing Commander MURPHY samedi dernier, son navigateur n’a plus d’équipage et a demandé au quartier général de voir les postes disponibles. Il semble qu’il aura à une centre d’entraînement (O.T.U.), ce qui n’a pas l’heur de plaire du tout à notre dame écossaise!

Journaux des vols opérationnels :

Matricule de l’avion : HR 215
F/O J A E Gagnon – F/O R C Harris 17h59 – 19h57 (2)
Opération : patrouille. ZUIDER ZEE – Première patrouille sans histoire.

Matricule de l’avion : RS 510
F/L T A Smith– F/O A C Cockayne 20 h 13 – 00 h 46 (4)
Opération : patrouille. ZELLHAUSEN.BABENHAUSEN. Patrouille de 21 h 55 à 22 h 45. Aucune lumière ou activité sur l’aérodrome. 21 h 50. Aérodrome de Rheine Maine complètement éclairé – bombardé l’aérodrome – éclairs aperçus mais pas de résultats observés par la suite.

Matricule de l’avion : HR 216
F/S E C Goodman – F/S F D Howes 20 h 52 – 00 h 37 (3)
Opération : patrouille. BONNINGHARDT. Patrouillé la région de 21 h 58 à 23 h 15. Bombardé une balise de l’aérodrome – éclairs aperçus. Lorsqu’au-dessus de Zuider Zee à 23 h 30 hrs, à 3000 pieds un Ju 88 vu sur tribord arrière. Le Mosquito vire sur tribord  et le Ju 88 vire à babord en grimpant en chandelle, le contact est perdu dans les nuages 7/10.

Matricule de l’avion : PZ 181
F/O E L Heath – W/O K Rann 21 h 33 – 23 h 56 (1)
Opération : patrouille. LIPPESPRINGE, PADERBORN, LIPPESTADT. Retour hâtif à cause de l’impossibilité de trouver la cible à cause de la couverture nuageuse 10/10. B.B.B.

Jean-Maurice D’Avril

Voici un article sur le livre de Peter Hessel.

Voici le lien vers le site.

Je viens de terminer la lecture de The Mystery of Frankenberg’s Canadian Airman, et cet article traduit bien ce que je pourrai écrire à son sujet.

Peter Hessel et l’énigme du pilote canadien

26 mars 2007


La Berlin Historical Association a de nouveau réussi à nous présenter un fascinant chapitre des l´histoire des relations germano-alliées. En mars 1945, Peter Hessel avait 13 ans lorsque sa ville natale Chemnitz fut victime de la guerre aérienne stratégique des Alliés. Tout comme Hambourg, Cologne ou Dresde, cette ville située dans le sud-est de l’Allemagne fut entièrement détruite.

A ce moment-là, Hessel se trouvait avec sa mère et sa sœur à Frankenberg, petite ville de garnison proche des Monts métallifères. La famille y avait trouvé refuge chez des parents. 60 ans plus tard, ce lieu et cette époque devaient refaire une entrée en force dans la vie de Peter Hessel. Dans le cadre des recherches qu’il effectuait pour écrire ses souvenirs, il tomba sur une source selon laquelle dans le contexte du bombardement aérien dévastateur de Chemnitz, un pilote canadien aurait été assassiné à Frankenberg. Il nous faut signaler que Hessel émigra en 1952 au Canada, où il y travailla comme traducteur et journaliste. Il se lança avec une grande énergie dans ses recherches qui le ramenèrent plusieurs fois dans son « ancienne patrie ». Il exposa les résultats de son travail dans un livre en anglais paru en 2005. Sa version allemande a été présentée à la récente Foire du Livre de Leipzig.

C’est un fait que la Royal Canadian Air Force joua un grand rôle dans le « Bomber Command » placé sous le commandement du Vice Marshall Arthur T. Harris. Avec 16 escadrilles, elle constituait le plus grand groupe, et au plus fort de la guerre aérienne en 1944, elle effectua 25 000 missions. 3 500 membres d’équipage y trouvèrent la mort. Le bruit du lynchage d´un pilote canadien s’avéra la triste vérité. Jean-Maurice d’Avril était radio à bord d’un bombardier Halifax qui participa au bombardement de Chemnitz. Touché par une batterie anti-aérienne, l’avion se crasha. Le pilote et le mécanicien de bord furent tués; le reste de l’équipage se sauva en sautant en parachute. Hesse a eu l’occasion d’interviewer l’un des survivants. Jean-Maurice fut tué par des civils allemands avant son transport dans un camp de prisonniers. Aidé par des témoins de l’époque, Hesse réussit à découvrir le nom de deux personnes qui participèrent à ce meurtre. A la fin de son livre, Hessel tire un triste bilan : ses recherches ont révélé qu´entre juillet 1944 et avril 1945, outre D’Avril, dans 44 cas, des membres des forces aériennes canadiennes furent lynchés à mort. Il reste à espérer que la recherche historique abordera bientôt ce thème.

