HMCS St.Croix : 20 septembre 1943

En plus de retracer le marin Stevenson, j’ai aussi retracé ce marin…

À la mémoire du chauffeur
JOSEPH JEAN BAPTISTE LUCIEN  CARIGNAN

décédé le 20 septembre 1943

Service militaire :

Numéro matricule : V/39926

Âge : 27

Force : Marine

Unité : Réserve des volontaires de la Marine royale canadienne

Division : H.M.C.S. St. Croix

Renseignements supplémentaires :

Fils de Joseph et Bernadette Carignan, de Ste-Angèle de Laval, province de Québec.

Il est le fils de Joseph Carignan et de Bernadette Hould.

Lucien Carignan était marin sur le HMCS St. Croix. Tout comme William Stevenson. Les deux marins ont péri lors du naufrage du destroyer St. Croix.

J’ai trouvé ceci sur Internet sur le naufrage du destroyer Sainte-Croix.

Voici le lien vers le site.

Je vais vous mettre des photos.

Septembre 1943, un convoi…

Un petit épisode de la bataille de l’Atlantique

Le 12 septembre 1943, le convoi ONS-18 quittait le Royaume-Uni en destination du Canada. Trois jours plus tard suivit un autre convoi ON-202, plus rapide, qui a rejoint le premier le soir du 19 septembre.

Le groupe d’escorte des convois comprenait le destroyer canadien Gatineau, le destroyer britannique Icarus, la corvette britannique Polyanthus, les corvettes canadiennes Drumheller et Kamloops.

Gatineau

destroyer canadien Gatineau


Le soir du 19 septembre, on a intercepté plusieurs transmissions venant des sous-marins allemands et l’Amirauté britannique a compris que l’attaque des submersibles ennemis étaient proche. Les deux convois ont reçu l’ordre de fusionner et un nouveau groupe d’escorte composé de la frégate britannique Itchen et des navires canadiens Sainte-Croix, Saint-Francis, Chambly, Sackvïlle et Morden a été formé.


0525204

destroyer canadien Sainte-Croix, anciennement le destroyer McCook DD 252


HMCS St. Croix

destroyer canadien Sainte-Croix I81


Tout annonçait l’attaque imminente des Allemands, la tension montait.

Soixante-trois navires marchands s’étiraient sur des milles d’océan et tant que le convoi entier ne serait pas formé en bon ordre, l’escorte ne pouvait prendre ses positions défensives.

Pendant la nuit, le convoi ne subit qu’une ou deux attaques d’importance secondaire. Le matin, cependant, la frégate britannique Lagan qui faisait partie de l’escorte immédiate du convoi a aperçu un sous-marin et l’attaque, puis elle est attaquée à son tour et une torpille lancée par un autre sous-marin lui enlève une partie de sa poupe sur une longueur de trente pieds.

Lagan

Le Sainte-Croix, le destroyer canadien, se dirige vers les lieux pour bombarder les sous-marins, il ralentit pour établir un contact par sonar et deux torpilles l’atteignent juste au moment où il ralentissait.

Le Sainte-Croix est mortellement atteint. Il envoie son dernier message que personne n’a jamais compris :

« Je quitte le bureau ».

Quelques secondes après, une troisième torpille touche la poupe du navire et l’on entend une terrible explosion. Ds flammes s’élancent vers le ciel, en trois minutes, le destroyer canadien disparaît, emportant avec lui le commandant et de nombreux membres de l’équipage.

Avant de secourir les survivants du Sainte-Croix, l’Itchen devait rechercher l’ennemi. Il appelle donc le Polyanthus à la rescousse.

Polyanthus

HMS Polyanthus

Le Polyanthus répond à l’appel et se dirige pour aider les Canadiens. Une torpille allemande l’atteint en plein sur la poupe et il sombre en quelques secondes, ne laissant qu’un seul survivant que l’Itchen recueillera le lendemain.

Les survivants du Sainte-Croix sont secourus par l’Itchen, le 21 septembre. Mais ces marins ne savent pas que tout ne fait que commencer.

Pour le moment, trois navires d’escorte avaient été torpillés, tous trois atteints en pleine poupe dans les hélices. Ce n’était pas ordinaire. On avait cru qu’à chaque fois un sous-marin jouait le rôle d’appât, attirant le navire à l’endroit où l’attendait un second assaillant.

D’ailleurs, les services de renseignement ont reçu depuis plusieurs mois déjà la rumeur d’une nouvelle arme, une torpille acoustique qui se dirigerait vers le navire visé guidée par le son des hélices.

Malheureusement, ces conclusions n’ont pas servi au convoi.

Dans la nuit du 21, neuf attaques sont menées contre les alliés. L’escorte réussit à les repousser et un sous-marin a coulé, tandis que deux autres ont été endommagés par des coups de canon.

Le matin, le 22 septembre, l’Itchen qui se trouvait à l’avant-garde, ouvre le feu contre un sous-marin. Une minute plus tard, une explosion assourdissante éclate et l’Itchen disparaît avec tous les membres de son équipage et les marins rescapés du Sainte-Croix et du Polyanthus.

23_hms_azalea_k25

HMS Azelea K 25, identique au HMS Itchen

Trois marins sont restés en vie : un membre de l’équipage de l’Itchen, un marin de Sainte-Croix et un marin du Polyanthus.

Maintenant que l’escorte est décimée, les sous-marins s’en prennent aux navires marchands et en coulent sept en quelques heures avant que le reste des convois ne s’échappe.

C’était une traversée de l’océan Atlantique normale et courante en automne 1943…

Tout comme William Stevenson, Lucien Carignan se trouvait à bord du HMCS Ste-Croix. Il était dans la salle des machines.

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