Peter Hessel

J’ai trouvé sur Internet ce compte rendu du livre que j’ai acheté.


En mars 1945, Peter Hessel avait 13 ans lorsque sa ville natale Chemnitz fut victime de la guerre aérienne stratégique des Alliés. Tout comme Hambourg, Cologne ou Dresde, cette ville située dans le sud-est de l’Allemagne fut entièrement détruite.


A ce moment-là, Hessel se trouvait avec sa mère et sa sœur à Frankenberg, petite ville de garnison proche des monts métallifères. La famille y avait trouvé refuge chez des parents. 60 ans plus tard, ce lieu et cette époque devaient refaire une entrée en force dans la vie de Peter Hessel.

Dans le cadre des recherches qu’il effectuait pour écrire ses souvenirs, il tomba sur une source selon laquelle dans le contexte du bombardement aérien dévastateur de Chemnitz, un pilote canadien aurait été assassiné à Frankenberg. Il nous faut signaler que Hessel émigra en 1952 au Canada, où il y travailla comme traducteur et journaliste. Il se lança avec une grande énergie dans ses recherches qui le ramenèrent plusieurs fois dans son « ancienne patrie ». Il exposa les résultats de son travail dans un livre en anglais paru en 2005.

Sa version allemande a été présentée à la récente Foire du Livre de Leipzig.

C’est un fait que la Royal Canadian Air Force joua un grand rôle dans le « Bomber Command » placé sous le commandement du Vice Marshall Arthur T. Harris. Avec 16 escadrilles, elle constituait le plus grand groupe, et au plus fort de la guerre aérienne en 1944, elle effectua 25 000 missions. 3 500 membres d’équipage y trouvèrent la mort. Le bruit du lynchage d´un pilote canadien s’avéra la triste vérité.

Jean-Maurice d’Avril était radio à bord d’un bombardier Halifax qui participa au bombardement de Chemnitz. Touché par une batterie anti-aérienne, l’avion se crasha. Le pilote et le mécanicien de bord furent tués; le reste de l’équipage se sauva en sautant en parachute. Hesse a eu l’occasion d’interviewer l’un des survivants. Jean-Maurice fut tué par des civils allemands avant son transport dans un camp de prisonniers. Aidé par des témoins de l’époque, Hessel réussit à découvrir le nom de deux personnes qui participèrent à ce meurtre. A la fin de son livre, Hessel tire un triste bilan : ses recherches ont révélé qu´entre juillet 1944 et avril 1945, outre D’Avril, dans 44 cas, des membres des forces aériennes canadiennes furent lynchés à mort. Il reste à espérer que la recherche historique abordera bientôt ce thème.

La tombe de Jean-Maurice D’Avril se trouve d’ailleurs aujourd’hui au cimetière militaire du Commonwealth situé Heerstraße à Berlin. On peut lire dans le livre comment ce cimetière a été créé.

Demain je vous parle d’un pilote québécois oublié parmi ceux laissés dans l’ombre…

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