Mon cher ami

Robert Grenier m’a écrit…

Trois-Rivières durant la guerre prêta le terrain d’exposition aux forces armées.  Nous avons donc perdu notre stade de baseball et le champ de course de chevaux, toutes les bâtisses d’expositions, la plus grande piscine extérieure au Canada, les écuries, etc., etc.

Les militaires y firent leurs quartiers en convertissant  les écuries et certaines bâtisses en dortoirs!  En hiver, les militaires chaussaient les skis et, habillés en blanc, pratiquaient par de longue marches.

Il y avait aussi un champ de tir, et comme nous demeurions tout près, nous entendions les pratiques et le bruit des mitrailleuses jour et nuit, mais nous nous sommes habitués.

De plus nous avions sous la garde de l’armée des prisonniers allemands, et nous les jeunes, « volions » des cigarettes à nos papas et allions les donner à ces prisonniers  à travers les clôture. Certains parlaient le français et étaient très heureux d’être chez-nous.  Ils portaient leur uniforme et étaient si bien traités que certain revinrent après la guerre s’établir à Trois-Rivières. Un de mes voisins était bien heureux de revenir comme ingénieur pour la St-Lawrence Paper Co, aujourd’hui La Kruger!

Nous avions de très bonnes relations avec les « soldats » et souvent mes parents en invitaient deux ou trois pour un repas!

Plus tard les « soldats » furent remplacés par des aviateurs, tous des sergents!

Au Cap-de-la-Madeleine, de l’autre côté de la St-Maurice, maintenant un secteur des sept villes fusionnées de Trois-Rivières, il y avait un terrain d’entraînement pour les futurs pilotes de l’aviation. Je me souviens très bien que nous les jeunes  y allions à bicyclette les voir.  Ils avaient des Fleet Finch et aussi des Tiger Moth comme avions de pratique, et nous aimions beaucoup les voir au dessus de la ville ici et là!

Il y avait des PMQ (personal married quarters) qui existent encore d’ailleurs. (Tout comme les «war time housing»).

Évidemment le terrain d’aviation fut converti en zone industrielle et certaines rues portent des noms come « Rue de l’Aviation » ou « Rue de l’Armée »,  etc.

Ce n’est qu’une petite anecdote mais quels souvenirs pour nous les gens de mon âge.

C’est à cette époque que j’entrai dans les cadets de la marine à 13 ans, m’enrôlai en 1945 à 17 ans et nous connaissons la suite!

Bonne soirée!

Robert Grenier

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