Carlo Piccoli 1918-1973

Carlo Piccoli n’est pas mort au champ d’honneur.

J’avais fait une série d’articles sur lui dans mon ancien blogue sur la généalogie…

On était le 15 mars 2008.

Cliquez ici.

J’ai parlé ensuite de l’oncle de Tourlou de Lou dans ces autres articles.

http://nosancetres.monblogue.branchez-vous.com/2008/3/22/

http://nosancetres.monblogue.branchez-vous.com/2008/3/29/

http://nosancetres.monblogue.branchez-vous.com/2008/4/5/

Vous n’êtes pas obligé de tout lire…

Voici un grand homme…

L’histoire nous raconte toujours les hauts faits d’armes des grands conquérants : Alexandre le Grand, Attila, Les Huns et les autres, Genghis Khan, Napoléon, Hitler et Georges Bush…

Oui, Hitler et Georges Bush père et fils…

Pour moi, les grands conquérants sont dans le même bateau.

C’est ma vision des choses et de la guerre.

Je ne vois rien d’édifiant à aller massacrer les gens…

Je parle de conquérant et non de ceux qui vont défendre leur patrie.

Ma vision a commencé en 1957…

Un petit gars de neuf ans, en 4e année, revient de l’école St-Barthélémy sur la rue Des Érables à Montréal.

Il passe devant la vitrine d’une mercerie au coin de Jean-Talon et De Lorimier.

Et il s’arrête…

Il voit dans l’étalage plein de modèles réduits d’avions. Il est complètement médusé… et l’épithète est faible.

C’est là qu’il a la piqûre pour l’histoire de l’aviation, l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, et, par la suite, pour l’histoire en général.

Le reste appartient par la suite à l’Histoire…

Il commence par monter ce modèle réduit.

C’était un F-86 Sabre.

Voici le modèle.

Le sien n’avait pas de petit moteur.

Son frère Gilles avait choisi un Spitfire, un avion de chasse anglais… C’est exactement ce modèle-ci.

Comme ce petit garçon veut en savoir plus sur son appareil, il se plonge dans les livres d’histoire et dans la lecture de petits albums de poche sur la guerre 1939-1945 dont voici une de ses préférées :


Cliquez pour avoir la liste complète des 557 titres

De fil en aiguille, après avoir fait plusieurs centaines de modèles réduits et, 50 ans plus tard, avec encore une cinquantaine de modèles réduits encore dans leurs boîtes, voici que ce passionné d’histoire, d’astrologie et de généalogie, va vous parler d’un vrai grand homme.

C’est l’oncle de « Tourlou de Lou »

J’avais lu l’article de Tourlou et vu la photo de son oncle Carlo habillé en soldat.

Mon réflexe a été comme le petit gars de dix ans…

J’ai voulu en connaître plus et j’ai écrit à Tourlou pour lui demander la permission de parler de son oncle.

Voici, pour commencer, le texte intégral de son article :

Son histoire débute par l’arrivée de son père Guiseppe Piccoli, immigrant venu d’Italie.

Ellis Island, 31 mars 1911 à bord du bateau « Chicago », un homme regarde cette nouvelle terre du haut de ses 5 pieds 7 pouces. Il vient chercher fortune en Amérique.

Il est célibataire et il espère s’établir au Québec, car des compatriotes l’attendent pour lui donner du travail.

Il s’établit à Montréal et rencontre une Écossaise du nom de Mary Ledy/Leady dont je n’ai pas trouvé trace de mariage.

En 1913, Guiseppe est rejoint par son frère Luigi. Ceux-ci habitent ensemble au 3043 Berri à Montréal.

En 1915, leur père meurt en Italie. Le 27 juin 1916, Carlo Piccoli vient au monde à Montréal. Guiseppe, son père, retourne en Italie pour rencontrer son oncle Giacomo. Il revient le 26 novembre 1916 sur le bateau « Duca d’Aosta » et repasse par Ellis Island.

Au retour, Carlo sera baptisé en l’église de la paroisse Notre-Dame-de-la-Défense.

Lors de son passage à Ellis-Island en 1916, Guiseppe est cité comme étant un pompier et il a perdu 4 doigts à la main droite.

De la première enfance de Carlo, nous ne savons pas grand-chose. Sa mère Mary Ledy était violente et elle a agressé son époux Guiseppe.

Est-elle morte,internée ou disparue de la circulation entre 1916 et 1924?

Ma grand-mère Alice qui fut abandonnée de son côté enceinte et avec une fillette d’un an et demi, se cherche du travail. Elle se place comme domestique chez Guiseppe Piccoli. Est-ce qu’elle doit tenir maison ou prendre soin de Carlo uniquement?

Ma grand-mère et Guiseppe n’étant pas libres de leurs mariages respectifs, se mettent en ménage vers 1924-1925. Carlo devient donc le demi-frère de ma mère. Plusieurs demi-frères et soeurs s’ajouteront tous légitimes sur le certificat de naissance, mais illégitimes en réalité.

Carlo est très proche de ma mère Alice. Il est son aîné de 5 ans.

C’est un bon garçon. Guiseppe devient neurasthénique à force de travailler jour et nuit pour faire vivre la famille. Il est interné à l’Asile de Saint-Jean-de-Dieu et y décède en 1943.

Pendant l’internement de son père, Carlo laisse l’école en cachette. Il travaille avec un laitier pour gagner de l’argent. Il cache son sac d’école et se donne des devoirs et des leçons chaque soir.

Il est aventureux. Il s’engage dans l’armée et sera chauffeur et mécanicien pour les chars d’assaut. Des éclats d’obus se logent dans son corps et il restera handicapé d’un bras jusqu’à la fin de ses jours.

Il a rencontré une jeune Belge et il désire l’épouser. Le père de celle-ci se refuse à voir partir sa fille unique pour le Canada.

Carlo revient de la guerre. Il occupe 36 métiers et finalement il épouse Gisèle, une infirmière, en 1948.

Ils n’auront pas d’enfant.

Carlo fut longtemps concierge résident dans des maisons du quartier Snowdown à Montréal. Avec les années, son bras le fait de plus en plus souffrir. Il quitte le Québec l’hiver et se réfugie en Floride à Fort Lauderdale.

Le printemps revenu il revient s’installer à son chalet à Brébeuf, dans les Laurentides. De là, il vient nous chercher aller/retour pour le 15 juillet et ramène ma famille à la fin juillet. Il habite à près de 100 milles de chez nous. Nous sommes 7 personnes à envahir son auto et son chalet.

Qu’importe, ils nous aiment et nous l’aimons. Il le fait avec générosité sans rien attendre au retour. Pour l’aider un peu et s’occuper, ma mère lui reprise ses chaussettes ramassées dans une petite valise pendant 1 an.

Mon père construit avec Carlo, des marches en terre, recouvertes de rondins pour descendre à la rivière.

Carlo décède en Floride, le 3 décembre 1973 et a été enterré à Fort Lauderdale.

Voici son histoire et je vous ajoute sa photo.

Tourlou de Lou

Cliquez sur la photo pour aller sur

la page de Lou

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