L’opération Pike : le bombardement des champs pétrolifères de Bakou

J’ai terminé la lecture du livre dont je vous parlais cette semaine.


J’ai retrouvé ça dans l’épilogue…

Voici un extrait :

Mil neuf cent trente-neuf fut une longue année et la guerre d’Hiver resta inachevée. Sa conclusion allait s’avérer déterminante pour la suite de la Seconde Guerre mondiale. Les rapports de Maiski en décembre témoignaient de l’atmosphère qui régnait à Londres et au Foreign Office. Les gouvernements français et britannique continuaient à envisager de bombarder les puits de pétrole de Bakou. À Paris, Jeanneney, président du Sénat, craignait que l’opinion publique n’oubliât qui était le véritable ennemi. Les « défaitistes » français, en effet, préféraient cette autre guerre à la vraie, celle contre l’Allemagne. Attention, « il n’y a pas urgence à se faire un ennemi de plus », avertit-il. [fin de l’extrait]

Une opération britannique qui montre l’état des rapports anglo-soviétiques après le début de la Deuxième Guerre mondiale.

On parle très peu de cette opération, et pour cause.

Cette opération visait la destruction des champs pétrolifères du Caucase au début de la guerre 39-45 et ainsi priver l’Allemagne du pétrole russe.

Les dirigeants anglais et français en avaient gros sur le coeur semble-t-il…

Cette incroyable opération n’a jamais eu lieu, mais elle nous aide, par contre, à mieux comprendre l’esprit et le climat de méfiance dans lesquels se sont déroulées les négociations en 1939 entre l’Angleterre, la France et l’Union soviétique pour contrer la puissance et les visées de l’Allemagne.

Exaspérée par la lenteur et le manque de sérieux dans les négociations, l’Union soviétique s’est tournée vers l’Allemagne nazie et a finalement signé un pacte de non-agression avec Hitler, question de gagner du temps avant que l’Allemagne se retourne contre elle le 22 juin 1941.

1939 est un livre à lire absolument pour mieux comprendre ce qui se trame bien souvent à notre insu dans le monde diplomatique…

Au moment où l’Allemagne nazie prépare la guerre, les négociations entre la France, la Grande-Bretagne et l’URSS constituent la dernière chance de stopper l’agression hitlérienne. Pourtant, les gouvernements français et britannique se traînent les pieds. Finalement, les pourparlers entre les trois pays échouent et en août 1939, l’URSS signe un pacte de non-agression avec l’Allemagne. Le récit poignant que fait Michael Carley de ces négociations souvent secrètes n’est pas une belle histoire. La narration fascinante d’un jeu diplomatique très complexe, mettant en scène des personnalités souvent troublantes, repose sur des recherches de longue haleine menées par l’auteur dans les archives françaises, britanniques et soviétiques, accessibles au public depuis peu. En faisant de 1939 un moment fort de la guerre froide déjà amorcée après la Révolution bolchevique de 1917 et en montrant comment l’anticommunisme fut la cause majeure de l’échec de l’alliance contre Hitler, Michael Carley remet en cause les interprétations généralement admises sur les origines de la Seconde Guerre mondiale.

Michael Jabara Carley est né à Brooklyn (New York) et a étudié à la George Washington University, ainsi qu’à la Queen’s University de Kingston (Ontario). Après avoir été professeur d’histoire à l’Université Akron (Ohio), il est désormais directeur du Département d’histoire de l’Université de Montréal. Il poursuit depuis plusieurs années des recherches sur les relations entre l’URSS et les pays occidentaux.

Source http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/2-7606-1763-7.html

Pour en savoir plus sur l’auteur…


Cliquez sur la caricature…

Lundi, la fin de l’histoire du lieutenant Philippe Rousseau.

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