6 juin 1944 – Les sanglots longs des violons de l’automne

Le 6 juin 1944, Philippe et Maurice Rousseau, fils de Lacasse Rousseau, une des familles les plus respectées de Montmagny, furent tués au combat. Ils étaient tous deux officiers parachutistes. Philippe, attaché à son parachute, fut tué avant même d’avoir touché le sol à Gonnevilles-sur-Mer.

Il avait 33 ans.

Son frère Maurice était également parachutiste et assistait les membres de la Résistance dans l’opération dite Loyton, dont le but était de saboter les voies ferrées.

Il est mort en Lorraine au mois de septembre 1944. Il avait épousé Agnes Horsnby en Angleterre avant son départ pour le combat.

J’ai trouvé ça pendant mes recherches sur les frères Rousseau, mais je ne me souviens plus où…

La mémoire commence à me faire défaut…

Sauf que Philippe n’a pas été tué attaché à son parachute dans la nuit du 5 au 6 juin, et il n’avait pas 33 ans.

Ce sont encore ici des exemples de factoïdes.

Voici les faits…


Philippe est mort le 7 juin.

En voici la preuve…



LT. J. P. ROUSSEAU
1 CDN PARA BN
KA
7 6 44

Cette image était sur le site de la jeune guide du Musée Juno Beach.
C’est une découpure d’un journal qui montre la tombe provisoire du lieutenant Rousseau.

On a donc la confirmation du décès :

7 juin 1944

On peut donc conclure qui a mené des opérations dans la nuit du 5 au 6 et aussi dans la journée du 6, et une partie du 7 juin.

Continuons le récit retrouvé sur le site de la jeune guide du Centre Juno beach…

L’invasion

Les troupes aéroportées prennent place à bord des avions pour la traversée de la Manche vers minuit dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

Pour remonter le moral de ses troupes, le lieutenant Philippe Rousseau chante et bat la mesure.

À 0100, le groupe de 20 hommes est largué en trois étapes, le lieutenant Rousseau étant le dernier d’entre tous à sauter de l’avion.

Alors que le Drop Zone (DZ) ne devait avoir que quelques centaines de mètres et avoir déjà été sécurisé par la compagnie C, de nombreux problèmes firent en sorte que les parachutistes furent largués dans une zone 40 fois plus large que prévue.

Les parachutistes n’atterrirent donc ni groupés, ni « en sécurité ». Nombreux furent ceux qui se noyèrent, parachutés dans des champs inondés par les Allemands et alourdis par les munitions supplémentaires qu’ils portaient, ou qui furent fait prisonniers par les allemands alertés de l’imminence d’une invasion alliée.

Alors que ses hommes tentaient aussi bien que mal de se regrouper, le lieutenant Rousseau menait à bien la mission secrète qui lui avait été confiée, tout comme à deux autres hommes, l’ordonnance James George Broadfoot et le Caporal Boyd Anderson.

Le caporal Anderson explique ainsi leur mission :

On poursuit la semaine prochaine… et nous laisserons le caporal Anderson nous raconté la suite des événements.


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