La tombe de Jean-Maurice D’Avril se trouve d’ailleurs aujourd’hui au cimetière militaire du Commonwealth situé Heerstraße à Berlin. On peut lire chez Hessel comment ce cimetière a été créé.

Titre de l’édition anglaise
The Mystery of Frankenberg’s Canadian Airman, Toronto 2005

Titre de l’édition allemande
Das Rätsel um den Kanadischen Flieger. Terror in Mitteldeutschland, Beucha 2007

Je vous en reparle bientôt…, car j’ai écrit à l’auteur et il m’a annoncé une primeur…

Paul Beaudet, navigateur sur un Mosquito de l’escadrille 23

Des fois je me dis que je devrais écrire un livre avec tout ce que je trouve…

Si vous tapez « Paul Beaudet » sur Internet vous aurez un avocat, une sorte de vin et un plombier de Trois-Rivières…

Vous ne trouverez pas de Paul Beaudet, navigateur de Mosquito.

Cette photo provient de la collection du fils de Tommy Smith.

Paul Beaudet était le navigateur sur le Mosquito que pilotait Georges Stewart.

Vous ne trouverez pas grand’ chose non plus sur Georges Stewart sur Internet.

Tous les deux faisaient partie de l’escadrille no 23 de la RAF, la même que celle d’Eugène Gagnon, notre héros méconnu de Bromptonville.

Georges Stewart vit à Hamilton, là où je compte me rendre cet été pour aller visiter le NCMS Haida, le navire qui a rescapé l’oncle de ma femme le 29 avril 1944.

J’ai plein d’informations sur ces deux aviateurs grâce au fils de Tommy Smith qui a été pilote de Mosquito durant la guerre avec Eugène Gagnon.

Le hasard aidant, j’ai communiqué avec son fils qui m’a envoyé la photo d’Eugène Gagnon devant le Mosquito.

Pour ma part, je suis toujours à la recherche d’un autre pilote de Mosquito canadien-français.

Ça semble être une denrée rare.

Eugène Gagnon, septembre 1945

En passant, voici un autre navigateur.

C’est le navigateur d’Eugène. Il s’appelle le Flying Officer R. Harris.

Flying Officer R. Harris

Marcel Bergeron m’a dit qu’il était probablement aussi un Canadien, mais il n’est pas certain.

Un jour, j’aimerais bien vous parler du navigateur d’Eugène Gagnon.

J’aurai peut-être un courriel d’un des membres de sa famille ou alors je recevrai un courriel d’un membre de la famille du navigateur Paul Beaudet.

Blog sur le 425 Alouette

Les choses déboulent pas mal vite sur mon blogue Souvenirs de guerre.

Surtout avec l’histoire d’Eugène Gagnon, notre petit Canadien français de Bromptonville.

Eugène Gagnon

Tellement rapidement, comme le Mosquito qu’il pilotait, que tout ce que j’ai à vous dire sur le 425 Alouette fera maintenant partie d’un autre blog séparé.

On n’arrête pas un obsessif, mais  soyez sans crainte… je sais me contrôler et doser mon obsession.

En passant, j’ai eu une petite invitation pour aller visiter la base du 425…

On s’en reparlera cet été.

Pour aller sur mon nouveau blog, cliquez ici…

Richard Girouard m’a écrit…

Je me dis que le hasard fait bien les choses… et qu’il ne faut pas être gêné de m’écrire.

Richard Girouard l’a fait sur mon blogue.

Bonjour Mr Lagacé,

En faisant des recherches sur Internet, c’est par hasard que je me suis retrouvé sur votre blogue et quelle ne fut pas ma surprise (agréable) d’y retrouver quelques commentaires de vétérans se rattachant à l’escadron 425 « Alouettes » que j’ai lu avec grand intérêt. Je connais d’ailleurs plusieurs d’entre eux.

Je suis justement « l’historien » rattaché à cet escadron à la 3ième escadre de Bagotville au Saguenay.

Il me ferait plaisir de pouvoir aider (dans la mesure du possible) ceux qui ont ou auraient des questions ou interrogations se rattachant à l’historique de l’escadron et aux vétérans.

Aussi, nous sommes constamment à la recherche de photos et documents se rattachant à la WWII pour nos archives.

Bien à vous

Je te plumerai

Richard Girouard

Je lui ai écrit et il m’a téléphoné.

Parle, parle, jase, jase, et il m’a dit qu’on avait un musée dédié au 425 Alouette à Bagotville et qu’il y avait même une visite guidée de la base des CF-18 en autobus…

Je ne le savais pas.

Et moi qui sort toujours de chez moi comme un débile quand j’entends un CF-18 survolé Sainte-Anne-des-Plaines pour se rendre à Mirabel, et qui a toujours voulu aller visiter la base de Bagotville…

Une raison de plus.

En passant, cliquez ici.

En discutant avec  Richard Girouard, j’ai eu cette idée de parler plus du 425.