Marcel Bergeron, un héros méconnu de Bromptonville…

Non, Marcel Bergeron n’est ni pilote ni un héros de la Deuxième Guerre mondiale.

Marcel demeure à Bromptonville et a très bien connu Eugène Gagnon.

Il tenait avant toute chose qu’on garde sa mémoire.

Marcel m’a téléphoné vendredi soir.

Ça tombait bien le Canadien se faisait battre 3 à 0 par les Flyers de Philadelphie.

Nous avons jasé plus d’une heure ensemble beaucoup plus intéressant que d’écouter les commentateurs de RDS pendant trois périodes…

Toujours est-il que Marcel m’a raconté plus d’une anecdote, dont celle de la soeur d’Eugène qui regrettait d’avoir jeté les médailles et tous les autres documents de son frère.

Elle n’en connaissait pas leur valeur, ni la valeur marchande ni la valeur patrimoniale…

Marcel m’a aussi parlé d’un soldat de Bromptonville.

Cette histoire est complètement invraisemblable.

Attendez que je vous la raconte la prochaine fois.

La prochaine fois ?

Oui, car j’ai plein de choses à vous dire sur les frères Rousseau.

Justement Marcel connaissait deux frères Rousseau de Bromptonville, des soldats du 22e Régiment, mais ce ne sont pas de ces frères-là dont je vais vous parler demain.

Ce sont les frères Philippe et Maurice Rousseau, deux parachutistes du 1er bataillon canadiens de parachutistes.

Ces deux frères sont peu connus, je dirais même inconnus.

Pourtant leur histoire mérite d’être connue et leur mémoire honorée…

On se voit donc demain.

Ah oui ! J’oubliais de vous dire ça.

Marcel a l’insigne des ailes d’Eugène. Il avait aussi un bouton de sa veste d’aviateur dans lequel se trouvait une boussole. Marcel a aussi un morceau de tissu de la veste qu’Eugène portait quand celui-ci est mort dans l’accident d’avion du 21 octobre 1947.

Ce sont les souvenirs les plus précieux que Marcel possède de son héros de jeunesse.


Eugène Gagnon DFC

C’est important les héros dans la vie.

Parlez-en aux petits garçons qui écoutent le hockey à RDS.

Marcel est aussi, dans un sens, un héros, car il garde la mémoire de ceux que nous avons laissé dans l’ombre.

Un petit fait intéressant pour terminer.

Je ne pouvais résister à tentation d’assouvir ma passion pour la généalogie et j’ai demandé à Marcel s’il voulait connaître ses ancêtres.

Il était un peu gêné au départ, car il pensait que cela allait lui coûter quelque chose.

J’ai dit à Marcel qu’on a plus de plaisir à donner qu’à recevoir…

Je lui ai donc appris que son ancêtre Pierre Bergeron était le fils d’un… berger qui gardait les moutons.

Voici ce que j’ai trouvé sur Internet.

Quand les patronymes se sont formés, celui désigné de faire paître les agneaux, les brebis et les moutons, le nom de Berger lui est donné. Les plus jeunes ont reçu le patronyme de Bergeron, c’est-à-dire, petit berger.

Les premiers Bergeron à franchir l’Atlantique sont Pierre et son fils André, vers 1665. Au recensement de 1666, ils vivent dans la haute ville de Québec, chez le colon et marchand Eustache Lambert.

Pierre Bergeron s’est marié vers 1641, à St-Saturnin des Bois, du canton Rochefort de La Rochelle, anciennement en Aunis, aujourd’hui dans le département de la Charente-Maritime. Sa femme, Catherine Marchand n’est pas venue en Nouvelle-France, sûrement décédée en 1665, ou avant. Pierre dit avoir 60 ans au recensement de 1666 et l’année suivante 78 ans, il est décédé avant celui de 1681.

André Bergeron, le fils est né et baptisé le 2 février 1642, à St-Saturnin des Bois. Il avait un jumeau nommé Étienne. André n’est pas scolarisé et ne sait pas signer. Il est arrivé comme engagé domestique. En 1670, il décide de se lancer dans l’exploitation de la ferme de Marie Laurence, épouse d’Eustache Lambert, située à un endroit appelé aujourd’hui Saint-Romuald. Puis, en 1672, il obtient une autre concession, cette fois dans la seigneurie de Lauzon, aujourd’hui Saint-Nicolas.

Le dimanche 9 juillet 1673, à St-Nicolas, André Bergeron épouse une jeune voisine, Marguerite Demers, née le 21 octobre 1659, à Notre-Dame de Montréal. Elle est la fille de l’ancêtre Jean Demers, originaire de St-Jacques à Dieppe, en Normandie et de Jeanne Voidy de Saint-Germain-du-Val, en Anjou.

Au recensement de 1681, André Bergeron et Marguerite Demers vivent près de la rivière Chaudière, à St-Nicolas. Ils possèdent 6 arpents de terre en culture, deux vaches et un fusil.

Source : http://pages.infinit.net/citation/

C’est quand même fort…

Maintenant, Marcel, le descendant d’un petit berger, garde précieusement la mémoire d’un de ces oubliés de la Deuxième Guerre mondiale.

J’ai aussi trouvé qu’il était relié à son héros de jeunesse par alliance en 55 étapes. Quant à moi je suis relié à Eugène Gagnon en 30 étapes.


On se revoit demain pour l’histoire des frères Rousseau de Montmagny.

J’ai tant de choses à vous dire.

Si vous pensez que l’histoire d’Eugène Gagnon DFC était fascinante et triste, celle des frères Rousseau l’est encore plus.

Note :

J’ai écrit cet article samedi dernier pendant que le Canadien se faisait planter 6 à 2 par Philadelphie, juste avant la pause des Jeux olympiques.

Ces bras meurtris vous tendent le flambeau.

About these ads

Une réflexion sur “Marcel Bergeron, un héros méconnu de Bromptonville…

  1. Pingback: Qui est-elle? Prise 3 | Nos ancêtres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s