Ti-Mick

J’ai beaucoup écrit sur le Jour le plus long.

Je vais donc céder ma place pour un instant.

Je ne suis pas allé en Normandie prendre ces photos.

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Je pourrais bien vous berner et vous inventer toute une histoire comme certains vétérans l’ont probablement déjà fait. J’en ai connus et je préfère en rester là. Du moins pour le moment, car le moment n’est pas venu d’en parler. Je n’en parlerai probablement jamais plus que ça tout comme l’oncle de ma femme qui avait osé s’ouvrir un jour du mois de juillet 2009.

Ce fut sans doute son Jour le plus long après le naufrage de l’Athabaskan le 29 avril 1944.

Ce blogue lui rend hommage même s’il avait pu raconter cette anecdote du naufrage à la blague.

Mais je ne crois pas qu’il l’ait fait. Il n’était pas homme à trahir ses frères d’armes.

Revoici d’autres photos envoyées par un lecteur de Souvenirs de guerre.

C’est Ti-Mick, le même qui m’a envoyé les précédentes.

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Ti-Mick veut rester anonyme.

No problem…

Assez difficile pour moi de le rester sur ce blogue par contre.

Salut Pierre.

Content que tu aies enfin reçu les photos…

Pas simple pour moi, succession d’imprévus dont je te parlerai quand on se verra, dont un ordi portable qui décide de faire des caprices, mais bon, allons-y !

Alors donc, tu trouveras ci-dessous quelques autres photos qui elles, s’adresseront je crois à ceux qui s’intéressent aux avions.

Les premières photos portent sur la reconstitution d’un planeur Waco par un groupe de jeunes qui ont à coeur de rendre hommage aux aviateurs et parachutistes alliés qui ont donné le meilleur de leurs qualités d’intervention pour libérer l’Europe de la tyrannie nazie.

Une des particularités de ce groupe est qu’il est constitué d’ouvriers de plusieurs champs de compétences. Ce sont des gens qui sans être très instruits, ont la détermination de réussir des projets qui apparaissent impossibles à la plupart des êtres "normalement constitués"… Comme si, par un curieux et secret mécanisme de l’Histoire, se prolongeait un peu en eux de ce qui habitait nos Anciens qui, encore jeunes, ont fait leur part outre-mer.

Mais une autre des particularités de ceux-ci est qu’aucun d’eux n’est Normand et que de leur Charentes-Maritimes natales, aucun de leurs propres parents n’ont connu le débarquement et les combats de la Libération. Étonnant, n’est-ce pas ?
Et finalement, dernier particularisme, leur financement, outre que de venir de leurs propres deniers, ne sort des poches que de ces petites gens qui les entourent au quotidien : parenté, voisins, témoins sympathiques de leurs efforts, etc. Cela, sans parler des difficultés rencontrées au quotidien pour se mobiliser le soir, les fins de semaine et les jours de congé…

Ces photos ont été prises dans un champ d’une commune de Normandie qui s’appelle Saint-Côme-du-Mont. Le planeur a été reconstitué à l’identique des dimensions et des éléments entièrement extérieurs avec des pièces et du matériel de récupération. L’intérieur est à l’identique pour le cockpit, bien que ses appareils de navigation soient factices et que son espace de transport soit non-terminé (malgré ses dimensions à l’identique, il est fait de toile plutôt que de contre-plaqué).

Sache aussi que j’en ai profité pour parler aux membres de cette association de l’escadrille Alouette…

Les autres photos sont celles d’un bombardier bimoteur qui a participé à la campagne de Normandie. Il s’agit d’un Marauder Martin B-26. Il fut construit en 5000 exemplaires, 6 ou 7 hommes constituaient son équipage, était armé de 11 mitrailleuses de défense et était équipé de moteur Pratt & Wthitney R-2208-43.

Cet appareil se trouve au Musée de La Magdeleine, commune du littoral normand ayant connue le Débarquement du 6 juin 44.
Bien entendu, tout comme le planeur Waco, il présente la peinture en trois bandes blanches qui ornait tous les appareils aériens du Jour-J et qui leur permettait de ne pas être pris pour cibles par la chasse aérienne alliée. Celle-ci ayant reçu l’ordre ultime d’abattre sans aucune hésitation, tout appareil volant qui n’arborait pas ce signe distinctif.

Voilà, j’espère le tout aider à satisfaire l’intérêt particulier des amateurs…

Pour terminer, je pense que comme pseudo, tu pourrais utiliser à mon endroit celui de Ti-Mick. C’était le surnom de mon père… Je pense qu’il me donnerait sa bénédiction là-dessus.

À demain.

Un jour Ti-Mick parlera de son père sur Souvenirs de guerre.

Il était à Dieppe en 1942 si je me souviens bien.

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